17 juillet : nous voilà arrivés en Inde !

शुभ संध्या ! Chubha sandhya ! Bonsoir !

           Fatigués par notre courte nuit d’avion, rétrécie par le décalage, nous sommes malgré tout heureux de poser enfin le pied en Inde. A peine la porte de l’avion s’ouvre, une chaleur moite étouffante s’empare de nous. Il nous faudra nous y accommoder ! Le choc culturel commence dès la sortie de l’aéroport. Accueillis chaleureusement par le père Arun Saldanha après la douane et les bagages (que nous avons tous récupérés, yes !), nous nous faufilons entre les voitures, bus et tuk-tuks dans un tohu-bohu de klaxons sur le parking. Quel choc ! En Inde, le klaxon est aussi essentiel que le frein dans la conduite : ici, pas de code de la route, car c’est la loi de la jungle qui règne à pied comme en véhicule ! Seuls les vaches et les singes que nous croiserons tout au long du chemin, protégés des dérangements par les croyances hindoues, semblent connaître la tranquillité dans cette étrange mêlée. Le couvercle de nuages que nous découvrons ne nous quittera pas. C’est la saison des pluies : il faut s’habituer à cette humidité ravivée tous les jours par de nombreuses averses. Nous attendons notre minibus sous une averse aussi intense que brève.

N’est-il pas beau notre bus ?

          C’est parti pour un deuxième voyage ! Enfin en Inde, nous sommes heureux de découvrir ce pays si différent. La ville de Delhi est si dense qu’il nous faudra bien deux heures pour en sortir… Voitures et bus à contresens, routes à cinq voies sans marquage, piétons, tuk-tuks et scooters dans tous les sens (particulièrement à l’envers) rendent notre avancée difficile. D’ailleurs en Inde, on roule à gauche mais on peut aller à droite à contresens. Tant bien que mal, nous sortons enfin de l’enceinte urbaine, dont la sortie nous est indiquée par une montagne de déchets qui sert de décharge à la métropole de vingt-cinq millions d’habitants. Nous ne sommes pas pour autant dans la campagne. Partout, les rizières côtoient les échoppes et les gratte-ciels, dont la construction est rarement achevée. Tout au long de la route, des badauds marchent, traversent, vendent des pop-corns ou scrutent nos visages, interloqués de voir des Européens venir jusque chez eux. A l’intérieur du bus, notre joie est rythmée par le son des klaxons. Entre les jeux de cartes et les discussions, notre excitation demeure malgré la fatigue et le choc climatique. Plusieurs succomberont d’ailleurs à l’appel de la sieste.

Bonne ambiance et passionnante partie de cartes pour les garçons qui étaient assis devant !

                A trois heures de l’après-midi (11h30 à Paris), l’appel du déjeuner commence à se faire sentir. Nous sommes accueillis comme des maharadjahs dans un restaurant végétarien tenu par des amis du père Arun. Les délicieux « masala dosas », des galettes assorties de pommes de terre et de diverses sauces, nous ravissent pour tout l’après-midi, tandis que les uns et les autres s’essayent avec plus ou moins de succès aux sauces épicées !

La dream team au restaurant !

 

 

On peut aussi dire que les repas sont toujours très copieux ! Ici, un simple dosa et trois sauces (on pourrait presque  appeler ça l’apéro) 

 

 

            Nous voilà enfin parés pour repartir, l’estomac bien bien plein… et quelques mots d’hindi appris. Happés par le sommeil dans le bus, nous nous réveillons quelques heures plus tard, enfin arrivés à Bareilly.

                L’évêque nous a réservé un chaleureux accueil dans son évêché. Thé et gâteaux nous attendent déjà pour nous aider à faire connaissance avec notre hôte. Cet intermède nourrissant ne nous empêche pas de dîner très largement à peine une heure et demie plus tard… Au dessert, notons les mangues du jardin, un vrai régal !! Nous nous préparons maintenant pour les classes de demain. Ravis par l’accueil qui nous a été fait, il nous faut nous coucher pour attaquer en forme à sept heures et quart !

 

 

     Les fameuses mangues !

 

 

 

Et nous à la super table dans la salle de repas mise à notre disposition dans l’école

Un petit fun fact pour finir : en Inde les portes des bus sont ouvertes et on saute dedans en marche pour les prendre !

Bonne nuit ! Chubha ratri ! शुभरात्री !

Cyprienpour l’équipe Inde 2019

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  1. Jean Claude &Anne Marie .

    Merci pour ces bonnes nouvelles . Tout semble bien commencer pour un séjour
    plein de belles promesses , pour chacun .

    A bientôt pour d’autres infos

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