Mois : juillet 2019 (Page 1 sur 2)

11 Juillet – Coup de polisch chez mère Teresa

Nous sommes déjà mercredi. Après un petit-déjeuner avec l’évêque, nous partons dans la foulée au service des sœurs de mère Térésa. Arrivés à la maison d’Accueil, nous découvrons leur mission : fidèles à l’esprit de service aux plus pauvres, ces sœurs prennent soins de femmes âgées dans le besoin et d’enfants handicapés. Les tâches ménagères n’étant pas sans noblesse, nous nous joignons à un groupe de jeunes volontaires coptes pour nettoyer le bâtiment de fond en comble.L’équipe au complet avec l’autre groupe de volontaires chez les sœurs de Mère Térésa

Toujours bien accueillis par les enfants ! Quentin aux anges…


Grand nettoyage de la chapelle, Marguerite à la serpillère !

La matinée se termine dans la petite chapelle afin de confier notre mission et toutes nos intentions à celle qui donna sa vie au service des plus pauvres.

Après la traditionnelle sieste Égyptienne, Sohir et sa famille nous on permis d’assister à un magnifique coucher de soleil sur les berges du Nil, toujours en présence de policiers armés qui n’ont pas hésité à prendre un rafraîchissement avec nous en nous expliquant l’histoire de la ville.

Nous rentrons rapidement nous coucher à la maison, un week-end très chargé nous attend.

19 juillet: Pour le meilleur et pour le pire …

Depuis quelques jours nous commençons notre journée par un petit temps de louange vers 8h30.

Puis à 9h nous rejoignons les sœurs pour les Laudes. Elles nous transmettent la spiritualité de leur fondatrice Jeanne Antide Thouret : « Quand Dieu appelle et qu’on l’entend, il donne tout ce qu’il faut ! ». Ensuite, nous lisons un passage de l’Évangile que nous expliquerons ensuite aux enfants. Aujourd’hui, c’était la guérison de l’aveugle de Jéricho, Bartimée.

Il est déjà 9h30 : les enfants nous attendent avec impatience ! Après quelques chants et danses, la catéchèse commence. Pour illustrer le passage,  les grands ont fait une course en chenille, les yeux bandés.

 

Les petits quant à eux ont répondu à la question : « Que veux-tu que Jésus fasse pour toi ? ». Ils ont alors répondu :
« Que les français voyagent en paix ! »
« Que je le voie dans mes rêves ! »…

Les plus jeunes ont découvert le jeu du mikado. La concentration et le calme étaient au rendez-vous ! Nous adaptons les activités pour les enfants qui ont entre 4 et 14 ans. Des chants tirés de notre expérience scoute sont mis à profit : « On pagaie ! On pagaie ! »

L’épreuve commence maintenant ! Dans le groupe, quelques personnes étaient un peu malades ; l’adaptation à la gastronomie libanaise ! Le programme a été modifié pour assurer le bon déroulement de la mission. L’équipe a réussi à prendre en compte les besoins du groupe plutôt que les désirs de chacun.

L’après-midi, une équipe resserrée est allée visiter les familles dont les enfants sont à la colonie. L’accueil a été très chaleureux ! Cependant, il existe de grandes disparités dans les conditions de vie et l’éducation entre les familles. 

En nous baladant dans le quartier, nous sommes surpris par les câbles électriques en contact avec de l’eau, « C’est normal, c’est le Liban » répondent les locaux !!

 

 

Marie & Pierre 

 

18 juillet: Petite escapade Zahliote

À partir d’aujourd’hui nous avons pris la bonne résolution de commencer la journée par une louange !
La journée débuta par l’animation de la colonie. Les plus petits ont fabriqué un lapin en carton et les plus grands ont appris à faire un bracelet brésilien.

Nous avons été à notre Dame de Zahlé et de la Bekaa. Nous avons été en haut d’une tour de 54 mètres de haut surplombée par une statue de la Sainte Vierge, où la vue d’en haut fût splendide !  

