Après avoir célébré la fête paroissiale en l’honneur de saint Alphonse, saint patron du diocèse, nous dûmes quitter avec émotion les enfants de l’école, les prêtres, l’évêque et toutes les personnes qui nous avaient si bien accueillis. Ce fut un premier pincement au cœur, que de dire au revoir à ceux grâce à qui nous avons passé deux semaines si intenses. Malgré tout, nous fûmes heureux de prendre le bus pour Kathgodam où d’autres élèves nous attendaient avec impatience à l’école Sainte Theresa. Au long du trajet, nous avons pu admirer les paysages et en arrivant près de notre destination, ce sont les montagnes qui nous ont impressionnés ! Un décor magnifique s’offrait à nous.

 

Notre vue des montagnes à l’arrivée ! Nous avions la chance d’avoir un superbe soleil. 

 

 

Sont-elles pas belles ?

 

 

                  A la sortie du bus à Kathgodam, nous avons été touchés par l’accueil que nous ont réservé les sœurs de la paroisse. Tour à tour, les religieuses nous ont tracé un point sur le front avec de la sève de bois de Santal colorée. C’est ainsi que les Indiens de l’Uttarakhand accueillent traditionnellement leurs hôtes.

Notre fort sympathique comité d’accueil devant la maison paroissiale de Kathgodam

                  Dès le lendemain, nous avons parcouru les classes de l’école et, comme à Bareilly, les enfants sont fous de joie à l’idée de faire notre connaissance. En revanche, à la différence de la Bishop Conrad, les élèves sont plus de 70 par classe ici ! Avec de tels effectifs, il est parfois difficile d’avoir le calme. Au programme : apprentissage du rugby aux élèves de terminale, visites dans les classes, échanges culturels, discussions, cours de français… Grâce au père Royal, le directeur de l’école, nous avons pu échanger avec les élèves, fiers de nous montrer leurs talents : danse, musique, sport… Le concours de danse du mercredi fut un moment particulièrement festif, où nous avons eu l’occasion de danser avec les Indiens et d’apprendre à danser comme eux (certains l’avaient fait en cours de danse mardi aussi).

Les costumes sont toujours aussi beaux !

                  La ville de Kathgodam est un lieu unique. Perchée sur de hautes collines (que nous avons, de prime abord, prises pour l’Himalaya), elle semble plus tranquille que ne l’était Bareilly. Toutefois, cette première impression est bien vite tombée en miettes lorsque nous sommes allés visiter le marché traditionnel, mercredi 31 après-midi. Accompagnés de quelques professeurs, nous avons déambulé dans le quartier marchand haut en couleurs de la ville et nous avons vu des dizaines d’échoppes accumulées, senti les odeurs épicées, été assourdis par les bruits, etc. Nous y avons découvert une partie de l’Inde véritable ; d’autant plus que nous y sommes allés en tuk-tuk. On ne peut pas faire plus local !

 

 

Bienvenue dans la rue ! Ici, ça vit !

 

 

 

                  A notre retour, nous avons cuisiné un repas français pour les sœurs et les prêtres qui nous accueillaient. Au menu : poulet mariné, ratatouille, écrasé de pommes de terre à l’ail et aux herbes, crêpes et mousse au chocolat. Les sœurs et les prêtres étaient très touchés de partager ce moment avec nous, et nous aussi d’autant plus que nous avons accompagné ces mets de vin, fait rare en Inde où l’on boit très peu d’alcool. Les sœurs en particulier ne boivent pas et ont beaucoup aimé cette petite entorse. L’une d’entre elles, dont c’était l’anniversaire, qui plus est, nous a fait un petit discours très émouvant, qui a donné à quelques-uns d’entre nous les larmes aux yeux.

On s’active bien en cuisine !

               Nous approchons de la fin de notre périple. Ravis d’avoir découvert ce pays, nous souhaitons vivre intensément les derniers jours et profitons de chaque instant au maximum.

Cyprien pour l’équipe Inde