Mois : juillet 2019 (Page 1 sur 5)

30 juillet : Ciao Mexico ! L’heure du bilan…

Après trois semaines de mission au Mexique, l’heure du bilan a sonné !

Le retour en France est difficile après tous ces moments de partage, de don de soi, d’accueil de l’autre, et de découverte à l’autre bout du monde. 

Le Mexique restera gravé dans nos mémoires par ses paysages sauvages (montagnes, rochers, cascades), son ambiance, ses habitants, son accueil chaleureux, sa piété et sa Foi (messes, processions, vie de communauté, monastères), sa culture, sa gastronomie, ses grandes villes et ses villages reculés… 

Pendant notre temps dans la mission, nous avons découvert le cœur du pays, le Mexique que l’on ne retrouve pas dans les guides touristiques. Une population indigène importante, coupée du monde, sans réseau téléphonique et internet, vivant au contact de la nature, avec leur propre langue et coutumes. Des franciscains ayant fait vœu d’obéissance et de pauvreté qui se consacrent à cette école de Santa Clara, perdue dans les montagnes, avec certains qui œuvrent pour faire connaître la mission en voyageant, et cherchant des fonds au Mexique et dans le monde. 

Dans les villes que nous avons eu la chance de visiter à la fin de la mission, nous avons découvert de beaux monuments, des quartiers variés et colorés, l’implantation franciscaine au cœur des villes, des rues grouillantes de monde, la joie de vivre mexicaine… 

Au pays des Cristeros, nous avons aussi pu comprendre que l’histoire catholique du Mexique est une histoire chaotique et difficile. Le courage de tous ces frères et religieuses que nous avons rencontrés sur notre chemin n’en est que plus grand ! 

Nous avons promis aux frères de prier pour eux, de faire connaître leur mission, de faire le relais dans nos paroisses. La mission ne s’arrête pas à l’aéroport ! Elle continue et prend une autre forme après le retour. 

Cette mission nous a enfin appris la vie en communauté, avec des personnes que nous ne connaissions pas avant le départ. Cela fut une belle expérience pour nous tous, avec des moments plus difficiles que d’autres, mais surtout beaucoup de rires, une belle cohésion générale et des amitiés pour la suite !

Nous tenons à remercier l’AED qui nous a envoyés en mission, tous les responsables locaux de l’AED au Mexique (Julieta, Dominik, Pablo…) qui ont œuvré au bon déroulement de la mission, tous les frères que nous avons rencontrés (Ramiro, Pablo, Miguel Angel, José Miguel…) et toutes les autres personnes que nous avons croisées sur notre route ! 

Merci de vos prières, priez pour le Mexique et pour Santa Clara ! 

Kevin, Paola, Grégoire, Camille, Marie, Maxence, Henri, Astrée, Anne-Gaëlle et Jean-Baptiste 

La vida en Santa Lucia

L’heure est à la nostalgie et au retour d’expérience !

Comme précisé dans les articles précédents, les garçons ont commencé leur voyage par cinq jours au cœur du petit village de Santa Lucia.

Reçus au sein du presbytère, les garçons ont pu avoir la chance de vivre au rythme des frères franciscains qui les ont accueillis avec la générosité qui les définit.

Partageant ainsi leur temps de prière quotidien, c’est autour de repas concoctés par les habitants du village que les frères Daniel, Miguel-Angel et Joel ont pu témoigner leur expérience de foi, et leur amour pour cette région du pays nichée dans les montagnes.

Par la force des bras et avec un enthousiasme sans faille, la mission a principalement été d’entretenir les espaces verts entourant cette petite église, au charme certain, et de transporter des pierres qui serviront ensuite à construire une petite chapelle, qui se trouvera dans le cimetière, non loin du village.

Les fondations posées, il nous tarde désormais de voir cet édifice terminé.

Puis, nous avons eu, pour les derniers jours aux côtés de nos hôtes, la grâce de pouvoir visiter les communautés nous entourant, et de partager la messe à leurs côtés.

En toute simplicité, ces moments de prière et de rencontre resteront assurément gravés dans l’esprit des garçons, encore très touchés par l’accueil reçu.

