Mois : août 2019

Mission en Inde, suite et fin (6 août)

                  La suite de notre séjour à Kathgodam a été rythmée par la possibilité, le matin, d’aller à l’adoration puis à la messe (le tout commençant à 05h45), avant de nous rendre à l’assemblée de l’école à 07h30, puis de vivre la journée de cours, comme à l’accoutumée. Vendredi, le 2 août donc, notre coordinatrice Claire nous a  rejoints pour la fin de la mission et a donc vécu avec nous tous les temps forts des derniers jours.

Claire, bien vite intégrée dans le groupe et au cœur des jeunes Indiens.

 

 

 

Et une leçon de danse indienne réussie, une ! Merci les filles ! Claire était ravie.

 

                  Nous sommes principalement restés dans l’école Ste Theresa, dirigée par le père Royal Anthony qui s’occupait de nous. Néanmoins, nous nous sommes rendus, lundi 5 au matin, dans l’école mitoyenne baptisée Nirmala. Cet établissement était tenu par des religieuses du couvent voisin, que nous croisions souvent dans la journée ou aux offices religieux. Nous y avons vécu une assemblée plus riche que d’ordinaire car pour nous accueillir, les Nirmalites (nom des étudiants de l’école) avaient prévu des colliers d’œillets, une danse avec des poudres colorées, des chants (dont notamment la Welcome song, partiellement en français juste pour nous) et quelques discours en plus des étapes habituelles. Nous avons pu aussi chanter Que ma bouche chante Ta louange une fois de plus, comme nous l’avions fait à Ste Theresa ou à Bareilly.

 

Notre jolie équipe de onze donc, au cœur de l’assemblée. 

 

Les colliers de « marigold » qu’on nous a remis sont d’ordinaire destinés aux dieux hindous en signe de profond respect.

 

N’était-il pas mignon tout plein notre comité d’accueil ? Les enfants ont très bien chanté.

 

                  En cours de route, le dimanche après-midi, nous sommes montés dans les montagnes (qui étaient bien une partie de l’Himalaya) et avons visité plusieurs écoles et internats, autour du superbe lac de Nainital, ainsi que le père officiant sur la paroisse locale.

Pas mal, le lac ! Les montagnes aussi.

Nous avons même vu un temple hindou bâti à son bord.

                  Lundi, il nous a fallu dire au revoir aux enfants des deux écoles, ce qui en a ému certains fortement. Nous avons pris le soir à 20h30, heure locale, le train-couchettes pour Delhi : une sacrée bonne expérience qui s’est en partie passée sous une mousson diluvienne. A l’arrivée à 04h00 à la capitale, nous avons été récupérés par un chauffeur que l’évêque D’Souza nous avait envoyé. Celui-ci nous a déposés à l’aéroport et après plusieurs longues heures d’attente, nous sommes partis sans souci pour Paris. Seule différence notable, nous sommes partis à neuf dans l’avion pour l’Inde et revenus à onze dans celui-ci ! C’est donc l’achèvement de notre mission qui nous a fait découvrir la culture indienne et particulièrement l’hospitalité de ce peuple. Nous rentrons remplis de souvenirs et de pistes de réflexion sur notre réalité aujourd’hui et comment l’améliorer.

 

Un rien tassés dans le train mais deux élèves sont venus nous dire au revoir et ça, c’était vraiment super !

 

 

Sur ce, au revoir, goodbye, अलविदा (al’vida) !

Corentin pour l’équipe Inde

Boucler la boucle

Pourquoi se bousculer ? D’ailleurs comme disent les Béninois « les Français ont l’heure, nous on a le temps ».

Il n’est jamais trop tard pour vous présenter les derniers membres de l’équipe.

ELISE : j’ai 27 ans et je vis à Genève avec mon mari, Quentin. Dans la vie j’aime beaucoup les sports de montagne et aussi chanter. Et mon métier me passionne ! Je suis pédiatre et aimerais me spécialiser dans les maladies tropicales et l’urgence humanitaire, un projet de métier et de vie qui me tient à cœur depuis plus de 20 ans maintenant. Pendant ce service j’aurai donc la casquette de pédiatre, et j’espère pouvoir participer à la prise en charge médicale des enfants de Soclogbo et Takon pendant ces 3 semaines. Je me réjouis des moments de partage que nous allons vivre là-bas !

