Mois : juillet 2017 (Page 2 sur 6)

25 Juillet: Nouveau début de mission à Abu Gosh

Première journée chez les Bénédictins à Abu Gosh … Pour dire vrai, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. Mais dès 8H30 nous avons eu le programme : ce sera travaux en extérieur pour toute l’équipe afin de creuser une tranchée et combler une allée de graviers dans leur grand jardin. Toute l’équipe s’y est mis avec entrain, bonne volonté et bonne humeur mais le soleil brûlant de la matinée a été sans pitié. Les journées sont rythmées par les offices et pour ceux qui le désirent une messe est donnée à 11H30 ce qui marque la fin de notre matinée de dur labeur (ne vous inquiétez pas … nous sommes encore entier !).

Pénélope en plein travaux

Marie, Claire et Pénélope

Gabriel, Amaury et Augustin M

La deuxième partie de la journée a été consacrée au ménage : crypte, église et magasin du monastère. Nous devons avouer que des cours de serpillères ont été donnés à certains d’entre nous … non on ne marche pas sur le sol alors qu’il est mouillé ! Pour accompagner le travail, Augustin M et Gabriel ont testé l’acoustique de l’église en chantant et même les sœurs ont été surprises par leur talent 😊

 Les Heures encadrent la journée … il est 18h et ce sont les Vêpres qui sont données. J’y assiste afin d’écouter les psaumes résonner dans l’église et dans nos cœurs, les chants des frères et sœurs rendent cette prière douce, apaisante et ressourçante.

 

La surprise de cette première journée c’est que nous avons pu échanger avec les séminaristes de Paris (rencontrés à Jérusalem) et nous étions invités à l’Adoration. Puis, c’est sur notre terrasse qu’on a partagé avec trois d’entre eux un verre pour clore notre journée.

La nuit tombe et par bonheur les étoiles scintillent dans le ciel et nous admirons aussi les palmiers du jardin qui même dans l’obscurité saisissent la vue par leur splendeur …

Article rédigé par Lisa

 

24 juillet: Au revoir Jérusalem

Pénélope prépare notre journée en lisant le guide

Aujourd’hui, c’est notre dernier jour à Jérusalem. Comme tous les matins, la ville a retrouvé son calme, un vrai contraste après la violence des soirées. Nous en profitons pour faire le tour de tous les lieux que nous n’avons pas eu le temps de visiter, à commencer par la célébrissime Esplanade des Mosquées. Après avoir passé les contrôles nécessaires, nous débouchons sur une vaste étendue d’anciennes pierres et d’arbres, emplie d’un calme étonnant compte tenue des foudres qui se déchainent pour l’accès et le contrôle de ce lieu. Quelques touristes esseulés flânent dans ce lieu tranquille, abandonné des Musulmans qui préfèrent prier à l’extérieur en signe de protestation. Au milieu de l’esplanade, l’imposant Dôme du Rocher se fait le théâtre d’un shooting photo improvisé, comme vous pouvez le constater (merci Claire).

Pénélope et Augustin V

Alixe et Marie

Marie

Amaury, Augustin V et Pierre

Après une balade le long des remparts, nous décidons de nous séparer pour que chacun de nous quitte Jérusalem sans regrets. Etant les dernières membres du groupe à ne pas s’être rendues dans ces lieux, les courageuses Claire et Marie se rendent sous une chaleur écrasante au Cénacle, au tombeau de David et à Saint Pierre en Gallicante.

Vue sur Jérusalem de Saint Pierre en Gallicante

Le reste du groupe reste dans la « fraîcheur » de la ville pour visiter l’Eglise Sainte Anne, lieu de naissance de la vierge Marie et finir la matinée en flânant dans les Souks de la ville. Les plus pieuses d’entre nous finiront « comme par hasard » leur trajet devant le Saint Sépulcre. Tout le groupe se retrouve exceptionnellement à l’heure pour le déjeuner. Et pour cause, grâce aux bons plans de notre Béné préférée, nous nous régalons de quatre gigantesques pizzas arrosées de sodas locaux : Sprite et Coca. Grâce à une ouverture malencontreuse de la bouteille, Sophie sera accidentellement plus arrosée que le reste de l’équipe. Mais bon, ça sèche vite ici.

L’après-midi passe à la vitesse de l’éclair : après un dernier recueillement au Saint Sépulcre, toute la team prend la direction de la maison Abraham. Une dernière douche, une dernière photo de groupe et hop ! Nous voilà partis pour Abou Gosh. Big Up à Augustin pour le taxi au vitre teintés, dans lequel nous nous endormons un à un après quatre jours tout aussi excitants qu’épuisants à Jérusalem. Le contraste à notre réveil est saisissant : après la frénésie et les tensions de Jérusalem, nous arrivons tout simplement au paradis : les parterres d’herbe verte (nous n’en avons pas vu depuis deux semaines !), les palmiers, bougainvilliers, et autres arbustes entourant le monastère bénédictin créent une atmosphère paisible et hors du temps, à la bonne odeur de lavande. Nous sommes chaleureusement accueillis par le frère Jean-Michel, et commençons notre séjour au monastère en beauté : par les vêpres. Après 45 minutes de prière monastique plus ou moins intense en fonction des sensibilités de chacun, nous prenons nos quartiers : chez les sœurs pour les filles, et chez les moines pour les garçons. Seules Béné et Sophie sont reléguées dans une maisonnette au fond du jardin, avant de découvrir qu’elles seront les seules heureuses détentrices de la clim’. Les bonnes surprises se succèdent : les chambres sont confortables, une grande terrasse surplombant le village nous est réservée, et surtout les sœurs nous ont préparées le repas le plus délicieux (et équilibré) que nous ayons mangé depuis notre arrivée ! Bref, le bonheur. La beauté et le calme de ce lieu sera seulement troublé par l’appel du Muezzin à la prière, depuis le minaret, à dix mètres de la chambre des garçons. A suivre…

Abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d’Abou Gosh

Article rédigé par Alixe

23 Juillet : Sur les toits de Jérusalem et dans les pas du Christ

Jour de la tant attendue excursion à Bethléem. Augustin chef, dès 6h vêtu d’un simple drap fait le tour des dortoirs pour nous apprendre que la visite est annulée. En effet les checkpoints séparant la Palestine et l’Israël sont difficiles d’accès en raison des manifestations de ces derniers jours. Tous se rendorment à l’exception de Bénédicte et Claire qui décident d’attendre patiemment le petit-déjeuner de 7h pour se rendormir ensuite.

Augustin-chef en mission réveil avec sa toge

En cette journée dominicale, nous partons tous à la messe de l’abbaye Dominicaine. Les plus vaillants d’entre nous partent à pied pour une longue marche longeant les remparts de la maison d’Abraham à la porte de Damas. Lisa, Sophie, Béné, Claire, Pierre et Amaury profitent donc de la vue spectaculaire sur la vieille ville de Jérusalem tandis que le reste de la troupe s’affale dans un bus climatisé. Après la messe pendant laquelle nous avons retrouvé Caroline (responsable des missions AED) et son amie Clémence, nous enchainons déjeuner dans un restaurant et café sur une autre terrasse. Bien qu’en plein quartier musulman et entouré de militaires, cet endroit respire la sérénité (sauf lorsque le muezzin appelle à la prière…).

Austrian café

Augustin V, Marie, Augustin M et Gabriel devant les pâtisseries arabes

 

Ce dimanche spi et reposant se poursuit par le chemin de croix sur la via dolorosa. Parés de la Bible, d’un plan et de prières plein la tête, nous parcourons l’intégralité du chemin que Jesus a fait 2000 ans auparavant, de son arrestation par Pilate jusqu’au Saint Sepulcre. Cette marche dans les ruelles de Jérusalem est l’occasion de reméditer les grands étapes de la Passion du Christ : arrestation, condamnation, flagellation, ses trois chutes, ses rencontres avec sa mère, Sainte Veronique, Simon de Cyrène, et les femmes de Jérusalem.

Malgré la frénésie de la ville que nous traversons, nous parvenons avec une surprenante facilité à entrer dans la prière. Sophie mène le groupe spirituellement, d’abord par des explications et par la lecture des textes, puis par des prières en parfaite adéquation avec les stations que nous visitons.

Nous nous souviendrons de ce moment particulier, si différent de notre excitation habituelle et finalement, central et essentiel, au cœur de notre séjour à Jerusalem.

Béné et Péné en pélé

 

Nous clôturons notre journée par une séance photos (imposée par Caro 😉 ) sur les toits du vieux Jérusalem, spot incroyable déniché par Pénélope. En plus d’une vue spectaculaire sur le Dôme du Rocher, nous pouvons aussi observer de haut l’architecture caractéristique de la ville : à cet endroit, nous distinguons facilement les colonies Israëliennes installées sur les maisons du quartier musulman (véritablement construites au-dessus des maisons existantes) et arborant fièrement leur drapeau bleu et blanc. Nous sommes une fois de plus saisis par les contrastes et tensions qui règnent dans cette ville trois fois sainte.

Alixe, Sophie, et Pénélope en shooting pour les futurs prospectus de l’AED

Béné et Claire… du premier coup!

Le soleil commençant à décliner, nous pressons le pas pour rentrer dans Jérusalem-Est avant le début des protestations, auxquelles nous nous sommes désormais habitués. Exténués par la chaleur et par une nouvelle journée de marche en ville, notre soirée sera simplement ponctuée par la –presque- arrestation des garçons ayant risqué leurs vies pour aller chercher les vivres indispensables à notre survie : falafels, Sprite, Coca-Cola, chips…

Note aux futurs touristes : Pensez à prendre vos passeports pour traverser la rue : l’armée Israëlienne a jugé nécessaire de contrôler les visas des garçons et même d’ouvrir tous les sodas, tous les falafels et tous les sachets de chips… afin de les laisser passer.

Vue de la maison d’Abraham

Article rédigé par Pénélope, Alixe et Claire.

Le regard du pauvre

 

Loin du regard des hommes vaniteux,
Du confort passif et stérile de l’âme fatiguée ;
Loin de la foule agitée et de l’oeil inquiet,
Il veille.

Cherchez bien ce qui se trouve au fond de sa prunelle ;
Vous y verrez un trésor éclatant de simplicité.

Ni voilé, ni fourbe, ni moqueur et ni jaloux,
Il est le reflet d’une vie faite de sacrifices et de peines surmontées.