 

 

La chaleur du langage au Bénin

La chaleur du langage au Bénin

Au cours de notre séjour, nous avons souri à certaines expressions :

  • « Bonne assise » qui signifie soyez bien assis pendant le temps qui va suivre (voyage, cours, visites)
  • « Doucement » qui signifie attention – excusez moi
  • « Bonne arrivée » qui signifie bienvenue
  • « Fréquenter » qui signifie aller à l’école
  • « Evoluer » (à prononcer « évoluier ») qui signifie continuer
  • « On va les espérer » qui signifie on va les attendre
  • « J’ai le corps chaud » qui signifie j’ai de la fièvre

D’autres habitudes du langage ou comportements nous ont beaucoup touchés :

  • Si on vous appelle « tata », « maman », « frère » c’est que vous avez cassé la première barrière culturelle
  • Le vouvoiement de l’aîné est systématique
  • Lorsqu’on interroge les élèves, on entend comme un sifflement : « Ici ici ici »
  • Lorsqu’un blanc arrive dans un endroit inconnu, les enfants se précipitent en faisant des signes avec la main et en criant « Yovo, yovo, yovo » ce qui signifie « blanc, blanc, blanc », car les enfants ont peu d’occasion de voir des blancs !
  • Lorsqu’on prononce quelques mots en dialecte béninois, c’est le rire assuré de toutes les personnes présentes

Nous voila presque, tous les 10, bilingues en mahi (langue locale).

Au revoir Soclogbo

Au revoir Père Ambroise, au revoir Soclogbo

 

La journée du dimanche 21 juillet est la dernière de notre séjour au royaume de Soclogbo. C’est la journée des « au revoir » et des photos.

L’au revoir commence en réalité au début du séjour, puisqu’une couturière a pris nos mesures pour nous faire des chemises pour les garçons et des robes pour les filles. Ces habits, nous les portons pour cette dernière journée. A la fin de la messe, on nous remet une statuette en bois sculptée par un habitant du village et peinte aux couleurs du Bénin par un autre artisan. D’autres cadeaux individuels suivent durant la journée, parmi eux : le coq d’un enfant, des arachides, des dessins ou même des propositions d’adoption d’enfant très sérieuses.

Les photos, c’est une institution dans la vie béninoise. La photo, c’est ici un moyen de dire : tu es important pour moi, je souhaite me souvenir de toi. Ainsi, toute visite ou contact avec un aîné, un religieux, un ami ou une connaissance s’accompagne d’une ou plusieurs photos de tous les téléphones des personnes photographiées. Oublier la photo est un affront pour la personne rencontrée. Pour l’au revoir, de nombreuses séances et poses se sont donc succédées devant l’école dont nous avons participé à la construction avec une banderole AED préparée par la paroisse.

La journée d’au revoir est aussi l’occasion de faire le bilan de ce que nous avons vécu. La réalité est que nous avons reçu énormément durant ces deux semaines à Soclogbo en plus des cadeaux mentionnés plus haut :

  • De la nourriture spirituelle préparée par le Père Ambroise au travers des messes et des temps de prière.
  • De l’affection et de la confiance de la part de la bonne centaine d’enfants de Soclogbo que nous avons accompagnés, ce qui nous a remplis de joie.
  • Des moments de partage culturel sur la danse rythmés soit par les tam-tams ou soit par un bon vieux rock des années 80. En quelques mouvements, tout le monde tournait, les africains ont bien le rythme dans la peau !
  • Des cours de maçonnerie donnés sur le terrain avec les maçons : le mélange du ciment, le crépissage, la pose de portes ou de fenêtres n’ont plus de secret pour nous.
  • Des visites des personnalités religieuses de la région (abbaye, paroisses), des parents du Père Ambroise, des lieux importants de la région (voir articles précédents) qui montrent à quel point notre visite compte pour eux. Il est peu commun de voir s’aventurer des jeunes blancs dans cette contrée éloignée.
  • Des repas préparés par un cuisinier et une cuisinière, Alexandrine, ce qui impliquait notamment une gestion de l’approvisionnement des ingrédients parfois compliquée avec de nombreuses heures de route sur des chemins de terre rouge cabossés.
  • Des réponses à toutes nos préoccupations : cafards, termites, régimes alimentaires particuliers.
  • Une logistique parfaite assurée par notre chauffeur, Marcelin, qui, tout en étant garant de notre sécurité, était toujours prêt à nous emmener faire une course quelle que soit l’heure de la journée ou de la nuit. Le Père Ambroise était lui le stratège qui préparait avant chaque journée le programme.

