15 juillet : quelques remarques pédagogiques aux couleurs de la Palestine

Dans exactement quatre mois, la Palestine célébrera sa fête nationale. Mais le 15 novembre n’est pas aussi connu que notre 14 juillet puisque ce pays arabe n’est pas (encore) reconnu officiellement par la communauté internationale.

Pendant que les enfants et les jeunes adolescents de l’école melkite vont en ateliers de théâtre, d’arts plastiques, de musique, de danse et de lecture-écriture, les jeunes de 16 à 17 ans poursuivent leurs missions de journalisme. Aujourd’hui, Walid et Houssam ont terminé un montage vidéo qui sera projeté lundi midi devant tout le monde. Il s’agit d’un diaporama des photos du camp qui défilent avec une bande son un peu particulière, à savoir les interviews de Bénédicte et de Pénélope enregistrées par Zaina et Fares, suivies de la chanson « Sur ma route » de Black M. Sept minutes de vidéo montées en deux jours complets. En effet, l’équipement informatique de l’établissement étant assez rudimentaire, l’ordinateur a beaucoup ramé et nous avons dû patienter de manière ludique.

Entre autres, nous avons visionné quelques vidéos en français sur Youtube, Amaury a fait répéter aux deux jeunes « Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, oui, archi-sèches » et « Si mon tonton tond ton tonton, ton tonton sera tondu ». Le plus dur a été de nous prêter au même type d’exercices que nos apprenants nous proposaient en arabe. Petit moment de détente pendant la longue sauvegarde du document : j’ai appris aux élèves quelques gros mots en français, pour leur plus grand bonheur… Eh oui, nul ne peut dire qu’il parle bien une langue s’il n’en maîtrise tous les registres !

Pendant ce temps, les filles ont planché sur des sujets plus sérieux. Elles préparent un diaporama en français sur la Palestine, afin de mieux faire connaître leur pays aux francophones. Zaina, Tala, Saba, Mighal et Malak sont accompagnées par Lisa, une institutrice française envoyée par la DCC dans l’école melkite pour y enseigner notre belle langue pendant deux ans.

Comme nous en parlions avec Amaury hier, le rapport aux élèves n’est pas du tout le même qu’en France. Par exemple, ils nous tutoient (le vouvoiement n’existe pas en arabe) et les garçons viennent nous serrer la main, voire nous font des tchecks. De plus, nombre d’entre eux nous ont déjà invités sur Facebook, des invitations que la plupart des enseignants français déclineraient dans le cadre de leur travail.

Ce matin, Tammer, un élève moteur du groupe 4 apprécié de toute l’équipe nous a même offert à chacun un bracelet en cuir aux couleurs du drapeau palestinien.

Suite au déjeuner et à une longue sieste (trois heures d’affilée pour les plus vaillants d’entre nous), nous nous sommes joyeusement entretués lors de trois parties de loup-garou. Et demain, à l’occasion du repos dominical, nous déjeunerons et passerons l’après-midi dans les familles des jeunes. Haza latif djiddan… Naltaqi ghadan ‼! (Bi-l-firansiyya : « C’est très gentil… A demain ! »)

(Article rédigé par Pierre)

La journée de samedi a commencé tôt pour les plus motivés. En effet, Claire, Gabriel et Pierre sont partis faire un footing entre 5h30 et 7h du matin dans Ramallah. Nous avons voulu nous aventurer dans la cuvette qui se trouve au milieu de la ville et nous sommes retrouvé encerclés de murets de pierre, donc c’est devenu un footing-escalade… Youpi tralala !

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  1. michaud

    du dynamisme à en revendre. Les activités s’enchainent et l’on aimerait bien redevenir élève si l’on avait des profs comme vous.

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