Que dire, après deux jours que nous sommes partis de France ?
La journée de mardi fut principalement consacrée au voyage, alors que la paroisse de Nadota priait pour que notre vol se passe sans encombres. Nous atterrissons à Cotonou dans une moiteur assez étouffante, et sommes rapidement pris en charge et emmenés à l’hôtellerie diocésaine.

la centre diocésain a un message à nous faire passer !

La ville de Cotonou est très étendue, elle rassemble tous les ministères béninois aux noms aussi variés que « ministère du cadre de vie et du développement durable » ou bien « ministère de la culture, de l’alphabétisation et de la promotion des langues régionales » ; tout un programme ! En effet, bien que le français soit la langue administrative du pays, une multitude de dialectes locaux coexistent ; à Bohicon où nous allons passer deux semaines, on apprend le « Fon » chez soi et le français à l’école.

Après une nuit réconfortante sous des ventilateurs à pleine puissance, nous allons faire un tour à Bohicon : des rues animées avec deux fois plus de motos-taxi que de voitures, des trottoirs en terre battue et une multitude de vendeurs de produits variés, des téléphones dernier cri aux fruits tous plus appétissants les uns que les autres. Et bien sûr, la plage, peu animée malgré la présence du port autonome.

Après un déjeuner où le poulet s’accompagne de banane planteur (« kwé-kwé » en langue locale), nous filons vers le nord pour nous rendre dans la ville de Bohicon.

La bière locale, nommée « Béninoise »… en bouteille, pas en boubou !

Le long de la route, les boutiques aux noms tels « Dieu tout puissant coiffure » et les paroisses se succèdent, témoins d’une foi très vivante dans ce pays.
Enfin, nous voilà à Bohicon, ancienne capitale d’un des trois royaumes qui composaient autrefois le Bénin. Nous nous rendons à la paroisse de la Sainte Trinité où nous attend un accueil des plus mémorables !

Le père Romuald nous avait prévenu que nous étions attendus, mais nous n’imaginions pas une telle ambiance : des enfants en costume bleu entament une danse endiablée au son de diverses percussions, des plus jeunes chantent « 3J, jeux, joie, Jésus dans mon cœur ».

danse typique de la région

Entrés dans l’église, nous nous asseyons dans le chœur pour écouter une chanson (en fon) composée en notre honneur, toujours avec des danses très rythmées. Enfin, le père Romuald nous emmène bénir le chantier de construction sur lequel nous allons passer nos matinées des 12 prochains jours.
Après un pot de bienvenue, nous faisons connaissance des jeunes qui gèrent l’animation des enfants, que nous assisterons tout l’après-midi.

Le cadre est posé, nous commençons demain par une animation « adoration »… à suivre !