Il n’a rien et il a tout.
Pauvre parmi les pauvres,
Sa richesse est discrète, sa voix
Lointaine.

« Les belles actions cachées sont les plus estimables »
Dit Pascal.

Sa gloire, il ne la tire pas des hommes mais de
Dieu seulement.

Car Dieu tend la main à ceux qui n’ont rien d’autre que
Lui.

Le regard du pauvre est vrai,
Beau dans son besoin d’amour,
Sincère dans son élan altruiste,
Salvateur par la lumière qu’il projette sur nos visages futilement soucieux.

Le regard du pauvre est riche d’une source qui partout
Étend ses bras et qui, à l’heure fatidique,
Sauvera les hommes qui ont tout et qui n’ont rien.

 

22 juillet: 3e jour à Jérusalem

Après une nuit tranquille à la maison d’Abraham, nous avons démarré la journée d’autant plus tranquillement que l’atmosphère est très tendue et qu’il était plus raisonnable de ne pas sortir.

Seuls quelques-uns d’entre nous sont allés à la messe à 11h à Gesthsémani. Nous n’avons pas tout compris car elle était en italien, mais l’une des sœurs qui nous accompagnait nous a donné des planches sur lesquelles était imprimé l’évangile du lieu en français. Eh oui, il s’agissait bien de l’évangile du lieu et non de l’évangile du jour. Si l’année liturgique détermine normalement quel texte est lu à quel moment dans toutes les églises du monde, donc sur un axe temporel, certains lieux de culte de Terre Sainte proposent une liturgie sur un axe spatial. En effet, on peut célébrer la messe de Noël à n’importe quel moment de l’année dans la basilique de la Nativité à Bethléem. Ainsi, lorsque nous étions à Gesthsémani, l’évangile relatait, comme tous les jours, l’agonie de Jésus au Jardin des Oliviers. À la fin de la messe, nous avons pu toucher le rocher sur lequel Jésus aurait pleuré des larmes de sang. Émouvant !

Après un pique-nique au cours duquel une demi-pita a mystérieusement disparu (est-ce le miracle de la soustraction des pains ?), nous sommes partis visiter quelques lieux saints en trois groupes séparés.

 Bénédicte, Sophie, Alice, Pénélope et moi-même sommes partis visiter Saint-Pierre en Gallicante. Il s’agit d’un église construite à l’emplacement du palais de Caïphe. Selon les évangiles, c’est à cet endroit que débute la passion du Christ. Jésus est jugé par le Sanhédrin, tribunal religieux dirigé par Caïphe, le grand prêtre de cette année-là. Alors que Jésus est accusé de blasphème à l’intérieur, Pierre (pas moi, mais mon cher saint patron) est reconnu par quelques personnes présentes comme l’un des apôtres. Il va donc renier trois fois le Christ avant que le coq ne chante. D’où le nom du lieu : Saint-Pierre en Gallicante (du latin « gallus » : « coq »). Sous l’édifice se trouve une prison de l’époque hërodienne, dans laquelle Jésus aurait été détenu toute la nuit avant d’être livré à Pilate, le gouverneur romain. Inutile de rechercher ce passage de la Passion dans les évangiles : il n’y apparaît pas. Cela vient d’une tradition attestée au IVe siècle.

Vue de Saint Pierre en Gallicante – Pierre, Pénélope, Alixe et Sophie

Vue de Saint PIerre en Gallicante. Pénélope et Alixe

Suite à cette visite, nous avons pris la direction du Cénacle, la pièce où s’est déroulée la Cène.

le Cénacle, lieu de la Cène

Comme cela est relaté dans les évangiles, la salle où Jésus a lavé les pieds de ses disciples puis célébré la première messe de l’histoire de l’humanité se trouve à l’étage d’une maison à l’extérieur de la vieille ville. Nous y avons rencontré trois femmes d’une cinquantaine d’années qui chantaient des chants de l’Emmanuel en français. Les filles ont joint leurs belles voix à cette mélodie pendant que j’écrivais mes impressions sur le lieu (ceux d’entre vous qui me connaissent bien savent que je dois me taire lorsque les autres chantent pour des raisons météorologiques). Être là, dans ce lieu saint, porté par une telle beauté sonore, me donnait une impression d’éternité et je serais bien resté toute une vie assis dans cette pièce.

(Article rédigé par Pierre)

La maison d’Abraham

 

 

 

Après une matinée et un début d’après-midi au calme à la maison d’Abraham, Lisa, Amaury et moi partons pour une découverte du quartier juif. Dans un premier temps nous nous rendons au mur des lamentations où nous restons pour un beau moment de prière. Nous marchons ensuite dans les rues et découvrons la façon dont les juifs fêtent le shabbat et leur vêtement portés à l’occasion.

Les commerces ont beau être fermés, les rues sont très vivantes puisque les enfants jouent devant la synagogue pendant que les parents se retrouvent et discutent. En voulant rentrer chez nous, nous souhaitons repasser par le mur des lamentations pour sortir de la vieille ville. Amaury ayant dans son sac un serre-tête de keffieh acheté la veille et passé inaperçu une heure avant, n’est pas autorisé à accéder au mur des lamentations dont l’entrée nécessite une fouille minutieuse. Nous devons donc passer par un autre chemin qui finalement mène sur d’autres portiques de sécurité. Nous cachons le serre-tête au fond du sac et le passage est finalement possible. Sur le chemin du retour, nous avons la chance d’admirer le coucher de soleil sur le dôme du rocher. (Article rédigé par Claire)

Mur des Lamentations

Quartier juif de Jérusalem

N’hésitez pas à laisser un commentaire, on les lit avec plaisir!

