Pour Anatole, Amélie et Marguerite direction Ranaym, chez sœur Nawal. En arrivant, Anatole a la mauvaise surprise d’apprendre qu’il doit faire demi-tour : en effet, dans ce quartier musulman, il est mal vu pour les hommes et les femmes de cohabiter dans le même appartement ! 

Après son départ, nous avons vécu en communauté avec la sœur. Nous avons ainsi découvert les spécialités égyptiennes telles que le riz aux vermicelles et le thé Helba. La chaleur étouffante (47 degrés !) ne nous a pas empêchées de nous livrer à différentes activités comme la réunion des femmes, les visites aux familles pauvres et les jeux avec les personnes handicapées du groupe Foi et Lumière. Nous leur avons appris des jeux français et les avons suivis dans les jeux qu’ils ont l’habitude de faire.

Lors de nos visites, nous avons eu l’occasion de rencontrer une famille en deuil et de découvrir les rituels très particuliers des condoléances dans les villages. La nouvelle du décès se répand très rapidement chez les habitants qui se rendent un par un chez la famille endeuillée.

Sœur Nawal nous a permis de visiter un monastère orthodoxe perché dans la montagne, célèbre pour ses fresques du IVème siècle. Nous avons assisté à la prière du matin, dont le rituel impose retirer ses chaussures pour pénétrer dans le lieu Saint. Avant de partir pour une nouvelle destination, nous avons déambulé dans le souk aux multiples couleurs, garni de mangues, de pain pita et de viandes en tous genres, pendues à leurs crochets. Nous avons également eu la joie de « rider un houmar ».

Trois jours plus tard, nous retrouvons notre compère Anatole pour de nouvelles aventures, chez la seconde sœur Nawal, à Buet ! Elle nous invite à une table ronde pour retrouver nos jeunes frères coptes, échanger et découvrir leurs jeux locaux. Les nuits chaudes rythmées par le dynamisme du muezzin, qui chante chaque nuit entre 2h et 5h, n’ont pas entamé notre enthousiasme. Celui de la sœur était d’ailleurs communicatif : entre jus de mangues et discussions sur la situation politique en Égypte, elle nous a permis de mieux comprendre l’esprit du pays.

Nous repartons à Assiout, comblés de ses expériences enrichissantes et heureux de retrouver ce qui est devenu notre « chez-nous ».