 

QUENTIN : d’origine de Boulogne-sur-Mer, j’ai grandi en Suisse et en région parisienne. A 28 ans, je vis à Genève avec mon épouse, Elise, également présente dans la mission, et je travaille dans un cabinet de conseil en stratégie. C’est ma première expérience en terre africaine, je m’en réjouis donc beaucoup. Deux motivations nous ont poussées avec Elise à entreprendre ce voyage : aider et « avoir de nouveaux yeux », comme le soulignait Marcel en son temps. Cette expérience promet d’être bien différente de mes précédents voyages humains et humanitaires en Amérique du Sud et en Asie centrale ! Du coté des passions, tout ce qui tourne autour de la montagne me plait en général beaucoup : ski de fond, course à pied, vélo, alpinisme, randonnée, randonnée à ski…

 

STANISLAS : j’ai 20 ans et je fais des études en Génie Industriel. Je suis un grand passionné d’aventure et j’ai le goût du challenge ! C’est ma première sur le continent africain. C’est une joie de découvrir l’Afrique qui m’est familiale due à mes origines qui sont la Centrafrique et Madagascar. J’adore voyager, découvrir de nouvelles cultures et traditions ! L’humanitaire est une première pour moi. Ce nouvel engagement concorde avec mon envie de m’enrichir spirituellement. J’ai à cœur de m’investir avec l’AED auprès des communautés chrétiennes démunies et apporter ma modeste contribution dans ce projet.

 

LUCY : j’ai 28 ans et je vis à Montereau dans le 77. Je suis professeur des écoles. Dans la vie j’aime la musique, notamment le chant, la lecture et les voyages. J’ai toujours eu ce désir de me mettre au service des autres : j’ai été bénévole dans des associations de solidarité et j’ai effectué un volontariat de service civique à la fin de mes études. De plus, faire une mission humanitaire à l’étranger a toujours été l’un de mes plus grands rêves. L’appel du Pape François aux JMJ de Cracovie auxquelles j’ai participé a renforcé ce désir de prier, servir, rencontrer, partager. C’est pourquoi j’ai choisi de partir au Bénin.

 

Vous avez dorénavant une vision globale des 10 volontaires partis à l’aventure dans la brousse béninoise pendant 3 semaines !

 

 

Bilan d’une incroyable aventure

Mardi 31 juillet. C’est notre dernier jour en terre béninoise et il ne fut pas de tout repos. Après un réveil bien matinal à Takon, nous prenons la route vers Cotonou. Nous avons arpenté tous les dédales des marchés, chacun avec une liste bien précise de souvenirs à rapporter en France. Fruits, pagnes, bijoux, objets artisanaux…nos valises étaient bien pleines ! Nous avons bien sûr mis en avant nos talents de négociateurs car là-bas, il n’y a pas de prix affiché, c’est à la tête du client.

L’heure du départ vers l’aéroport a sonné rapidement. Les adieux, ou plutôt et on l’espère, les « au revoir » ont été très difficiles car en 3 semaines nous avons eu le temps de nous attacher à Marcelin et Alexandrine, nos « parents africains ». Quitter Espéra fut également très compliqué, les larmes sont montées rapidement. Nous nous souviendrons toujours de lui, comme un adorable garçon, très débrouillard et excellent danseur !

Dernière photo avant le départ pour l’aéroport

L’enregistrement des bagages fut étonnamment très, presque trop, facile. Petit conseil : méfiez-vous des pots de confiture à la mangue, cela peut être pris pour des explosifs. En revanche, la voie est libre pour voyager avec un coupe-coupe (machette de jardinage) dans la valise. 8h de vol plus tard, nous posons enfin les pieds en France.

Même si nous sommes heureux de retrouver nos proches, nous ne pouvons oublier cette expérience incroyable que nous venons de vivre tous ensemble. L’hospitalité et la joie des Béninois, leur simplicité et leur sens du partage, les multiples paysages (les collines, le fleuve, les villages, les rues et les maisons en terre…) et visages que nous avons côtoyés resteront pour toujours dans nos mémoires et dans nos cœurs.