En retour, notre humble contribution à la construction de l’école paroissiale et à l’animation des activités pour les jeunes semblera au premier regard faible. Mais, notre passage aura certainement inspiré les jeunes et promu un cadre moral compris par ces jeunes. Notre espérance est que cela puisse les guider pour leur futur. Nous espérons également pouvoir les aider matériellement à notre retour.

A Soclogbo, nous avons aussi vu et partagé les conditions de vie et sanitaires du village. Voici notre témoignage :

  • Les maladies graves sont fréquentes et font des ravages. Pour le paludisme seul, en période de pluies, on compte plus de 100 cas par mois diagnostiqués chez des enfants de moins de 15 ans sur une population de 3000 enfants (population de 6000 habitants au total dans le village). Au dispensaire, il n’était pas rare de voir 10 cas de paludisme en une journée. Un enfant fait donc en moyenne un paludisme tous les deux ans. La mortalité infantile est une statistique non disponible. D’autres maladies comme la drépanocytose, le VIH ou les anémies réduisent encore un peu plus l’espérance de vie. D’autres maux, comme les vers de Guinée (âmes sensibles, ne pas regarder sur google ce dont il s’agit) ou autres parasites, compliquent les activités quotidiennes. Et, enfin, les enfants ont de nombreuses plaies purulentes au pieds et aux jambes. Celles-ci s’infectent facilement car les soins de base ne sont pas faits et les enfants marchent pieds nus. Quelle chance nous avons en Europe…
  • L’accès aux soins et aux médicaments se limitent à un infirmier pour 6000 habitants. Celui-ci fait office de gynéco-obstétricien, pédiatre, médecin généraliste et sage-femme. Au moins, les traitements et vaccins contre les maladies les plus courantes sont présents dans le dispensaire. Dans le village d’à côté, le petit dispensaire compte juste des lits et une table d’accouchement (une table de salle à manger européenne), aucun matériel médical. La prise en charge d’un paludisme diffère entre le dispensaire de Soclogbo et un hôpital français. Ici, l’ordre des maladies est inversé : quand un enfant a de la fièvre, c’est, jusqu’à preuve du contraire, un paludisme et non une otite ou une angine. On réalise un test de diagnostic rapide, un examen clinique sommaire de l’enfant, on remet des comprimés d’artemether lumefantrine et on fait un contrôle clinique à J-3, à la fin du traitement. En France, c’est l’hospitalisation d’office pour un paludisme pédiatrique.
  • L’accès à l’eau potable se fait via des puits ou des forages financés par les Chinois ou les Japonais. L’eau courante est un luxe dont seul l’élite a le privilège. L’électricité n’est arrivée au village qu’il y a quelques mois.
  • Les déchets : c’est facile à résumer, la notion de poubelle n’existe pas.

Traitement pour guérir la petite Cynthia touchée par le paludisme

Certains avaient les yeux humides en partant, il faut dire que les enfants sont attachants. Et, nous, nous repartons, eux, ils restent vivre dans ces conditions. Mais ne sont-ils pas les plus heureux ?

 

Rédacteurs : Quentin et Elise

Visites aux missionnaires de la charité

                  Parmi les congrégations visitées durant notre séjour à Bareilly, nous avons tout particulièrement été en contact avec les missionnaires de la charité, groupe de religieuses institué par Mère Teresa. Nous leur avons rendu visite deux fois. La première, il s’agissait comme dans les autres couvents de les rencontrer, afin d’échanger sur nos missions respectives et partager quelques plats. Comme nous nous y trouvions à une heure de repas, nous avons en outre pu les aider à distribuer de la nourriture à leurs résidents. Il faut savoir que ces sœurs recueillent des personnes malades ou handicapées dans la rue (et en particulier les handicapés mentaux car ils peuvent être mis au ban de la société ou maltraités). Ainsi, nous avons apporté des assiettes aux gens ; assiettes remplies par une famille, dont les dons permettent à ce havre de paix de vivre et qui était présente sur les lieux ce jour-là.

