Pour mercredi, les pères Jatek (le Suisse-Allemand) et Vassile ont préparé une surprise à Amaury et Manon : nous sommes la Sainte Anne, et pour les catholiques de Moldavie, c’est la fête. Des prêtres de tout le pays se retrouvent à Ungheni pour une messe commune, et nous avons été conviés pour l’animation. On nous demande une fois encore de chanter le psaume en Français. C’est aussi l’occasion de découvrir les lieux où nous allons passer la deuxième partie de notre mission.

Nous y allons ensemble en voiture. Comme pour le trajet reliant Chisinau et Balti, le voyage est plein d’enseignements, sauf que cette fois-ci, nous avons les commentaires des prêtres pour nous expliquer ce que nous avons sous les yeux.

La route est en bien meilleur état, mais le paysage reste sensiblement semblable. Nous croisons un immeuble en construction qui a été abandonné avant son achèvement (passé sans transition de l’état de construction à celui de ruine), un lac asséché, 3 usines abandonnées. Nous voyons même un ancien kolkhoze !

L’église d’Ungheni et le presbytère ne sont qu’un seul bâtiment. Neuf. Nous sommes accueillis par des scouts de France qui font leur expériment à Ungheni. Ils sont censés partir quand nous arrivons. Nous visitons avec eux le lieu et nous prenons la température : logement, courses, activités, etc. (mais nous gardons la description pour plus tard, sinon il n’y aura pas de suspens !).

La paroisse n’est pas bien grande, mais les fidèles sont venus en nombre (c’est-à-dire une petite trentaine) pour la Sainte-Anne. 4 prêtres concélèbrent avec le curé de Chisinau, qui préside la célébration (soit un total de 5). Scène banale en France, mais il faut se dire que cela représente près du tiers du clergé du pays !

Repas convivial avec tout le monde, puis retour à Balti. Sur le trajet, on parle avec les pères. On leur demande s’il y a des séminaristes en Moldavie. Aucun. On leur dit qu’on va prier pour les vocations. Réponse du père Jatek : Jamais ! Il faut prier pour les familles, pas pour les vocations. S’il y a des familles, il y aura des prêtres. Nous ne sommes pas habitués à ce discours.

Le reste de la journée (ainsi que la mâtinée pour ceux qui sont restés à Balti) est calqué sur celles qui ont précédé, et suivant un schéma qui s’est affiné au fil des jours pour parvenir à un certain aboutissement, et dont voici la trame : le matin, activité, souvent culturelle, avec les lycéens, retour au centre avant 13h30, repas de 13h30 à 14h avec les enfants, puis animation ou travaux manuels pendant l’après-midi jusqu’à 17h ou 18h jusqu’à la fermeture, puis temps fraternel, soit entre nous, soit de nouveau avec les lycéens moldaves.

(Photo: matin footing autour du lac de Balti)

(Photo: Quentin avec Masha, au centre Caritas)

(Photo: Préparation du repas)

(Photo: Mission remplissage d’eau)