Nouvelles aventures du club des 7 !

Aujourd’hui Dimanche. Nous rencontrons pour la première fois la communauté catholique de Balti au complet pour la messe. La célébration se fait habituellement en Polonais, en Moldave et en Russe (le curé comprend le Moldave mais ne le parle pas). De par notre présence, on y adjoint aussi l’Anglais, le Français et le Latin (l’Anglais pour le sermon, prononcé par le prêtre Suisse-allemand et retraduit en direct en Moldave pour l’assemblée ; le Français pour le psaume, chanté à deux voix par Manon et Amaury ; et le Latin pour le chant de post-communion, avec l’Anima Christi, chanté en polyphonie par toute l’équipe à la demande du père Vassile qui voulait apprendre le chant à la paroisse).

(Photo: Nettoyage de l’église avec un balai de 40cm 100% paille !)

A la sortie, nous retrouvons Rodica, Eléna, Cristina (que vous commencez déjà à connaître si vous suivez assidûment nos aventures) et d’autres de la communauté. Les élèves de Rodica, qui sont pour la plupart orthodoxes, nous rejoignent au compte-goutte. Nous leur avions donné rendez-vous pour 11 heures. Dimanche, jour du seigneur et de repos, sera consacré à la recherche d’un musée (qui finalement se trouve être fermé), à faire les courses, et à jouer en compagnie de nos amis moldaves.

(Photo: Steak ou pas steak ?)

(Photo: Un étal au marché)

Nous avons rendez-vous le lendemain au lycée Eminescu pour une présentation du lycée (qui comporte plusieurs classes bilingues Français/ Moldave), de l’enseignement du Français en Moldavie, des dispositifs éducatifs de Balti et des nouveaux anciens élèves, dont certains partent en France à la rentrée prochaine. Les responsables de l’établissement semblent très contents de nous rencontrer. Nous passons un bon moment à discuter avec les élèves, beaucoup appréhendent leur départ, et nous posent beaucoup de questions. La majorité d’entre eux étant orthodoxes, nous leur demandons d’assister au culte orthodoxe. Ceux que nous avions déjà rencontrés nous avouent avoir lu nos articles sur le blog de l’AED (ils ont trouvé le lien sur notre Facebook !), gros coup de stress pour les rédacteurs ! Mais apparemment, ils ont plutôt accroché. Ils nous avouent que c’est en les lisant qu’ils ont compris comment s’écrivaient nos prénoms !

(Photo: Char d’assaut soviétique, monument aux morts de Balti. Oui je sais, ça n’a aucun rapport avec l’article, mais il est trop beau et je ne savais pas où le mettre !)

Puis nous retournons au centre Caritas pour manger avec les enfants. Au passage, nous aidons les responsables pour le service. Puis, après une démonstration extraordinaire de bâton du diable effectué par le non moins extraordinaire Amaury (je vous laisse deviner qui écrit ces lignes), temps de présentation et de partage. Nous apprenons que le centre Caritas, ouvert pendant l’année après la classe, permet aux jeunes, souvent issus de milieux défavorisés, de faire leur devoir dans un cadre propice au travail personnel, de profiter d’un soutien scolaire efficace et personnalisé, et de manger le soir gratuitement pour soulager financièrement les parents. Après cette parenthèse, go back to work avec la peinture des installations qui avaient été poncées ultérieurement. Tâche inachevée du fait de l’intervention inopinée de la pluie, mais bien avancée tout de même.

(Photo: Pause babyfoot !!)

(Photo: Pause coiffure !!)

Les enfants rentrent chez eux à 17h, mais nous les gardons encore 45min jusqu’au départ des retardataires. Puis, nous rejoignons les élèves du lycée Eminescu qui nous ont invité à un barbecue sur les bords du lac. Le coin est super sympa, la viande est délicieuse. Les Moldaves nous font découvrir chansons et danses locales ; en contrepartie nous les initions aux joies du rock à 4 temps. La journée se termine très bien !

(Photo: Vue du lac de Balti depuis la zone du barbecue) 

(The same)

(Photo: Finale européenne de volley-ball féminin, France vs Moldavie)

(Photo: Manon pousse la chansonnette)

Les choses sérieuses commencent !

Aujourd’hui vendredi, nous faisons, pour ceux d’entre nous qui n’étaient pas allés en Transnistrie, la connaissance des enfants accueillis par le centre Caritas pendant les vacances. Après un moment convivial passé avec Rodica, professeur de Français au lycée « Mihai Eminescu », du nom d’un poète roumain du 19ème siècle, et certains de ses élèves, dont font partie Cristina, Alexander et anciennement Eléna (nous apprenons qu’elle a déménagé il y a quelques années en Biélorussie avec ses parents et qu’elle revient en vacances chez sa grand-mère) ; nous déjeunons avec les petits.

