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Y a d’la joie à Sedfa !!!

Lundi 16 juillet, Philou et les deux Marie partent pour Sedfa au sud d’Assiout passer la semaine chez les Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul. A peine les portières de la voiture ouvertes, nous sommes entourés d’une marée d’enfants venant à notre rencontre pour nous saluer. La maison des Sœurs se trouve en plein village et comprend deux cours dont l’une où se trouve l’Église. C’est le centre de vie de la paroisse, le lieu où se retrouvent tous les chrétiens : les enfants pour jouer, les adultes pour boire un thé, les jeunes pour une partie de foot ou de volley, les groupes de prières (MEJ) pour se rencontrer. Les sœurs sont trois et de trois continents : Espagne, Équateur et Égypte ! La discussion nous est grandement facilitée par le fait que le français soit la langue de la communauté, ce qui nous a permis d’échanger assez longuement au sujet de la situation politique, sociale et religieuse. Leur accueil a été très chaleureux et elles se sont réjouies de chaque prolongement de notre séjour, passé progressivement de deux jours à une semaine.

Les sœurs nous ont également présenté leurs différentes activités : garderie, école maternelle, dispensaire (spécialisé dans le traitement des brûlures, des soins ophtalmologiques et otiques), activités pour lesquelles nous avons prêté main forte à l’occasion.

Comme l’a rapporté la sœur Salwa, l’objectif de notre mission n’était initialement pas tout à fait clair pour elle mais c’est en nous voyant jouer avec les enfants qu’elle a compris le but de notre présence. Et de fait nous n’avons pas accompli de grandes actions mais c’est en jouant avec les enfants et en discutant avec les jeunes que nous avons apporté beaucoup de joie. Ils étaient tous heureux et même surpris de voir que de jeunes Européens donnaient de leur temps pour venir les rencontrer. Notre principale activité a été de jouer avec les jeunes enfants le soir. En fin de semaine, la soirée se prolongeait par un rassemblement autour de jeux divers : baby-foot, tournois de volley, parties de Uno, etc… pendant laquelle nous pouvions échanger avec des jeunes plus proches de notre tranche d’âges et bénéficier de quelques leçons d’arabe.

Nous avons accompagné les sœurs dans les visites qu’elles effectuent auprès des paroissiens. Nous avons ainsi rendu visite à une veuve âgée car elle vit seule dans une toute petite pièce, ainsi qu’à un jeune couple et leur nouveau-né. Les sœurs lui ont offert la médaille miraculeuse de Sainte Catherine Labouré, illustre Fille de la Charité. Ayant été aperçus sur le chemin, nous avons été invités dans la foulée par toute la famille !

Nous nous sommes rendus en touk-touk (baptême du taxi local qui ne manque pas de charme) avec la sœur Salwa à Gézira, un village où elle fait la catéchèse aux femmes. Pendant ce temps, nous avons joué avec les enfants à la tomate, à la gamelle et autres entre les ânes et les figuiers. Ce fut également l’occasion de préparer une semaine de mission que les sœurs, avec un groupe du MEJ, organisent auprès des femmes et des enfants.

 

Nous avons quitté Sedfa, avec la ferme intention de retrouver un jour cette grande famille qui nous a si chaleureusement accueillis.

Un séjour marquant à Kom Boha pour Maïwenn & Anne-Claire

À Kom Boha nous avons été accueillies par sœur Amal et sa grande gentillesse, un super gâteau nous attendait à l’arrivée !

Dès notre premier matin nous avons goûté une spécialité de Kom Boha ; le Kiershk, une boule faite de blé et de lait, qui se mange après l’avoir plongé dans le thé pour le ramollir. Les gens du village en mangent tous les matins pour avoir la force de travailler aux champs. Ce fut le premier plat égyptien que nous n’avons pas aimé, ce qui a bien fait rire Abouna Makarios qui nous l’a servi.