 

Cette mission nous a tout d’abord permis d’ouvrir les yeux sur les réalités du monde. Le Bénin est un pays en développement, pas beaucoup de grandes multinationales mais des petits commerces flamboyants. Une population qui vit dans la pauvreté certes (le salaire d’un Béninois tourne autour de 500 000 CFA par jour) mais qui se bat pour s’en sortir. Pour preuve, nous n’avons croisé aucun mendiant dans les rues, tout ceux qui s’y trouvent travaillent dur comme fer pour vendre leurs produits et récoltes. Le travail est synonyme de vie ici et la persévérance prend tout son sens. Nous sommes également marqués par la force de la jeunesse béninoise, désireuse d’apprendre, de progresser, de se construire un avenir meilleur. Face à eux, nous n’avons qu’un seul désir : les aider. Nous prenons aussi conscience de notre chance en France, nous invitant à relativiser et moins nous plaindre.

 

« Mon retour en France a été plus compliqué que l’arrivée en Afrique. J’ai eu une sorte de remise en question et un sentiment de culpabilité de retrouver mon confort et mon mode de vie européen (douche chaude, lit douillet avec couette, bons petits plats…) tout en pensant à tous ceux que nous avons laissés dans leur village et la précarité de leur quotidien. »      Rose-Anne

La découverte de la vie de l’église béninoise a été aussi une vraie source d’enrichissement spirituel. La ferveur des chants qui imprègnent les messes, la  grande dévotion à la Vierge Marie et la foi vivante des Béninois, malgré des églises à peine construites, parfois nous a aidés à prier, comprendre la vérité de Parole de Dieu et vivre l’universalité. Le Bénin est pour nous, Français, un beau modèle de laïcité, de cohabitation et de vivre ensemble entre toutes les religions.

 

Cette mission nous a permis enfin de nous ouvrir aux autres, par l’accueil, le partage, le don de soi et la générosité. Nous n’oublierons jamais les sourires des enfants et leurs milliers de câlins, toutes ces petites mains qui se sont ouvertes pour nous accueillir ou simplement pour nous saluer lors de nos différents trajets. Cette chaleur humaine béninoise continue à nous suivre au-delà des frontières. En effet, lors de nos divers départs, nous ne pouvions échapper à la case « échange de contacts ». Petite appréhension quant au retour en France et nos notifications Facebook et WhatsApp. Cette dernière est justifiée car nombreux sont les « Bonjour », « coucou », « bonne arrivée ? » accompagnés de quelques photos parfois. Cela illustre bien le fait que notre présence n’a pas été transparente.

 

« Cette mission m’a permis de me déconnecter de mon confort, de ma petite personne, de mon téléphone portable… pour me reconnecter à l’essentiel : aimer Dieu et aimer le prochain. Et cela procure une joie inestimable. Se donner, donner et recevoir en retour, plus que ce qu’on aurait espéré. De retour du Bénin, je me sens grandie, humainement, spirituellement et aussi professionnellement. Je suis riche de nouvelles amitiés et de valeurs à fructifier. »        Lucy

 

Pour conclure, un seul mot nous vient à la bouche : MERCI.

MERCI à chacun de vous de nous avoir suivi tout au long de cette magnifique et riche aventure. Mais également remercier nos donateurs qui nous ont permis, grâce à leur générosité, à mener à bien, matériellement, les projets. MERCI à l’association AED et en particulier à Claire et Emmanuelle.

 

Priez pour le Bénin et particulièrement pour le diocèse de Dassa Zoumé, la paroisse du père Ambroise à Soclogbo et l’internat de Takon à Porto Novo qui nous ont accueillis !

L’équipe AED MISSION – Bénin 2019

 

Rédacteurs : Rose-Anne et Lucy

Mercredi 31 juillet : Les apprentis médecins

Notre troisième journée au camp de Dbayeh a commencé par la messe avec les moines à 7h30. Nous avons ensuite petit-déjeuné chez les sœurs, où nous avons pu déguster différentes confitures (abricots, figues, poires) et retrouvé notre beurre Président (vive la France !). Le groupe s’est divisé en quatre : nous (Anne-Claire et Blandine) à la couture avec Caritas. Nous avons cousu à la main une boite à mouchoirs avec les femmes participant à l’atelier.

 

Ayant fini notre activité à 10h45 au lieu de 13h, nous avons donc dû patienter dans la rue. A ce moment-là est arrivé un monsieur en moto portant un tee-shirt où était marqué “Delivery”. Blandine suppose donc que c’était un livreur venu apporter quelque chose à l’ONU, mais Anne-Claire n’y croit pas du tout ! Malheureusement nous ne saurons jamais le fin mot de l’histoire ! Après quelques minutes d’attente, nous avons entendu ce qui nous semblait être des coups de feu. Nous sommes reparties en hâte chez Caritas ! Nous avons appris après coup qu’il s’agissait en fait de feux d’artifice, tirés pour fêter les résultats de la deuxième session du bac. Que d’émotions en ce mercredi matin !