Nous sommes ensuite redescendus pour assister à la messe en français de rite byzantin cette fois ! Nous avons ensuite rejoint la communauté Foi et lumière pour la soirée. La soirée s’est déroulée au rythme de chants, danses, et jeux ! Nous nous souviendrons de Joseph, Maroun et Samir pour leur dynamisme. Lors de cette soirée, nous avons célébré la Saint Charbel et la Saint Élie le prophète autour d’un gâteau. La fête était tellement bien qu’on ne voulait plus partir, mais il commençait à se faire tard et nous avions de la route. Heureusement, nous avons continué la soirée dans le bus en chantant, jusqu’à épuiser les sœurs, et Jean !

Charlotte & Adrian

17 juillet: Yalla !

Remis de notre première journée, nous avons attaqué cette deuxième journée avec du Puck (fromage libanais, qui ressemble à du Kiri liquide) au petit-déjeuner. Nous avons retrouvé les enfants, plus dynamiques que la veille (et nous aussi !). Nous leur avons appris Resucito, hymne des JMJ de Madrid et nous avons dansé la macarena (hey macarena ha!). Elle a été choisie comme chorégraphie de la semaine. Après la lecture de l’évangile de la Samaritaine, les enfants ont décoré un puits et fait des coloriages. Nous avons joué au jeu du ninja, beaucoup apprécié par les enfants.

Deux d’entre nous sont restés aider sœur Manar en cuisine.

Nous avons déjeuné avec les sœurs. Fattouche (salade de mâche) et mjadra (plat à base de riz et de lentilles). Malgré son apparence, nous avons beaucoup apprécié le mjadra. Et en dessert, nous avons pu goûter aux fameuses pâtisseries libanaises,  aussi sucrées que délicieuses !

Mjadra

Fattouche et sa cuisinière

Cette journée s’est poursuivie par la visite des familles des enfants qui viennent à la colonie du matin. Nous avons été plongés dans l’intimité et le quotidien de ces familles, ce qui a permis de renforcer les liens avec ces enfants joyeux et souriants. Malgré des logements parfois petits et sales voire insalubres, nous avons été marqués par la joie de vivre et l’espoir communiqués par ces familles. Nous sommes chamboulés à chaque fois que nous entrons dans un foyer car chaque famille a son histoire et sa situation particulières. Nous avons été amenés à porter un autre regard sur le système politique et économique au Liban.

Fatigués par la chaleur et les grandes émotions de la journée, les bras de Morphée nous ont très vite bercés.

Charlotte & Adrian

Les idées reçues sur le Bénin

Les idées reçues sur le Bénin ou l’arrivée au Royaume de Soklogbo

1. Il n’y a plus de rois au Bénin : c’est faux !
Le Bénin est probablement la démocratie la plus stable d’Afrique. Il y a un président et des élections libres. La liberté religieuse est respectée et, dans le village où nous sommes, les musulmans cohabitent pacifiquement avec les catholiques et les chrétiens célestes (chrétiens avec une dimension animiste forte). Pourtant, il y au Bénin des royaumes avec des rois qui règnent depuis des générations. Dans le village de la première partie de notre mission, le royaume est en place depuis 1672. C’est le royaume de Soklogbo. Et, lors de notre arrivée au village, après une messe d’accueil et la remise d’un plant de bananier en cadeau de bienvenue, la première visite de courtoisie est pour le roi qui nous reçoit avec toute sa cour dans son palais. Il a un spectre et un bâton égayé d’une queue de cheval qui témoignent de son pouvoir et avec laquelle il peut bénir ou jeter un mauvais sort selon le mouvement donné. L’éléphant représenté sur son spectre est le symbole démontrant qu’il est responsable de montrer le chemin à son village. Comme la majorité de son village, sa majesté, malgré son titre, est agriculteur et continue à exercer son métier. La fin de notre visite est marquée à 10h par un verre de Gin, acte de politesse obligeant, nous acceptons. Le village dans lequel nous allons aider à construire l’école et nous nous occupons des enfants compte près de 6000 villageois divisés en plusieurs districts. Le village compte un dispensaire avec un infirmier et un poste de police.