Devant la statue dans la cour du centre

                  Touchés par cette action de pure générosité et aussi ravis de pouvoir agir dans le concret pour les personnes les plus démunies, nous avons fait la demande, auprès du père Harry ainsi qu’à l’évêque Ignatius D’Souza, d’y retourner afin cette fois de les aider à préparer le repas. Notre demande ayant été acceptée par tous avec joie, nous sommes donc retournés dans la maison des sœurs la semaine suivante et cette fois, nous avons mis la main à la pâte ! Au début, nous avons tous commencé par éplucher des kadu (prononcer « kadou » ndr.), sorte de croisement local entre le melon et la citrouille.

 

Le fameux kadu et à côté le couteau de fortune avec lequel nous nous escrimions dessus. La lame bougeait ce qui ne nous facilitait pas la tâche mais nous nous en sommes sortis.

 

 

                  A propos de ce légume, un fait amusant est qu’il peut servir de surnom dans certaines situations. Ainsi, lorsque l’on dit à quelqu’un qu’il est un kadu, on lui fait entendre avec le sourire qu’il est bête ou vient de dire une ânerie (l’équivalent hindi de nos patates françaises, qui sait ?). Quoi qu’il en soit, ces machins sont sacrément robustes et durs à éplucher. A tel point que la personne qui les ouvrait en deux, au début, se servait d’un sabre affûté ! Elle s’asseyait sur le manche pour pouvoir pousser à deux mains le légume sur la lame.

                  Lorsque l’ouvrage a commencé à bien avancer et sachant que nous n’avions pas tout à fait assez de couteaux, quelques membres sont partis en cuisine pour s’atteler au modelage des chapatis (sortes de crêpes indiennes très courantes et sur lesquelles on pose des garnitures ensuite). Les gestes rappellent ceux de l‘étalement d’une pâte de quiche ou de pizza. Objectif : le rond parfait ! Nous nous sommes presque tous adonnés à cette tâche, certains avec plus de succès que d’autres, mais quoi qu’il en soit, nous avons vraiment apprécié.

Code de mission pour les garçons : chapati ! 

                  Le relais s’est bien installé pour faire passer les plats au sein de la cuisine et ainsi amener les légumes ou les chapatis à ceux d’entre nous qui les faisaient cuire. Ceux qui se trouvaient proches des fourneaux (Rémi notamment) ont d’ailleurs été estomaqués par la tonne d’épices versée dans le plat ou la quantité de nourriture. En tout cas, nous formions une bonne équipe et avons su nous montrer efficaces !

 

Le voici, le voilà… Rémi, notre chef étoilé !

Le plat était vraiment immense.

 

Nous avons ensuite visité un peu les lieux puis sommes montés sur le toit pour essayer de chasser des singes chapardeurs en faisant du bruit. Pas franchement une réussite car les énergumènes en question sont rompus à la présence humaine qui ne les affole pas plus que ça.

 

                  Marie Clément et Corentin ont ensuite testé la version indienne des petits chevaux, pendant que les autres continuaient leur petit tour et nous sommes finalement repartis, après un autre goûter. Ce lieu était vraiment très touchant et nous sommes ravis d’avoir pu être vraiment utiles concrètement pour toutes les personnes (plus de 80 résidents !) vivant là-bas.

 

Poules et poulets se bagarraient et faisaient la course dans l’enclos derrière la chapelle.

 

 

 

La fameuse partie de petits chevaux ! Ici quelques variantes dans les règles avec des cases de protection et un rôle particulier pour le un.

 

Corentin pour l’équipe Inde 2019

28 juillet : Mexico… Pyramides et Notre Dame de Guadalupe !

Holà !

Notre aventure mexicaine s’achève à Mexico, capitale impressionnante de 22 millions d’habitants. Nous y rencontrons Julieta Appendini qui est la tête de l’AED au Mexique et qui a grandement contribué à l’organisation et la réussite de notre mission !

Nous logeons dans un couvent de religieuses, à deux pas de la Basilique Notre-Dame de Guadalupe.

La journée du samedi a été consacrée à la visite des pyramides de Teotihuacán, dans la Vallée de Mexico. Nous y avons admiré les pyramides, des peintures murales, des vestiges… Nous pouvons notamment admirer la fameuse pyramide du Soleil, la plus grande du site. Nous découvrons ainsi une part importante du patrimoine mexicain.

Nous avons pu découvrir le centre de la ville de Mexico, et notamment la cathédrale. Sous une forte pluie, à laquelle nous commençons à nous habituer : pendant la saison des pluies, il est fréquent que des orages se déclenchent en fin d’après-midi.