Heureusement, Georgette nous avait préparé un délicieux plat composé d’aubergines farcies à la viande hachée. En dessert, un gâteau au chocolat accompagnait le café.

L’après-midi, nous nous sommes séparés en deux groupes. Nous étions cinq à la clinique du camp pour assister le docteur Elie Sakre dans ses rendez-vous. Photo du haut de la porte de la clinique (voir Adrian).

La clinique est parrainée par l’université slovaque Sainte Elizabeth. Plusieurs docteurs y viennent bénévolement (seuls les frais de transports leur sont remboursés) pour faire des consultations. Le docteur Sakre, cardiologue, vient au camp quatre fois par semaine. Nous avons trié des médicaments, fait un électrocardiogramme, regardé à travers un otoscope, écouté notre cœur et appris à prendre la tension manuellement. Nous avons aussi testé la balance, mais malheureusement les résultats ne nous ont pas satisfaits ! L’accumulation de nourriture libanaise de ces deux dernières semaines s’est révélée à nos yeux (et ça fait mal !). A 18h, nous avons assisté au spectacle des enfants de la colonie où nous avons pu déguster des man’ouché au fromage préparés par des femmes du camp.

Anne-Claire et Blandine

Lundi 29 juillet: nouvelle maison pour une nouvelle mission

 

Il est 9h lorsque nous arrivons dans le camp de Dbayeh, au nord de Beyrouth. Nous nous dirigeons alors vers le monastère maronite, qui nous accueille pour cette nouvelle semaine de mission. En montant au monastère, nous sommes émerveillés par la vue : Que demande le peuple ?

Une vue plutôt accueillante au monastère des moines maronites qui surplombe le camp !

 

Après s’être installés dans notre nouvelle maison, nous descendons dans le camp pour rencontrer les petites sœurs de Nazareth : Sœur Magda (pour Magdalena) et Sœur Martine, deux petites sœurs belges dont l’accent nous fait voyager (vive les frites !!).

Sœur Martine nous a emmenés faire un tour dans le camp sous un soleil de plomb. Nous nous sommes baladés dans les petites ruelles séparant les maisons. Nous en apprenons un peu plus sur l’histoire du camp.

Le camp de Dbayeh, au premier plan

 

Petite histoire du camp :

Le camp a été fondé en 1950. Il était alors entièrement habité par des chrétiens palestiniens et libanais. Depuis la guerre en Syrie, une centaine de familles musulmanes syriennes sont venues s’y installer. La cohabitation entre les trois communautés est parfois compliquée, et le souvenir de la guerre au Liban (ou peut-être guerre civile) se fait ressentir. Le camp compte aujourd’hui plus de 2 500 personnes.

Sœur Magda est un pilier du camp. Mario la surnomme « la sainte » ! Elle est présente dans ce camp depuis 1970. Dans les rues tout le monde la salue et lui propose d’entrer boire un café (Fatdalo !). Sa grande disponibilité est impressionnante ! Les conversations sont d’ailleurs souvent entrecoupées par l’arrivée de personnes sonnant à la porte des sœurs, pour soigner des petits bobos ou juste pour discuter.

Les voisins apportent également de la nourriture pour “l’armée” que nous sommes. En effet, ils ont remarqué que nous étions nombreux et ont décidé de venir en aide aux sœurs. Or, comme convenu, Georgette nous prépare le déjeuner tous les jours. Un midi, nous nous sommes donc retrouvés avec 3 grands plats d’aubergines à la viande hachée, une énorme casserole de riz, un plat de “chaussons” farcis aux légumes, et un plat palestinien fait par « Tante » Zakiyeh chez qui Flora, Pierre et Mario sont allés faire le ménage. Nous nous régalons donc tous les jours !!

L’après-midi, nous nous sommes divisés en deux groupes : un avec Sœur Magda pour des visites, l’autre avec Sœur Martine pour trier des vêtements, préparer des sachets de nourriture pour des familles et remplir des sachets de sucre (nous avons divisé 75 kg en petits paquets d’1 kg  !!!)