(Photo: Eva et Masha (elles sont soeurs) avec Amaury, en tenue de travail)

L’après-midi est dédié à des travaux d’extérieur. Le centre Caritas dispose d’une arrière-cour pour les enfants, avec parc de jeu et petit terrain de football, mais ceux-ci sont en mauvais état. Armés d’un morceau de papier de verre et d’un masque anti-poussière, les garçons passent leur après-midi à poncer le bois des bancs et les barres de métal du grillage du terrain de foot, dans le but de les peindre ultérieurement. Fait notable : la pause foot au milieu, avec les jeunes du centre. Pendant ce temps, les filles participent à un atelier couture.

(Photo: Le terrain de foot du centre Caritas)

(Photo: Arrière du centre Caritas)

(Photo: Atelier couture)

Comme à l’école des fans, les enfants sont formidables ( petite antisèche pour ceux qui ne comprennent pas la référence : https://www.youtube.com/watch?v=YOU1wNYcHYM ) : Vadim, Masha, Vanessa, etc. nous assistent dans notre tâche et s’offrent spontanément pour participer activement à notre réhydratation. Les travaux manuels se poursuivent le lendemain, avec cette fois le désherbage de la cour, du bout de prairie et du parc de jeux. Matériel à disposition en début d’opération : 1 gant par personne. On nous fournira par la suite une hachette, une paire de cisailles, et même une débroussailleuse à fils !

Après deux heures de chantier, le terrain a complètement changé de visage. Les chardons qui le parsemaient ont disparu, les hautes herbes ont été déblayées, et le bac à sable a été libéré de la colonisation fourragère (aucun rapport avec l’Armée n’est à relever dans cette expression).

(Photo: Terrain non désherbé)

(Photo: Terrain désherbé. Oui, je sais, ce n’est pas le même, mais on n’a pas pensé à faire une photo avant/après, on se rattrape comme on peut…)

Après-midi sieste (on a eu de petites nuits), avant de retrouver à 17h les jeunes du lycée de Rodica à l’église catholique de Balti, avec le père Vassile pour un temps de partage. Au programme : présentation de l’AED, de la mission, temps de questions. Nous en apprenons un peu plus sur la présence de l’Église en Moldavie. Elle trouve ses racines dans les mouvements de population de l’Europe de l’Est, notamment depuis la Pologne ; et dans le missionariat. Elle est extrêmement minoritaire : il y a 1 000 catholiques dans tout le pays, quasi inexistante dans les campagnes, et 17 prêtres (y compris réguliers) sur le tout territoire, dont 3 seulement sont Moldaves. Sur Balti, le curé est polonais, il y a aussi un missionnaire Suisse-Allemand ; seul Vassile, d’origine polonaise, est natif du pays.

(Photo: De gauche à droite: Manon, Cristina, Isaure, Amaury, Armelle, Quentin, Rodica, Alexandre, Camille et Hélie, devant le parvis de l’église catholique de Balti)

Celui-ci est allé pour la première fois aux JMJ cet été à Cracovie, accompagné d’une trentaine de jeunes (ils sont 150 Moldaves à avoir fait le trajet). On lui demande ce qu’il en retient. Réponse : l’espérance. Lorsque l’on est issu d’une minorité écrasante sur un territoire donné, voir et rencontrer des croyants venus du monde entier est un extraordinaire moteur spirituel. Nous sentons que si nous sommes ici, c’est aussi pour ça.

(Photo: Jeu du cowboy, que nous ont appris les jeunes du centre Caritas (Camille a envie de gagner)

Qui sommes-nous? Tempérament, défauts, dossiers… vous saurez tout!

Chers lecteurs et lectrices assidus,

 Projet envisagé dès le début du camp, retardé puis repoussé, il est grand temps de vous présenter notre équipe. Pas de préférence, procédons par ordre décroissant d’âge (et de maturité ?) :

Pierre* : Doyen du groupe, Pierrot le fou, Pierre Lapin, linguiste dégeanté, professeur d’arabe (un cours de 30 minutes à son actif), maître dans la langue de Darwish, il est à l’origine de nombreuses rencontres impromptues et souvent enrichissantes au sein de cette population indigène si accueillante. En revanche il ne parle même pas hébreux alors pour l’Israël il ne sert à rien. Il a besoin de 25 minutes pour prendre une douche, mais que ses parents soient rassurés, il en prend tous les jours. Sa grande passion : l’enseignement d’infâmes vulgarités aux jeunes dont nous avions la charge. Indissociable de ses très stylisées sandalettes, il a su se noyer dans la masse de pèlerins de Jérusalem. Selon ses colocataires : il bouge dans son sommeil. Voilà.

Pierre

 

Amaury* : Momo, Prof d’histoire-géo, l’homme qui s’émerveille de petites choses « c’est quand même incroyable tout ce qui se passe dans la vie », philosophe de l’équipe, cri de ralliement de ses fans palestiniens : « A mo mo a mo ry ! », il peut partir dans un long récit de rêve étrange sans que personne ne lui ai demandé. Second grand-père dans notre belle famille, il était, avec son compère, responsable des grands élèves durant le camp. Sa sérénité est l’un des atouts du groupe. Acquisiteur d’un serre-tête bien au-delà de sa valeur estimée, il est à l’origine de la moitié du chiffre d’affaire du souk de la Cité de David samedi dernier. Impossible pour nous de savoir à quel degré d’humour il se trouve, il n’en est pas moins le vrai rigolo de notre joyeuse bande. Il se considère comme transparent (nous non plus on a pas compris). Tu m’en diras tant.