Tous les matins, nous allions jouer avec les enfants du village dans la cour de l’église. Il nous fallait alors déployer des trésors d’imagination pour nous faire comprendre des enfants et organiser des jeux avec eux. Nous avons réussi à dépasser la barrière de la langue pour communiquer, échanger et apprendre des jeux égyptiens comme français (un, deux, trois, soleil notamment). Les enfants avaient toujours très envie de jouer avec nous et nous nous sommes vite attachées à eux, même si nous n’avons pu retenir tous les prénoms.

Certains matins, nous avons également aidé Sœur Amal en donnant des cours de français à Madonna et Nargis, deux postulantes qui vivent avec la sœur.

Les après-midis étaient occupés par la petite sieste traditionnelle des heures chaudes, puis nous accompagnions Sœur Amal dans la visite des familles. Cette expérience nous a particulièrement touchées. À chaque maison, les familles nous accueillaient avec une gentillesse débordante, souvent surprises que de jeunes européennes viennent dépenser du temps en Égypte pour les rencontrer. Toujours très heureux de nous rencontrer, ils voulaient tous nous recevoir chez eux pour nous présenter leur vie et nous intégrer à leur communauté. Nous avons ainsi vu le boulanger en plein travail, les couveuses de poussin, certaines familles nous montraient les vaches dans la maison et insistaient même pour que nous les prenions en photos, d’autres nous faisaient visiter avec fierté la maison en travaux de futurs mariés. C’est avec beaucoup de spontanéité qu’ils nous montraient leur joie, mais aussi avec le même naturel qu’ils nous ont partagé leurs peines et leurs difficultés. Nous sommes allées à la rencontre de femmes seules ou endeuillées, de personnes malades…

Le samedi matin, Sœur Amal nous a emmenées aux champs prendre des photos, accompagnées par un père et ses deux enfants. Alors que nous ne devions faire que quelques photos de paysages, nous nous sommes retrouvées à prendre en photos tous les paysans travaillant dans les champs qui s’arrêtaient de travailler pour venir poser fièrement devant notre objectif. À chaque photo, plus de personnes (et d’ânes !).

Le vendredi soir, en nous promenant dans le village avec Sœur Amal, nous avons rencontré un jeune homme qui nous a conduit à une fête de veille de mariage. D’abord à la fête du futur marié, où nous avons pu admirer les hommes danser dans la rue depuis un balcon. Puis nous avons rejoint la fête de la future mariée, où cette fois, c’est nous qui avons dansé au milieu de toutes les femmes et jeunes filles qui nous encourageaient. Ce fut un vrai moment de bonheur pour nous tous de partager cet instant, immortalisé dans plusieurs de vidéos qui ont fait le tour du village ! Le lendemain, de nouveau par hasard, nous sommes tombées sur les mariés chez le photographe. 30 secondes plus tard, nous étions sur les photos officielles du mariage (la mariée en robe blanche, le marié en costume et nous, poussiéreuses et échevelées par la chaleur de la journée).

Le samedi midi, nous étions invitées à manger chez une famille égyptienne avec Sœur Amal, Abouna Makarios et Raymond (un séminariste). Ce repas nous a permis de partager un peu plus le quotidien d’une famille égyptienne chrétienne. C’était une jolie famille, dont le père et le fils, qui ont de très belles voix, ont chanté des chants arabes à la fin du repas !

Un grand merci à Sœur Amal pour son accueil et son témoignage, et à tout le village de Kom Boha (mention spéciale au monsieur qui a eu la gentillesse de nous ramener à Asyut) !

On est toujours vivants :)

Depuis Lundi, notre équipe égyptienne se retrouve séparée afin de pouvoir accomplir des missions dans différents lieux qui ne peuvent pas nous accueillir tous les 7. Ainsi Philippe et les deux Marie ont été envoyés par l’évêque à Sedfa, un village à quelques dizaines de kilomètres d’Assiout afin d’aider des sœurs sur place. Anne-Claire et Maïwenn sont parties mercredi pour Kom Boha un autre village de l’autre côté d’Assiout, également chez des sœurs.