Rencontre avec Toffon Tozé II (en vert, au centre)

2. Les béninois ne sont pas ponctuels : c’est faux !
Au Bénin, nous avons toujours été accueillis merveilleusement bien et toujours à l’heure ! Marcelin, notre chauffeur est toujours présent au bon moment. Les taxis motos sont présents avant l’heure du rendez-vous systématiquement. Le Père Ambroise a toujours un temps d’avance sur le programme de notre mission. C’est d’ailleurs le premier à nous avoir accueillis. Alexandrine, la femme de Marcelin, nous préparent des mets délicieux à heure fixe. Et, enfin, lors de notre première arrivée au village, de nombreux enfants et jeunes nous ont accueillis par des chants et des danses traditionnelles remplies de joie. Ce fut un moment très émouvant. Tous les enfants voulaient nous toucher et nous donner la main. Pour certains, nous sommes les premiers blancs qu’ils voient !

3. On ne parle pas français au Bénin : c’est faux !
Toutes les personnes ayant été à l’école ont appris le français, car l’enseignement se fait selon le programme français. La plupart des béninois ayant été au moins quelques années à l’école, ils comprennent et parlent donc le français, enfin, beaucoup ont un fort accent pas toujours évident à comprendre. Avant de parler français, les béninois parlent un dialecte. Il y a plus de 60 dialectes au Bénin, dont un parlé par plus de 50% des 12 millions de béninois. Ce dialecte s’appelle le « Mahi ». Lors des messes, une grande partie des chants sont en Mahi et cela donne une sonorité très exotique à la messe, ce qui nous a tous touchés. Nous avons d’ailleurs eu la joie de nous mettre au Mahi pour l’animation de la chorale du village.

Cours de Mahi donné par des jeunes du village

4. Les béninois n’aiment pas l’école : c’est faux !
Parmi les activités que nous organisons avec les enfants, il y a un temps scolaire où nous faisons des rappels de mathématiques, d’écriture, de lecture, de grammaire ou de chant. Le premier jour, c’est une quarantaine d’enfants qui sont venus, le deuxième c’est plus de 115 enfants qui ont assisté à la classe. Le troisième jour, ils étaient plus de 130 et nous avons séparé les plus jeunes des plus vieux pour plus d’efficacité. Animer une classe de plus 100 élèves de moins de 10 ans paraît inconcevable, et pourtant, nous avons réussi. Pourquoi ? Parce que tous les élèves essaient de suivre et d’apprendre ! Ils sont sages et disciplinés, parfois assis à cinq sur un banc pour deux. Les aînés n’hésitent pas à aider les plus jeunes ou à les calmer si ceux-ci ne respectent pas le silence. Le Père Ambroise dispose également d’une autorité naturelle très forte sur eux. Et, la prière au début ou à la fin de chaque activité permet d’instaurer le calme, car, tout le monde connaît les prières ! Quel enthousiasme et quelle soif d’apprendre ! Les petites, âgées de 3-4 ans, viennent en classe avec leurs petit frère ou sœur sur le dos, parfois âgé de seulement 6 mois, pour contribuer à leur éveil. Si vous souhaitez interroger un élève pour corriger, vous n’aurez aucun souci pour trouver un volontaire : les 100 petites mains se lèvent et les enfants s’exclament tous « ici ! ici ! » pour se faire interroger. Enfin, ils s’encouragent tous lorsqu’un élève donne la bonne réponse, tous les élèves s’exclament « 1-2-3 1-2-3 super ». Les plus petits sont captivés quand il s’agit de compter ou de réciter l’alphabet. Vous pouvez en interroger 20 d’affilé pour le même exercice, ils ne se lassent pas.

5. Il fait chaud et beau au Bénin : c’est partiellement faux !
Depuis notre arrivée, nous n’avons que très peu vu le soleil. Ce n’est que le cinquième jour que les coups de soleil sont apparus pour la première fois sur nos peaux si blanches. Car, en ce moment, c’est la petite saison des pluies, c’est-à-dire la saison des papayes, des ananas et des pastèques. Les nuages sont nombreux, les brumes fréquentes le matin, le taux d’humidité élevé et les averses assez fréquentes. Il y a au cours de l’année une petite saison sèche, une grosse saison sèche, une grosse saison des pluies et une petite saison des pluies. Ces saisons rythment l’agriculture et la vie des béninois. Pour nous, un temps d’acclimatation est nécessaire, parce que dès les premiers pas de course, les gouttes de sueur apparaissent et notre organisme se fatigue pour évacuer la chaleur produite. Ainsi, l’heure de sieste est introduite.