Amaury

Alixe* : Oui Alixe avec un ‘e’ (Daniel et Caroline vous pouvez nous expliquer ?), mamie Quechua, membre de l’efficace trio financier elle gère Microsoft Excel comme personne. Elle a déjà cassé son téléphone alors que l’on passe à peine la moitié de la mission, malgré cela, ce dernier continue à nous réveiller à 6h50 tous les matins. Elle est à l’origine de la seule chose qui a fait rire la directrice de l’école pendant le spectacle, et ça, c’est pas rien. Errant dans les souks, elle est à la recherche d’un pantalon de type sarouel mais qui fait pas trop clochard … bref elle rentrera en France en jean (Erratum : elle a trouvé son précieux sésame, mais heureusement car elle n’avait pas changé de bas depuis le début, ça se sentait).

Alixe

Bénédicte : Béné, Béné-béné (cf: PNL), Bébé, initialement responsable de l’intendance, elle a écopé de la responsabilité du blog, important travail animé par la satisfaction première du lecteur (oui vous). Indissociable de sa casquette à l’envers et de son sourire, elle constitue un souffle de bonne humeur dans les moments de baisse de régime. Adepte des discussions sous la douche, c’est aussi une grande amie de la bibliothécaire du collège. Elle constituait la moitié du duo d’artistes manuels distributeur de bonheur pour les enfants de Ramallah.

Bénédicte

Marie : tout est positif pour le véritable puit de culture qu’elle est (études de lettres, s’il vous plaît). Seconde artiste plastique, elle était censée s’occuper de la partie vidéo du pôle audiovisuel, pôle rapidement tombé aux oubliettes. Mythomane pathologique, elle n’hésite pas à affirmer son appartenance à l’église orthodoxe si cela peut lui apporter quelques faveurs. Elle entretient d’intenses relations épistolaires avec les jeunes enfants de l’école de Ramallah. Elle est capable de grimper dans un lit superposé sans échelle !

Marie

Lisa : Malgré son attachante discrétion, elle met sans remords en scène des saynètes de théâtre alors qu’elle s’occupe de l’atelier danse (rivalité tendu avec le véritable pôle théâtre). Il peut être 15h30 au milieu de la Palestine, elle sera fraîche et coiffée. Reconnaissable entre mille par son fameux bob aux horizontales rayures blanches et noires. Elle est notre routard à nous, connaissant les cafés les plus reclus de la Sainte ville. Discrétion qui s’efface en un quart de seconde à la minute où retentit de la musique orientale, que le public soit composé d’enfants ou d’une cinquantaine de palestiniens affamés, elle y mettra la même grâce et le même entrain. Elle supporte les jeunes de Ramallah depuis trois ans et était, par cela, un repère indispensable à notre organisation.

Lisa

Sophie* : Bienveillance, bienveillance, bienveillance : tel est son leitmotif. Dévouée, responsable spi, sa présence empêche tout coucher sans prière collective préalable. Emoustillée par tous les lieux par lesquels est passé le Christ, Jesus Christ. Elle dit aimer tout le monde mais on soupçonne qu’elle cache un démon intérieur qui se réveillera probablement à un moment fort inopiné (elle est particulièrement tendue lorsqu’elle a faim). Coiffeuse refoulée, elle est capable de s’endormir n’importe où. Ajoutons simplement qu’elle ne connait la musique que par les louanges, ces mêmes louanges qu’elle s’égosille à chanter dans leur intégralité sous la douche. Amen.

Sophie

Augustin* : dit Augustin-pas-chef, ses cheveux cactus n’ont rien à voir avec le fait qu’il soit un pharmacien hors pair. Zikos extravagant, il aime jouer avec la nourriture et pousse parfois des cris surprenants. Dès le début de notre périple, il a consommé plus de Hummus que son corps ne pouvait en absorber, les problèmes intestinaux qui en ont résultés ne sont pour lui en aucun cas tabous (cela à nos dépends, vous pouvez l’imaginer). Il sait apprécier les narguilés que lui proposent ses hôtes.

Augustin

Gabriel : Saint Gabriel Archange, intellectuel du groupe, il illumine ses camarades des réflexions profondes. Son érudition lui a permis, par un habile pari, d’effacer l’intégralité de ses dettes auprès des crédules Augustin M. et Alixe. Assez fort pour avoir oublié ses affaires séchants sur le toit de Ramallah lors de notre départ pour Jérusalem, il fait lui aussi partie des maladroits ayant endommagé leurs effets personnels (RIP MacBookPro). Cette personne possède un T-shirt sur lequel Jésus fait du surf (et il en est fier). Il accuse un succès phénoménal auprès de la gente féminine de Ramallah. Éternel enfant, il a besoin de quelqu’un pour lui porter ses affaires et lui rappeler de prendre son passeport (Maman Marie est là). Il ne parle pas très fort et il ne sait pas faire deux choses à la fois.