Valentin et Samuel ont passé une semaine citadine bien au chaud (très au chaud) à Assiout avec un programme assez light, très axé sur la rencontre et le partage avec les Égyptiens. Nous avons eu la chance d’assister à deux mariages dans le rite copte catholique : le premier très protocolaire dans la cathédrale d’Assiout et un second, plus festif, dans un village alentour. Nous avons ensuite été marqués par la rencontre avec des Égyptiens de tous âges et de toutes conditions. Tout d’abord, nous avons eu la joie de rendre visite à des enfants handicapés dans une maison des Sœurs de mère Teresa à Assiout. Notre mission était d’essayer d’égayer un peu leur quotidien en jouant avec eux, en offrant des petits cadeaux. Un autre moment de rencontre privilégié avec des jeunes cette semaine a été un rassemblement de jeunes de villages voisins au centre de catéchisme d’Assiout. Au programme, différentes activités de team building et un peu de catéchèse pour nourrir les jeunes pendant ces vacances estivales. Nous avons également participé à une rencontre pour des jeunes couples récemment mariés sur le thème « Comment s’aimer en vérité dans un couple et faire fructifier son mariage ». Après quelques chants et jeux de rôle en arabe avec les couples, nous nous sommes plus focalisés sur la garde des enfants, plus adaptée à nos talents linguistiques. Mais nous avons pu avoir des échanges très intéressants avec les adultes pendant le repas, ce qui nous a permis d’avoir des opinions et des visions parfois très différentes de celles des jeunes sur la situation actuelle en Égypte.

En effet, de manière générale, les jeunes Égyptiens ont une vision négative de leur pays : au cours des échanges, c’est nous qui devions défendre la beauté de l’Égypte… Mais entre le service militaire obligatoire dans un pays toujours en guerre contre Daesh, la difficulté pour trouver du travail, même après des études, et l’économie fragile du pays, beaucoup rêvent des pays occidentaux. Les questions sur les possibilités d’aller étudier en France n’ont donc pas tardé. Mais on peut se demander si on ne se trouve pas ici face à un double fantasme : le premier au niveau de leur vision de l’Europe et ce qu’elle est réellement. Le second au niveau des difficultés de se construire un avenir à l’étranger dans un pays où le niveau d’anglais est trop souvent sommaire et où la dévaluation de la monnaie rend leur pouvoir d’achat très limité.

13/07 : Hurguada !!! A la découverte de la Mer Rouge

Après une courte sieste nocturne, c’est le grand départ pour Hurguada :plus de 6 heures de bus à travers le désert pour rejoindre la Mer Rouge.

Vers 11h, nous arrivons enfin à une petite plage à la mer bleu azur. Après moult discussions entre filles françaises et égyptiennes sur la tenue adéquate (T-shirts que les garçons ont regretté de ne pas avoir porté au vu de leurs coups de soleil), la baignade fut un vrai bonheur : observation des poissons multicolores au tuba, photos de groupes, sauts des rochers, nombreux jeux et éclats de rire, …

Nous avons également eu la joie et la chance de se faire offrir un tour en bateau équipé d’un fond en verre pour observer les poissons. Il s’est amarré quelques temps sur un banc de sable où nous nous sommes baignés.

Nous logeons le soir dans une hôtellerie tenue par des sœurs, où nous partageons ensemble une dernière soirée. Au menu : bilan dans chaque groupe, remerciements en arabe par Marron et Philou et musique traditionnelle égyptienne. Nous avons échangé beaucoup de petits mots, selfies, Facebook, numéro et bracelets…

Personne ne peut se résoudre à quitter ces amis de toute l’Egypte et clore la soirée, et les adieux se prolongent dans le minibus qui nous ramène à Asyut. Voyage épique et festif : dans un confort rustique, un dancefloor confiné mais enflammé par les Egyptiens nous apprenant à danser, et le micro vibrant au son des chansons nationales.

C’est donc exténués mais des étoiles pleins les yeux que nous sommes de retour à Asyut, motivés à bloc pour de nouvelles rencontres !!

15/07 : Une journée reposante à Assiout…

Petit réveil à 7h, nous avons eu le privilège d’assister au rite copte célébré en français par Monseigneur Kyrillos rien que pour nous.