 

6. Les béninois meurent de faim : c’est partiellement faux !
En raison du climat humide, tout pousse facilement au Bénin : mais, millet, magnoc, riz, liam, ananas, bananes, cacahuètes, noix de cajou… Il suffit de planter et tout pousse. Cependant, dans le nord du Bénin, le climat est plus aride. Là-bas, l’accès à la nourriture peut être plus complexe. Et, avec l’exode rurale et la croissance des populations urbaines, les aliments traditionnels sont souvent délaissés pour de la nourriture de grande consommation moins riches en nutriments et entraînant une augmentation de la malnutrition dans les grandes villes.

7. Les béninois sont timides et ne dansent pas : c’est faux !
En deux minutes, quelle que soit l’heure le matin ou l’après-midi, lorsque l’on sort les tams-tams, petits et grands se mettent à danser et nous entraînent au milieu de la ronde à tour de rôle de manière complètement décomplexée. Que l’on sache danser ou pas, aucune importance ! Ce qui est étonnant, c’est que ces danses sont réalisées sur des chants religieux ! Les petites de deux ans dansent déjà aussi bien que leur maman et de nombreux fous rire ont éclaté lorsque nous avons essayé de nous y mettre.

8. Les enfants béninois sont difficiles à tenir en place : c’est faux !
Au village de Soklogbo, ce sont avant tout les aînés qui s’occupent de leurs petits frères, sœurs ou cousins. Combien de petites filles de trois ans avons-nous vu porter leur frère d’un an sur leur dos pour venir dire bonjour ? Beaucoup ! Lorsqu’il y a un bobo ou un drame, ce qui est très rare car étonnamment les bébés béninois ne semblent pas pleurer, c’est le grand frère ou la grande sœur qui console ou prend en charge l’enfant. Et dire que nous avons peur de confier nos enfants à des nounous ! Ce qui nous a tous vraiment impressionné lors de la messe du dimanche, c’est le nombre d’enfants présents dans l’Eglise (plus de 200 de moins de 8 ans) et le silence qui y régnait. Les enfants sont donc très autonomes et se débrouillent tout seul la journée. Tous sont très recueillis et récitent les prières ou dansent sur les chants. C’est beau !

 

 

 

 

 

9. Au Bénin, il n’y a pas de goudron : c’est faux !
Les artères principales des villes et les nationales sont goudronnées. En revanche, dès que l’on s’enfonce un peu dans les villages, ce sont des pistes rouges, couleur de la Terre, que les motos empruntent et animent doucement à coup de klaxons. De même, les maisons sont généralement en brique, même dans les villages. Mais, l’alimentation en eau est souvent défaillante et le courant électrique n’est pas partout. Par ailleurs, des antennes, d’au moins trois opérateurs, sont disposées à proximité des villages. Il y a donc du réseau partout, même dans la brousse
. Attention pour les portables français c’est 14€ / Mo, mieux vaut éviter de chercher du réseau !

10. Les béninois ne respectent pas le code de la route : c’est faux !
De prime abord, pour notre œil européen non averti, se lancer sur une route béninoise pourrait s’apparenter à de la folie. Il y a jusqu’à 10 files de voitures ou motos en même temps avec en général 4 sens de circulation. Pourquoi ? Pour faciliter les changements de direction à droite ou à gauche car il n’y a pas de feux ou de ronds-points. Tout le monde klaxonne en permanence. Pourquoi ? Pour avertir de tout changement de direction ou d’un dépassement par la droite ou par la gauche. Et, les trous dans les pistes en terre font office de ralentisseur et permettent de limiter la vitesse des motos. Les règles s’appliquent aussi bien à notre minibus sur-chargé ou aux taxis motos qui nous conduisent chaque matin nous occuper des enfants à travers la brousse. Les béninois suivent donc religieusement leur code de la route ! Les routes goudronnées sont des déterminants importants de la vie économique des villes. A chaque dos-d’âne, vous trouverez des vendeurs qui vous alpaguent avec des bouteilles d’arachides ou même des bouteilles de pastis remplies d’essence.

Rédacteurs : Quentin et Elise

 

PS : la brousse n’étant pas encore à la pointe de la technologie, nous sommes confus pour le faible nombre de publications.

 

 

19 juillet : Anecdotes mexicaines

Holà desde Santa Clara !