Aujourd’hui, nous sommes Mardi. Et, comme tous les mardis depuis que nous sommes ici (c’est le premier), nous allons au musée. Au programme : peuplement de la région de Balti, histoire de la Moldavie, exposition sur les vêtements traditionnels et outils d’agriculture et de tissage moldaves.

(Photo: Il y en a une qui n’écoute pas !)

(Photo: Alex et Quentin dans la salle des vêtements traditionnels )

(Photo: Drapeau de la Moldavie, différent du drapeau roumain de par l’aigle au blason au centre )

(Photo de groupe devant le drapeau de la Moldavie)

(Photo de groupe devant le drapeau de Balti)

 

(Photo: Armes)

(Photo: Isaure et Manon)

(Photo: Elena devant la pancarte correspondant à la ville de Vitebsk (Biélorussie) où elle habite, ville jumelée avec Balti)

 

(Photo: Confrontation)

Niveau culture, il y a des choses à apprendre. Par exemple, la Moldavie n’est pas homogène ethniquement, comme la plupart des pays de l’ex-URSS, d’où la coexistence au sein d’un même territoire de plusieurs langues. Impensable, en France (parce que bon, les langues régionales, c’est bien joli, mais là c’est du sérieux ! On parle de la vie quotidienne, pas de TéléOccitan.)

En Moldavie, Russe et Roumain coexistent, de par l’héritage d’une histoire commune tout à la fois avec la Roumanie et avec la Russie. Historiquement, les Moldaves peuplaient les campagnes tandis que les Russes (présents sur tout le territoire de l’ex-URSS) étaient plus présents dans les villes. Cependant, l’exode rurale a brassé ces populations. Aussi, si tous les Moldaves ne parlent pas le Russe, ils sont une majorité à le comprendre : l’ordinaire de la messe (qu’elle soit catholique ou orthodoxe) se fait en Russe, c’est aussi cette langue qui est favorisée au centre Caritas, où tous ne parlent pas Roumain.

Cette situation nous pose un problème plutôt incongru : quand nous arrivons à saisir un mot quelconque, on n’est jamais sûr de la langue à laquelle il appartient. Avec l’entrainement, nous arrivons à peu près à les distinguer  à l’oreille. A l’écrit, c’est plus facile : si on arrive à lire l’alphabet utilisé, c’est du Roumain, si c’est écrit en cyrillique, bah c’est du Russe ! (Quand ils ne s’amusent pas à écrire le Russe en langue latine…). C’est impressionnant de les voir passer d’une langue à l’autre sans effort, ou de nous apprendre un mot sous les deux versions à la fois sans hésitation, comme s’il s’agissait de synonymes. Nous avons par exemple appris que « cure-dents » se dit « Zoubotchiska » en Russe et « Scobitoare » en Roumain.

L’après-midi, nous reprenons les travaux de réfection du terrain de foot : cette fois-ci, ce sont les bancs, déjà poncés, que l’on verni. On poursuit aussi la peinture des piquets et des cages.

(Photos: Vernissage)

(Photo: Peinturluration)

Le soir, le démon du jeu (de cartes, en l’occurrence, du Président) nous tient jusqu’à tard le soir, mais le cri de Morphée se fait suffisamment fort pour que nous finissions par y renoncer, et nous regagnons nos pénates.