Après le petit déjeuner, nous partons pour une visite d’Asyut, guidés par Fady et Georges, deux jeunes égyptiens avec qui nous avons sympathisé le premier soir.

Stop 1 : petit tour en barque traditionnelle sur le Nil. Le paysage est superbe, la végétation luxuriante et une petite brise nous rafraîchit. Nous avons tous beaucoup aimé : c’est le Nil tel qu’on se le représentait !

Sur le Nil

Stop 2 : musique à fond de groupes égyptiens dans la voiture, nous voilà arrivés dans la vieille ville. Nous nous sommes promenés dans de petites rues marchandes couvertes, très étroites, odorantes et bruyantes ! Consignes de sécurité : ne pas trop parler, ne pas s’arrêter, se diviser en deux groupes pour éviter d’attirer l’attention sur nous. Notre groupe de Français se remarque facilement (merci aux cheveux blonds de Maron et Philou). N.B : rassurez vous papa, maman, nulle crainte d’attentat, seulement de vider nos comptes en négociations ratées (3 foulards, 10 casseroles, 1 shisha, et quelques miniatures de sphinx).

Stop 3 : petite pause désaltérante au bord de la route dans une échoppe servant une boisson typique égyptienne à base de canne à sucre (1 verre suffit …).

A 16h30 Fady et Georges sont revenus nous chercher pour aller visionner le match dans un café rempli d’égyptiens supporters de la Croatie ! FRANCE CHAMPIONNE DU MONDE !!

Le gérant du bar nous offre un drapeau égyptien pour célébrer la victoire

Mais la vraie coupe du monde se déroula le soir, lors de matchs endiablés au club pendant lesquels Philou, Sam et Valentin ont tout donné ! Tous les enfants se pressaient pour jouer avec les garçons, football, billard égyptien, babyfoot, ils ne manquent pas d’idées pour les faire courir ! Les petites filles étaient toutes curieuses de nous rencontrer, de connaître nos noms et nous avons reçu des dizaines de sourires qui dépassaient facilement la barrière de la langue. Les plus grandes d’entre elles ont pris en main notre apprentissage de l’arabe, Mero et Joya enrichissent notre vocabulaire à chaque fois que nous venons au “club” !

Les filles et leur fan club

 

12/07 : Découverte du rite copte catholique

Jeudi 12 juillet, 4 heures du matin : le réveil est difficile mais toujours enthousiaste. Enthousiasme tempéré cependant par un départ effectif seulement une heure après l’heure fixée, c’est la souplesse de l’organisation égyptienne.

A l’issue d’une marche en silence de quelques kilomètres jusqu’au monastère Sainte Marie Deyr Al-Janadla, nous avons assisté à un magnifique lever de soleil et une visite de la chapelle taillée dans la roche. Ce monastère du Vie siècle qui surplombe la vallée du Nil et servait de refuge en cas d’inondations ou de troubles, a vu défiler les époques et en a gardé des traces, comme les yeux manquants sur toutes les fresques (en raison de la crise iconoclaste).

Après de nombreuses danses et chants en français et en arabe animés à la guitare par une des sœurs libanaises toujours enflammée, nous sommes allés porter l’espérance, habillées en blanc, aux familles endeuillées de trois prêtres récemment décédés dans un accident de voiture. Nous avons été impressionnés par l’accueil chaleureux dans ce village relativement pauvre: poignées de mains, sourires échangés, collations partagées…

Tandis qu’Anne-Claire et Maïou restent prier à l’église, les autres partent dans les familles pour apporter la consolation, chanter et prier. Nous sommes tout particulièrement touchés par la grande dignité de ces femmes tout en noir mais heureuses de nous accueillir comme des invités alors que nous étions venus les visiter. Bel exemple de communion et fraternité que ces prêtres, ces jeunes et ces villageois qui ne se connaissent pas et se réunissent pour chanter avec entrain et prier.

Nous avons ensuite assisté à notre première messe copte catholique dans le rite de St Basile le Grand, célébrée par deux évêques dans le faste des Eglises d’Orient.

