Dernier Jour à Abu Gosh… finition des travaux !

La tranchée est terminée, maintenant il faut faire passer les câbles, la reboucher, niveller le sol et remettre du gravier. Alixe, Pierre, Augustin-Chef et moi-même pelletons avec ardeur… Job accompli!

Le chemin de gravier commencé dans le jardin du haut continue, il s’agit de travaux laborieux car en plein soleil et demandant beaucoup de force physiquement. Mais étant des volontaires hors-pairs, Claire, Pénélope, Sophie, Augustin M, Marie, Amaury, et Lisa, travaillent d’arrache pied et réussissent à avancer chaque jour un peu plus !

La tranchée finie, et n’aimant pas être au chômage, nous continuons par le nettoyage des palmiers. Malgré de nombreux débats enflammés, nous ne sommes pas d’accord : le palmier est-il un arbre ou une plante ? Car en effet, un tronc de palmier n’est constitué que de palmes coupées… enfin toujours est-il que c’est difficile et fatiguant d’aller couper des palmes à 15 m de haut, et que Julien le volontaire d’Abu Gosh fait ca en un tour de main avec un crochet, mais nous n’avons pas son entraînement… Résultats : Quelques palmes coupées pour Alixe et Augustin V., aucune pour Bénédicte !

Echec des essais de Bénédicte, malgré l’aide d’Augustin V qui se pend aux palmes comme un singe pour rendre la coupe plus facile!

Après le marteau piqueur, nouvelle passion d’Alixe pour les palmiers!

Augustin V., n’hésitez pas à faire appel à lui si vous avez des palmiers à couper, il s’y connaît maintenant!

 

La solution échelle est très appréciée, et Augustin V, en vénérable chef, monte là-haut, et parvient à couper toutes les palmes mortes, mais cela demande beaucoup de force et d’agilité.

Bref, l’après midi se continue avec d’autres palmiers à nettoyer (Augustin M se dévoue pour les plus hauts) , des nèfles à ramasser, des carreaux à laver, et d’autres palmiers bien plus petits et accessibles à nettoyer. Mais rien de bien long, ce qui nous permet de nous reposer et de faire des courses au magasin du couvent pour ramener des souvenirs.

Augustin M, qui joue au Roi Lion avec sa nouvelle queue en palmier, et qui goûte « juste un grain  » de raisin. « Juste un » n’est pas tout à fait exact… 😉

Le soir, les moines nous invitent à leur tour chez eux (entre les sœurs et les moines c’est un peu à qui aura le meilleur pique-nique et la meilleure ambiance !), et nous dînons agréablement dans leur cour. Frère Olivier nous fait goûter son muscat : délicieux… et corsé ! Il nous apprend en riant, une fois que nous avons fini de le boire, que le raisin a été pressé par les pieds de soldats israéliens (beaucoup de soldats viennent rendre visite aux moines, car dans leur formation ils « doivent » rencontrer un religieux catholique. Ce qui permet de leur faire découvrir ce merveilleux coin de paradis qu’est Abu Gosh, et de nouer de belles amitiés avec les frères). Pour nous qui avons vécus en Palestine et vu la situation difficile des palestiniens, c’est une anecdote inoubliable, pleine d’ironie et en même qui nous oblige à prendre du recul avec sagesse sur notre avis personnel du conflit!

Il faut dire qu’ici, à Abu Gosh, nous découvrons un autre regard sur l’Israël et la Palestine. Le monastère contient les seuls catholiques de la ville, le reste étant des musulmans et des juifs. Abu Gosh est une exception en terre israélienne: les arabes musulmans ont décidé de rester vivre ici, et les juifs ont accepté une cohabitation pacifique.  Des rencontres sont organisées entre juifs et musulmans, entre jeunes et moins jeunes, et permettent de continuer une vie prospère. Le Monastère est le témoignage de cette paix : les moines ont de bonnes relations avec tout le monde, et pour la dernière ordination diaconale (celle de Frère Olivier), se sont côtoyés à la messe et à la réception les soldats israéliens, les musulmans, les juifs, les orthodoxes, différentes personnalités politiques… C’est une vraie leçon de vie pour nous de voir que la cohabitation pacifique est possible.

Article rédigé par Bénédicte