Ne pas se perdre dans les rues est un vrai challenge tant les rues sont grouillantes ! On s’accroche les uns les autres, à la file indienne, et on fonce parmi la foule !

Le dimanche, nous avons eu la chance d’assister à la messe, notre dernière tous ensemble, dans la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe. Belle messe émouvante, au milieu de foules impressionnantes ! En effet, le même jour de nombreuses processions avaient lieu sur le site : des centaines de Mexicains, coiffés de leur sombrero, portant des bannières colorées et fleuries de la Vierge, envahissent les rues et le site.

Nous avons pu prier dans la Chapelle des Apparitions. En 1531, la Vierge est apparue à un indigène mexicain et lui a demandé de faire construire une église sur le lieu de l’apparition. Elle lui offrit un signe, en s’imprimant en image sur le manteau de l’indigène. Cette image peut être vénérée sur le site.

A la fin de cette belle journée, nous rejoignons l’aéroport pour regagner la France en A380, qui part avec… 1h30 de retard : les ennuis d’avion se seront multipliés !!

Clap de fin d’une bien belle mission…

 

 

 

26 juillet : Deux journées à Guadalajara et ses environs

Holà !

Une longue journée de 12 heures de voiture (un vieux van et un pick-up), sur des routes rocambolesques, nous ont conduits de Santa Clara à Guadalajara ! Nous y avons passé deux superbes journées à la fois spirituelles et de visites !

Le premier soir, nous avons été logés dans le monastère franciscain de Tepatitlán, où nous avons reçu un formidable accueil ! Nous avons appris que pendant la semaine sainte, plus de 1000 franciscains se réunissent dans ce lieu.

Après une belle messe, les frères qui nous accompagnaient nous ont emmenés dîner en ville, où nous avons dégusté les spécialités locales : plats typiques à base de viande et de haricots, tortillas… Nous avons ensuite flâné dans les rues de la ville by night ! Frère Pablo est originaire de Guadalajara et était donc ravi d’être notre guide. 

Après une nuit dans le monastère, nous avons partagé un petit déjeuner avec le « sous chef » franciscain de la région, qui parlait français, nous a bénis et nous a remerciés pour notre mission ! A chaque fois, nous sommes touchés de la bienveillance de ces franciscains à notre égard.

La matinée a été consacrée à la visite de la basilique franciscaine de Zapopan, où les franciscains commencent leur formation (trois ans de philosophie avant d’être envoyés en mission). Nous avons eu une très belle messe pour Santiago, et la chance de déjeuner avec tous les frères, dont le chef de la région franciscaine de Guadalajara ! Il y a 5 régions franciscaines au Mexique et 119 dans le monde. 

Nous partageons l’objet de notre mission ainsi que nos impressions avec les frères. Nous en profitons également pour faire connaître AED Mission.

Puis battle de chants entre les frères et notre groupe ! Salve Regina, chants mexicains à la Vierge, Je vous salue Marie…

L’après-midi est consacrée à la visite du musée des Artesanias, ces créations de perles des indigènes, puis du centre de Guadalajara : cathédrale, palais de justice, mairie…

Nous rejoignons ensuite une charmante auberge de jeunesse, dans le magnifique quartier de Tlaquepaque ! Ce quartier coloré présente de très belles façades d’immeubles, et une ambiance nocturne très mexicaine avec les musiques de rue. Nous terminons la soirée avec Frère Ramiro, notre dernière avec lui.

Nous avons visité le quartier le lendemain, en en profitant pour faire des achats de spécialités locales (tequila…) pour notre retour en France.

Pendant la messe, nous découvrons la cérémonie des quinceaneras (fête des 15 ans). Une messe pour une jeune fille qui symbolise qu’elle devient une femme, 15 ans étant l’âge de l’Annonciation à la Sainte Vierge. Nous sommes impressionnés (et ne pouvons nous empêcher de rire !) par le style des invités et de la jeune fille, très kitsch !

L’après-midi, nous faisons nos adieux aux frères avec émotion, à l’aéroport… 

Cap sur Mexico ! Hasta luego !

23 juillet : Au revoir Santa Clara !

Holà ! 

Notre mission à Santa Clara s’achève déjà, le temps passe si vite.

