Voilà 6 jours que notre petite équipe, formée par Brieuc, Yoann et Marguerite, est arrivée chez les sœurs de la Charité à Qusiya. Il est grand temps que nous vous racontions notre mission.

Imaginez d’abord un soleil, plus haut et plus chaud que celui qui éclaire tous vos souvenirs. Imaginez ensuite, une petite cour où s’élancent deux hauts palmiers. Autour de cette cour, une large bâtisse où se réfugient trois joyeuses religieuses et où se retrouvent enfants, jeunes et même officiers de police ! Imaginez enfin, au détour d’une rue envahie par la poussière et les tuk-tuk qui slaloment entre les étalages de pastèques, un quartier aux allures de labyrinthe qui abrite les familles les plus pauvres de la ville : le quartier de Zarabi.

C’est là que nous nous rendons, dès le lendemain de notre arrivée. Sœur Elisabeth, supérieure de la communauté, nous présente un jeune père de famille qui nous demande si nous pouvons couvrir le sol de sa maison en terre battue avec une couche de ciment. Le chantier s’organise entre les sœurs et Said, un grand ami de la communauté, très habile de ses mains. Jeudi matin de bonne heure, Brieuc et Yoann s’en vont avec d’autres ouvriers pour manier pelles, truelles et brouettes. Ce fut une profonde joie d’avoir pu apporter une aide concrète à cette famille de cinq enfants, qui nous a témoigné une reconnaissance particulièrement touchante.

Fidèles à la mission des Filles de la Charité et à l’esprit de service des plus pauvres, initié par Saint Vincent de Paul, les sœurs de Cocilia tiennent un dispensaire où sont assurés les soins de base pour les plus démunis : leurs locaux regroupent médecins, dentistes, ophtalmologues, kinés et infirmières de qualité à qui nous avons pu prêter main forte.

Pendant que les garçons cimentent le sol de la maison, Marguerite, de son côté, est réquisitionnée au dispensaire tenu par les sœurs et apprend auprès de Sœur Bachayère à soigner les blessures et changer les pansements. Les garçons ont pu également apporter leur aide. Nous avons été marqués par la véritable charité vécue dans ses murs et la joie des patients pourtant très pauvres.

Cette petite semaine passée en trio nous a permis de nouer de belles amitiés, non seulement avec les sœurs, mais également avec toutes les personnes qui font vivre leur maison : les couturières, les enfants qu’elles accueillent, ainsi que les jeunes catholiques qui se retrouvent le soir autour d’une boisson fraîche. Nous avons été touchés par l’accueil systématiquement enthousiaste et généreux qu’ils nous réservaient.

Aujourd’hui, dimanche, jour de repos, Said nous a emmenés passer la journée dans la ferme tenue par sa sœur. Nous y avons été à nouveau royalement reçus entre la balade à dos de Houmar ou à dos de tracteur assez folklo et le repas typiquement égyptien en tenue traditionnelle, coupée chez le tailleur du village.