Gabriel

Claire : Boucle d’or (détentrice de 3 litres d’après shampoing), voix d’ange, écolo, la femme parfaite, elle fait même du Krav-maga mais nous n’avons pas encore eu de démo. C’est une véritable reporter sans frontière, l’appareil photo toujours à la main, relié au smartphone ; c’est à elle, chers lecteurs, que vous devez les photos du blog et notamment leur laborieuse sélection. Elle ne boit pas de bière mais ses origines polonaises l’empêchent de refuser toute proposition de vodka, quelle que soit l’heure de la journée. Elle est capable d’envouter une foule d’enfants, ceux-ci en redemanderont « Clai-reux Clai-reux ». Un brin féministe, elle rougit rapidement ; c’est là tout son charme. Est ce que c’est Claire ?

Claire

Pénélope : Première dame, interprète oscarisée d’Astérix tous les matins, il a suffi de lui faire marcher deux kilomètres pour qu’elle se plaigne de douloureuses courbatures. Elle est l’une des roues du tricycle que compose le pôle financier. Elle apprécie dormir et les falafels. Imbattable au Perudo (voir google pour les incultes), son guide touristique lui permet de dénicher les meilleurs adresses de la Cisjordanie. Ses plannings, chaque jour plus travaillés, ont été l’élément indispensable au bon déroulement du camp, de véritables oeuvres d’art.

Pénélope

Chers amis lecteurs, ce fut un plaisir de vous présenter mon équipe, je les laisse à présent à leur plume acérée, je les espère cléments à mon égard.

Votre dévoué serviteur,

Voruz Augustin

*: personnes ayant survécu à la prospère et douloureuse Tourista.

 

A nous donc, de présenter Gus!

Augustin: 20 ans, Grand Chef Suprême (dixit lui-même) a écopé en toute innocence de la lourde charge d’être chef de l’équipe… Les onze récits précédents vous convaincront de l’ampleur de la tâche… Malgré son tempérament plutôt « râleur », Augustin possède les caractéristiques d’un leader né : blagueur, charismatique et dynamique. Il parvient à envoûter, avec les artifices les plus simples, la foule des 100 enfants de l’école melkite dès 9h du matin. Capable d’improviser sur scène pendant 20 minutes avec pour seul texte «shebabao », il est pour les enfants un parfait mélange entre gourou spirituel et animateur de camping. Aussi musicos que son homonyme Augustin-pas-chef, ils forment ensemble le duo de l’été aux tubes inoubliables (« Hoummous hoummous, Falafel Falafel, tu es de loin la plus belle »). Augustin vit aussi à Jérusalem un véritable ascenseur émotionnel : de nuit terrorisé par les moustiques indigènes, il est dès le petit matin ébloui par la beauté sauvage et exotique des militaires israéliennes. Son look éclectique nous surprend chaque matin : pantalon troué, marcel ananas, le tee-shirt de sa sœur (déso Capucine), maillot de foot ou même… simple drap ! Ces quelques mots ne suffisent pas à lui déclarer notre amour et notre admiration pour sa patience, sa diplomatie, sa connerie-attitude, ses goûts de lecture si spéciaux et surtout sa plume sans égal.

Augustin (chef!)

Toute l’équipe

Mardi 18 juillet : Arrivée à Mohana en Inde

Après de nombreuses heures d’avion et une escale à Doha, Capucine, Antoine et Quentin arrivent enfin à Calcutta à 2h du matin puis virée en taxi qui nous donne un premier aperçu nocturne de ce pays qui semble si différent. Dans l’immense gare de Horaw nous devons tous nous retrouver. En effet, Charlotte et Blaise sillonnent déjà le pays depuis deux semaines et Leyre, l’ambassadrice espagnole du groupe, est arrivée la veille.

Passé la difficulté de se retrouver dans la foule, l’équipe AED Mission embarque dans le train pour Brahmapur après une bénédiction de l’archevêque de Calcutta et c’est parti pour 3 semaines d’aventures !
Durant les 10 heures de trajet, nous en profitons pour tester la cuisine locale, échanger avec nos voisins et découvrir les paysages variés des campagnes indiennes.

À notre arrivée, nous retrouvons le père Bimal, le prêtre qui nous accompagnera pendant notre mission. On embarque alors dans des jeeps et on se rend chez l’évêque du diocèse de Berhampur, monseigneur Sarat Chandra Nayak, chez qui nous allons rester deux jours. Après avoir partagé un thé (appelé ici  »chai »), le père Bimal célèbre la messe dominicale pour nous

Nous faisons alors la connaissance des prêtres du diocèse avec qui nous passerons les jours entre parties de cartes, baignade dans l’océan indien, visite du séminaire et nombreux échanges sur nos différences culturelles. Leur joie permanente et leur sens de l’accueil nous marque profondément.
Nous sommes également surpris par la saison des pluies qui porte décidément bien son nom au vu des averses incessantes.

Les volontaires de la mission AED Inde avec les étudiants de l’école de philosophie et du séminaire de Brahmapur

Mardi 18 juillet, réveil très matinal vers 4h30, les sacs faits et c’est reparti en jeep vers le village de Mohana, dans la région de l’Odisha, où nous allons passé 3 semaines de mission. Sur place, nous sommes accueillis par soeur Lima, la responsable de la Saint Peter Covenant School.