Ces derniers jours, la peinture de l’école a été entièrement achevée et les frères se sont montrés ravis du travail accompli ! Nous sommes heureux d’avoir pu apporter cette aide et imaginons la joie des enfants de retrouver une école remise à neuf, à la rentrée. Voici quelques photos du résultat :

La vie de communauté avec les frères nous a énormément apporté. Les frères nous ont transmis leur foi, leur joie, leur sens du travail et de l’entraide, leur enthousiasme, sous la devise « Paz y Bien » ! 

Nous en profitons pour vous présenter Frère Ramiro, qui nous a accompagnés tout au long de la mission et dont la joie de vivre et le dévouement nous ont enchantés !

Frère franciscain depuis six ans, il passe une année à Santa Clara pour aider dans l’école, et deviendra peut-être Padre.

Nous lui avons appris des jeux de carte et avons tenté de lui inculquer des rudiments de français… sans grand succès !

Nous retiendrons aussi nos partages avec les populations indigènes qui nous rendaient visite à la mission, nous partageaient leur quotidien et nous présentaient leurs enfants et familles !

Certaines d’entre nous n’ont pas hésité à adopté le « look » local, grâce au talent de couturière de Clémencia, une des cuisinières.

Ces jupes (photo) ont été réalisées avec des tissus typiques mexicains.

Pour notre dernière soirée à Santa Clara, la mission était plongée dans l’obscurité à la suite d’un impressionnant orage, ayant coupé toute l’électricité (ce qui est fréquent ici !). 

Nous avons dressé une immense table dans la cour de l’école et avons dîné aux chandelles, avec tous les frères présents ! Belle ambiance ! 

Nous remercions toute la communauté de Santa Clara de leur accueil extraordinaire et si chaleureux qui restera gravé dans nos mémoires !

Nous prenons demain la route pour Guadalajara puis Mexico où nous découvrirons les communautés franciscaines de ces villes. Nous allons visiter avec les frères et les responsables locaux de l’AED.

Avant de regagner la France lundi… 

Hasta luego !

18 juillet : Anecdotes mexicaines

Holà !

Notre quotidien mexicain est marqué par de nombreuses péripéties que nous souhaitons vous partager !

Huichols et bulles de savon !

Nous rencontrons chaque jour, à la mission, des familles indigènes qui nous partagent leur joie de vivre ! Les enfants, au début impressionnés, ne tardent pas à s’amuser avec nous, surtout quand nous sortons les bulles de savon apportées de France et qui remportent ici un franc succès !

Le 14 juillet : un peu de sucré dans ce monde salé !

A l’occasion du 14 juillet, nous avons préparé un dessert français (postre de Francia) pour le dîner : une mousse au chocolat (faite avec les moyens du bord !) et des crêpes. Les frères ont été enchantés de ce partage culinaire !

Animaux en folie à Santa Clara !

À Santa Clara, il n’est pas rare de croiser, en sortant de la salle de bain, une vache ou un cheval en liberté ! Nous ne fûmes dès lors pas surpris de découvrir un veau, dans le dortoir des garçons, léchant la peinture fraîche de la veille !

La vache d’un propriétaire local s’est retrouvée embourbée dans un marécage de boue, pendant plus de 2 jours. Le propriétaire ne venait pas la chercher et nous ne pouvions pas nous aventurer jusqu’à elle de peur de nous enfoncer ! Finalement, nous l’avons tirée avec des cordes, réussissant à la sauver.

Mitzu (« chat » en langage Huichols !) a sauvé Jean-Baptiste d’une morsure de serpent vénéneux, du cours d’une promenade nocturne ! Le chat a tordu le cou du serpent, et fut ensuite porté en triomphe jusqu’à la mission !

En outre, un petit scorpion vit en toute liberté dans un pot de mayonnaise vide dans la cuisine !…

La chorale de Santa Clara

Le frère Miguel Angel de la mission est un fan inconditionnel des choristes. Tous les jours, nous devons lui chanter les chansons du film !

Après la messe dominicale dans le village de San Andrès, nous sommes allés nous promener dans la montagne et le frère nous a filmés face à un splendide point de vue, en chantant « Vois sur un chemin » !

La baignade… sous la tempête

Après une après-midi de peinture, nous sommes partis sous un soleil de plomb, vers une cascade dont le frère nous parlait depuis longtemps !