 

A 17h, nous avons rejoint le bureau des JCC (Joint Christian Committee), où nous attendaient une quinzaine de jeunes et leur responsable Elias. Ce groupe encadre bénévolement une colonie de plus de 100 enfants et jeunes adolescents du camp. Nous nous sommes tous présentés et avons pu échanger sur la vie de certains encadrants palestiniens et sur l’avenir qu’ils espèrent avoir.

Le soir, nous avons regardé le film Capharnaüm, qui a été tourné à Bourj Hammoud et dont les sœurs de la Charité nous avaient longuement parlé car il reflète vraiment la réalité du quartier. Merci Sœur Martine de nous avoir prêté le DVD !

Notre première nuit chez les moines maronites s’est passée dans la fraîcheur et l’obscurité, contrairement à nos nuits passées à Nabaa, où il faisait très chaud. Le seul inconvénient est l’odeur de fumier qui nous accueille lorsque nous remontons après notre journée !! (Une pépinière se trouve en contrebas)

À bientôt !

Anne-Claire & Blandine

28/07 – 02/08 : De Bareilly à Kathgodam

                  Après avoir célébré la fête paroissiale en l’honneur de saint Alphonse, saint patron du diocèse, nous dûmes quitter avec émotion les enfants de l’école, les prêtres, l’évêque et toutes les personnes qui nous avaient si bien accueillis. Ce fut un premier pincement au cœur, que de dire au revoir à ceux grâce à qui nous avons passé deux semaines si intenses. Malgré tout, nous fûmes heureux de prendre le bus pour Kathgodam où d’autres élèves nous attendaient avec impatience à l’école Sainte Theresa. Au long du trajet, nous avons pu admirer les paysages et en arrivant près de notre destination, ce sont les montagnes qui nous ont impressionnés ! Un décor magnifique s’offrait à nous.

 

Notre vue des montagnes à l’arrivée ! Nous avions la chance d’avoir un superbe soleil. 

 

 

Sont-elles pas belles ?

 

 

                  A la sortie du bus à Kathgodam, nous avons été touchés par l’accueil que nous ont réservé les sœurs de la paroisse. Tour à tour, les religieuses nous ont tracé un point sur le front avec de la sève de bois de Santal colorée. C’est ainsi que les Indiens de l’Uttarakhand accueillent traditionnellement leurs hôtes.

Notre fort sympathique comité d’accueil devant la maison paroissiale de Kathgodam

                  Dès le lendemain, nous avons parcouru les classes de l’école et, comme à Bareilly, les enfants sont fous de joie à l’idée de faire notre connaissance. En revanche, à la différence de la Bishop Conrad, les élèves sont plus de 70 par classe ici ! Avec de tels effectifs, il est parfois difficile d’avoir le calme. Au programme : apprentissage du rugby aux élèves de terminale, visites dans les classes, échanges culturels, discussions, cours de français… Grâce au père Royal, le directeur de l’école, nous avons pu échanger avec les élèves, fiers de nous montrer leurs talents : danse, musique, sport… Le concours de danse du mercredi fut un moment particulièrement festif, où nous avons eu l’occasion de danser avec les Indiens et d’apprendre à danser comme eux (certains l’avaient fait en cours de danse mardi aussi).

Les costumes sont toujours aussi beaux !

                  La ville de Kathgodam est un lieu unique. Perchée sur de hautes collines (que nous avons, de prime abord, prises pour l’Himalaya), elle semble plus tranquille que ne l’était Bareilly. Toutefois, cette première impression est bien vite tombée en miettes lorsque nous sommes allés visiter le marché traditionnel, mercredi 31 après-midi. Accompagnés de quelques professeurs, nous avons déambulé dans le quartier marchand haut en couleurs de la ville et nous avons vu des dizaines d’échoppes accumulées, senti les odeurs épicées, été assourdis par les bruits, etc. Nous y avons découvert une partie de l’Inde véritable ; d’autant plus que nous y sommes allés en tuk-tuk. On ne peut pas faire plus local !

 

 

Bienvenue dans la rue ! Ici, ça vit !