L’équipe AED Mission avec soeur Lima, principale de l’école, le père Bimal et le père Martin

Cette école catholique de 400 enfants compte parmi ses élèves 10% d’hindous. Les enfants ont entre 3 et 12 ans et sont répartis dans les classe selon leur tranche d’âge.
Le père Bimal nous présente chacun notre tour et nous sommes accueillis par les applaudissements des enfants. Devant cet enthousiasme et tant de sourires, nous sommes déjà pressés de commencer notre mission auprès d’eux.

Antoine et Blaise avec les enfants de la Saint Peter School

 

C’est une journée certes pluvieuse mais heureuse qui peut commencer !

 

Notre mission à Gublak, 18-23 juillet

Abba Isaiah et ses trois groupies

Nous avons été accueillis dans une communauté de prêtres Comboniens. Cette congrégation a été fondée par un prêtre Italien au XIXe siècle, Daniel Comboni, suite à une mission apostolique au Soudan. Il s’est alors inspiré des Missions Etrangères de Paris pour créer un nouvel ordre missionnaire en Afrique. Aujourd’hui cet ordre s’est répandu sur 4 continents avec une présence dans plus de 30 pays et plus de 1800 prêtres et 1300 religieuses.

La mission dans laquelle nous sommes a été fondée il y a 6 ans à Gublak, petite ville au nord-ouest du pays, à 200km de la frontière Soudanaise. La volonté des prêtres est d’aider avant tout la tribu des Goumouz, habitants de cette région. Suite à des siècles d’oppression par les autres peuples, cette tribu ne s’est pas développée. Elle a aujourd’hui un style de vie très primitif, vivant de la chasse et d’une agriculture simple et logeant dans des cases.

Sortie de messe devant la nouvelle église de Gublak.

Rompant avec ces habitudes, les prêtres de Gublak ont fait construire, grâce notamment à des dons de l’AED, de nombreux édifices : église, école maternelle, hôtellerie, internats pour accueillir dans les meilleures conditions les habitants.

Cette communauté est actuellement composée de 3 prêtres : Le supérieur Abba Isaiah du Kenya, Abba John d’Italie prêtre en Ethiopie depuis plus de 45 ans et Abba Elvis du Pérou. 2 séminaristes Comboniens sont aussi présents pendant l’été.

Grand nettoyage estival

La journée de la communauté commence à 6h30 avec les Laudes puis la messe avec les paroissiens qui le souhaitent. La matinée est consacrée aux travaux communautaires : peinture, réparation, jardinage. Nous avons fait des travaux de peinture et coupé l’herbe et tondu la pelouse à la machette. La végétation est en effet luxuriante lors de la saison des pluies (juin à septembre).

Vers 16h nous partons par groupe dans les différents villages attenants, mais parfois situés à plus d’une heure de voiture, ou même 1h30 de marche quand aucune route n’y mène. Nous commençons alors par parcourir les différentes cases du village pour manifester aux habitants notre présence. Ils sont généralement de retour des champs. Nous entrons dans certaines cases et la mère de famille nous offre alors une boisson, « le borde », faite à base de céréales et d’eau. Cela ressemble à une bière pas encore fermentée en plus épaisse et moins rafraîchissante ! Pour de nombreuses familles, il s’agit du seul repas après une journée passée dans les champs. Pour nous, c’est plutôt une épreuve de la volonté pour terminer le verre, mais heureusement on nous donne un piment pour faire passer le gout.

Devant une maison traditionnelle Goumouz

A 19h, quand la nuit tombe et que l’ensemble du village est rentré, la communauté chrétienne se retrouve dans la chapelle quand il y en a une, au milieu du village si ce n’est pas le cas. Il y a de nombreux bébés et enfants mais aussi quelques adultes. La soirée commence toujours par un temps de louange chantée à plein poumons et accompagnée par un djembé. Puis les prêtres démarrent l’enseignement aidés par des catéchistes issus de ces villages âgés de 12 à 20 ans qui maîtrisent mieux la langue Goumouz. Nous témoignons alors de notre foi, des raisons de notre venue en Ethiopie, de notre vie de prière. Nous essayons de montrer l’universalité de la foi à ces familles qui viennent de la découvrir et de leur expliquer que nous l’avons reçue de nos parents pour qu’eux aussi la transmettent à leur tour. Nous sommes impressionnés par la fidélité de ces enfants (qui ont parfois à peine plus d’un an !) et d’adultes alors qu’ils rentrent d’une dure journée dans les champs. Les femmes notamment sont levées depuis 5h30, sont allées chercher l’eau à la rivière, ont coupé du bois pour le feu, préparé le déjeuner, ont travaillé dans les champs, puis ont encore préparé le dîner et ne se coucheront pas avant minuit. Mais c’est l’engagement que demandent les Comboniens pour obtenir le Baptême : 3 ans d’une fidélité à ces temps d’enseignement hebdomadaires ainsi qu’à la messe. C’est une rude claque pour nous jeunes catholiques qui avons été baptisés bébé. Et nous nous émerveillons des fruits d’une telle mission, puisque plus de 130 personnes ont été baptisées sur la paroisse cette année !

Après 4 merveilleux jours à Gublak, nous rentrons à Addis Abeba. C’était absolument merveilleux et nous remercions chaleureusement nos 3 prêtres qui nous ont accueillis. Nous confions dans nos prières cette communauté très vivante et tous ses projets, en espérant que l’AED continuera à soutenir une mission si belle et fructueuse.

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