Après 45 minutes de marche, le ciel s’étant quelque peu couvert, nous nous baignons finalement dans l’eau trouble de la rivière ! Quelques secondes plus tard, l’orage éclate. Trempés, nous empruntons alors le chemin du retour en maillot de bain, sous une pluie diluvienne… Nous garderons un souvenir ému de ce premier bain mexicain !

Les 29 ans d’Anne-Gaëlle

Pour l’anniversaire d’Anne-Gaëlle, un banquet a été dressé dans l’école. Les frères avaient cueilli des fleurs, les cuisinières avaient préparé un énorme gâteau, et il y avait même du vin français ! Les indigènes lui ont chanté « Joyeux anniversaire » dans leur langue. Autre tradition : mordre dans le gâteau à pleines dents !

La soirée s’est poursuivie en musique, danse et tequila jusqu’au bout de la nuit !

Hasta luego !

Weekend du 26-27 juillet: transition avant la migration !

Hi kifak ? (Comment ça va?)

Ce weekend de transition nous a permis de nous échapper quelques temps de Bourj Hammoud. Jad, un ami de la paroisse, nous a accompagnés tout au long de ces deux jours. Le weekend a débuté avec la visite des « frères » de Baïtna, une maison fondée il y a une dizaine d’années par un couple libanais, pour accueillir les personnes trisomiques orphelines, qui ont 50 ans et plus. Ils se sont inspirés du modèle de l’Arche, fondée par Jean Vanier.
Après une messe maronite associant l’arabe et le français de façon inédite, nous avons eu un moment de partage autour d’ateliers variés. Certains ont arrosé le potager : des tomates, des poivrons, des piments, des bamyas (petits légumes typiques) mais aussi des volontaires AED à portée du tuyau d’arrosage ! Les autres se sont attaqués à la multitude de gousses d’ail à couper pour le déjeuner, tandis que d’autres faisaient le ménage dans les chambres. Nous avons été touchés par l’accueil bienveillant que nous avons reçu, et le dynamisme de ces frères, toujours partants pour jouer au jeu du chef d’orchestre, chanter une nouvelle chanson ou danser avec nous ! Nous n’oublierons pas Zouzou, Roudy et leurs amis !

Mais nous avons repris la route pour Beyrouth où nous avons continué l’exploration du centre-ville, notamment de la grande mosquée où nous avons expérimenté le port de la burqa ! Non déçus de la retirer, nous nous sommes dirigés vers Zeytouna Bay où le coucher de soleil sur le port fut un spectacle que nous avons contemplé des man’ouché dans la bouche.  Il s’agit d’une spécialité libanaise, une sorte de galette dans laquelle on peut mettre du fromage, de la viande, etc. 

Après une bonne nuit réparatrice, les JRJ, Journées Régionales de la Jeunesses, nous attendaient ! Conçues sur le modèle des JMJ, elles accueillent des jeunes chrétiens de la région : Egypte, Irak, Liban, Syrie, etc. pour échanger sur la façon de vivre leur foi autour de topos et d’ateliers. Cela a été source de débats assez houleux entre les jeunes, ce qui a forcé les organisateurs à modifier le programme de la journée. Malgré tout, ces jeunes dansaient et chantaient ensemble, reflétant une certaine unité et une joie qui ont été un beau témoignage pour notre équipe. Notre minibus nous a emmenés ensuite à l’église N-D de la Mer, qui abrite le tombeau du bienheureux Père Jacques où nous avons pu découvrir ses reliques, de ses poils de barbe à la chemise du médecin qui le soigna le jour de sa mort!

Notre weekend s’est clôturé avec la visite du Patriarcat Arménien et son mémorial des victimes du génocide de 1915. Un lieu chargé d’histoire !

Mémorial du génocide arménien

La soirée se déroula dans la bonne humeur, avec, à la clé, une surprise qui a failli nous passer sous le nez : Mario avait déposé des glaces chez la voisine, faute de congélateur dans notre appartement. Malheureusement, la voisine n’a pas daigné ouvrir tout de suite et la surprise arriva de manière un tout petit peu moins inattendue !

Yallah, les sœurs de Nazareth nous attendent, à bientôt pour de nouvelles aventures ! 

Charlotte & Flora

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