 

 

 

                  A notre retour, nous avons cuisiné un repas français pour les sœurs et les prêtres qui nous accueillaient. Au menu : poulet mariné, ratatouille, écrasé de pommes de terre à l’ail et aux herbes, crêpes et mousse au chocolat. Les sœurs et les prêtres étaient très touchés de partager ce moment avec nous, et nous aussi d’autant plus que nous avons accompagné ces mets de vin, fait rare en Inde où l’on boit très peu d’alcool. Les sœurs en particulier ne boivent pas et ont beaucoup aimé cette petite entorse. L’une d’entre elles, dont c’était l’anniversaire, qui plus est, nous a fait un petit discours très émouvant, qui a donné à quelques-uns d’entre nous les larmes aux yeux.

On s’active bien en cuisine !

               Nous approchons de la fin de notre périple. Ravis d’avoir découvert ce pays, nous souhaitons vivre intensément les derniers jours et profitons de chaque instant au maximum.

Cyprien pour l’équipe Inde

2ème temps de la mission : internat de Takon

Après les milles au revoir chaleureux à Dassa avec le Père Ambroise, nous avons pris la route vers Cotonou. Évidemment, la route fut longue et plus ou moins éprouvante, selon les places dans le mini-bus. A mi-chemin, nous nous sommes arrêtés pour récupérer le Père Romuald.

Arrivés chez Marcelin près de Cotonou, nous avons déposé quelques bric-à-brac et en retour, nous avons pris les 2 autres enfants de Marcelin. Dès lors, les secondes dans le mini-bus se sont faites ressentir, par des fourmis dans les jambes et la chaleur accablante. Finalement, nous sommes arrivés tard dans la soirée et avons été reçus par la directrice de l’orphelinat.

Cette nouvelle mission consiste à rénover l’école située au sein de l’orphelinat dans la matinée (tapissage, peinture et décoration).

Tous à l’œuvre !

L’ensemble de l’équipe, entourée des peintres, couturières et directrices

Puis, après le déjeuner et un temps de sieste, l’objectif est de donner aux internes des cours particuliers de français, mathématiques et informatique pendant 2 heures et de finir la journée avec des activités plus ludiques : foot, basket et cuisine. Les internes sont âgés de 7 à 20 ans. Notre premier ressenti a d’abord été de constater le calme des locaux. Ici, personne n’est pressé et tout se fait délicatement.

La tradition dit qu’à chaque arrivée dans un nouveau village, nous sommes présentés au Roi et à sa cour. Nous avons profité de cet échange pour en connaître un peu plus sur l’histoire du village. En effet, le Royaume de Takon compte 15000 habitants et existe depuis les années 1700. La présence de certains cultes traditionnels comme le vaudou est très présente. D’ailleurs, nous avons pu passer près d’un temple vaudou et échanger avec Olivier, le guérisseur du village. Le clergé, comme tous les Béninois, croit dur comme fer au vaudou. Par tradition, le père a même béni nos chambres afin de repousser les mauvais esprits.

Visite chez le Roi de Takon

Mercredi 24 juillet, nous avons effectué une visite dans une ferme d’arthémésia. Celle-ci est une plante qui prévient contre le paludisme. L’arthémésia se prend sous forme de tisane matin et soir. Au Bénin et dans d’autres pays en Afrique, ce traitement préventif se développe de plus en plus. Par ailleurs, cette ferme est tenue par un couple de Français, venus combattre le paludisme. A cette occasion, nous avons fait la rencontre de scouts de France, qui sont aussi venus effectuer une mission humanitaire.

Le samedi fut pour nous la journée de détente qui commença par une balade en pirogue sur le fleuve de l’Ouémé, non loin de Porto Novo. Une grande première pour la plupart d’entre nous ! Cette balade fut l’occasion de découvrir un village de pêcheurs, où nous débutons sa visite par son incroyable église, puis de son dispensaire. Avant de repartir, nous écoutons attentivement un sage venu nous conter l’histoire de l’endroit. Après le déjeuner nous prenons le temps de découvrir Porto Novo grâce à notre super chauffeur Marcelin.

Après une semaine passée aux côtés des enfants, il est temps de plier bagages, le retour en France est imminent. En guise d’adieu, les pensionnaires nous ont préparé des danses et des chants en français ainsi qu’en mahi. Puis nous nous joignions à eux et dansons au rythme des instruments traditionnels.

Quelle émotion au moment de se quitter, malgré la courte durée de notre séjour à Takon. En effet, nous avons appris à connaître des jeunes plutôt discrets au début qui se sont dévoilés petit à petit au fil des activités. Mais comme dit la chanson : « Ce n’est qu’un au revoir » !

 

Rédacteurs : Stanislas et Vincent

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