Dimanche soir repartaient les jeunes du diocèse de Parakou venus passer quelques jours à Ouidah. Nous avons fait la fête avec eux, à la mode béninoise, et découvert le concept de la « performance » : interpréter, en play-back, une chanson à plein volume pendant que d’autres vont chercher des cavaliers et dansent sur scène. C’est ainsi que les jeunes béninois se trémoussaient sur du Maître Gims ou Reseaunet deu niska. Nous avons ensuite interprété « J’irai où tu iras » puis « Quand la musique est bonne » en dansant le rock (et la macarena), histoire de faire bonne figure et de montrer que les Français ont aussi leur danses 😉

Après cette mémorable soirée, la journée de lundi fut tranquille, nous avons pu nous promener dans la ville de Ouidah. Alors que certains allaient au temple des pythons, d’autres visitaient la caserne des pompiers. L’occasion de découvrir encore d’autres facettes du pays.

Le temple des pythons consiste en une enceinte au cœur de la ville, en face de la Basilique, dans laquelle évoluent une cinquantaine de pythons. Animaux à sang froid, au métabolisme lent, ils sont lâchés en liberté tous les mois pour qu’ils aillent chasser en ville ; ils reviennent le lendemain, repus, pour digérer leurs proies.

Les visiteurs peuvent alors « jouer » avec eux, sans risque de strangulation.

Trois d’entre nous, peu convaincus par les reptiles, sommes allés nous promener dans la ville ; le chef de la caserne, que nous avions déjà croisé un peu plus tôt, nous a invités dans son bureau pour échanger ; l’occasion de découvrir que les pompiers sont tous militaires au Bénin, au nombre de 1200, malheureusement peu équipés. Toutefois ils ont un véritable esprit de corps et la même devise qu’en France : sauver ou périr.

Photo souvenir avec le Sergent-Chef Gildas Adanmado

Et nous voilà déjà en train de faire nos valises…