Nous nous rendons illico presto à une seconde messe de près de 2h30 que nous n’avons pas vue passer, à l’occasion de la fête de St Pierre et St Paul selon le calendrier copte. Célébrée par Monseigneur Kyrillos et animée par les jeunes de Mission de Vie, l’église était bondée, débordante de jeunes enfants, de scouts et de chants aux accents orientaux dont la beauté et la vitalité nous ont emportés.

Ma’assalama ! (au revoir)

Introduction à la Mission de vie 11/07 – 14/07

Nous avons passé les 3 derniers jours (sans WiFi), à partir du mercredi 11 auprès de 120 jeunes venant de toute l’Égypte. Ils participaient à une retraite d’une semaine sur le thème « Mission de Vie ». Le but était de chercher et de comprendre ce à quoi Dieu les appelait dans leur vie de Chrétiens. Cette recherche de leur vocation s’inscrivait plus dans une démarche d’action auprès de personnes malades, pauvres ou en deuil que dans une démarche contemplative

Cette retraite était encadrée par plusieurs prêtres et religieuses, notamment des sœurs libanaises de Mission de Vie.

Au programme : suivre l’exemple de Jésus : pas de portable, des nuits de 3 heures à même le sol, des repas simples et service auprès des autres.

Nous avons été intégrés dans leur groupe et avons partagé avec eux des moments forts. Ils nous ont appris de nombreux mots et jeux égyptiens. Nous avons pu échanger sur nos différences de culture et avons eu la chance de découvrir le rite copte : une messe dynamique, pleine de chants et de vie.

11/07 : Aide à l’Eglise en détresse

Mercredi matin, le 11 juillet nous avons été pris de court « à l’égyptienne » (la première et non la dernière fois comme vous pourrez le constater) par Mgr Kyrillos et Abouna Angelos nous annonçant de préparer rapidement quelques affaires pour aller rejoindre deux jours le groupe « Mission de Vie ». Une nouvelle fois nous avons été accueillis à bras ouverts, échangeant rapidement en anglais sur de nombreux sujets. Abouna Francis, notre référent sur place, nous a aidés à prendre nos marques : lui en anglais ainsi que quelques sœurs libanaises parlant français nous ont été d’une précieuse aide. Dotés d’un bracelet, « hazaza » en arabe, d’une croix « salib » et d’un foulard marqué du logo du couvent, nous avons été répartis par 2 dans des groupes pour accompagner les jeunes dans la visite de villages et d’une maison des petites sœurs de Mère Térésa.

Maggie (Marie Z) et Sam d’une part et Anne-Claire, Valentin et Maïwenn d’autre part ont rendu visite à plusieurs familles très pauvres et ont prié avec elles. Marron et Philippe ont visité des orphelins handicapés et des vieilles dames dans une maison de mère Térésa.

Sam et Marie : nous sommes allés dans la paroisse de Dronka afin de visiter les familles chrétiennes les plus pauvres et les convier à une messe le lendemain avec Monseigneur Kyrillos. Nous avons été impressionnés par la foi qu’ils témoignaient malgré leur grand dénuement. Dans chaque maison, il y avait au moins une image du Christ ou de la vierge. Cela a été très touchant de prier avec eux, en arabe mais aussi en français.

AC, Maïou, Valou : nous avons été séparés en petits groupes pour visiter des familles très pauvres. Cela était impressionnant de comprendre leur foi car certains n’allaient plus là la messe ; ce qui ne les empêchaient pas d’être très émus de prier avec nous. Ce moment de partage s’est clôt dans la joie, par un jeu de billard sur un toit avec tous les jeunes du groupe.

Maron et Philippe :  Ces vieilles femmes et ces orphelins handicapés, même s’ils n’avaient que très rarement de visites, nous ont accueillis avec beaucoup de simplicité, de spontanéité et de chaleur. Nous avons en effet été tout particulièrement touchés par la capacité de communiquer au-delà de la barrière du langage, simplement par des sourires, des serrements de mains et des regards riches en joie.

A notre retour le soir, nous avons fait des jeux et appris quelques rudiments d’arabe. Le dîner achevé, nous avons participé à une soirée de témoignages en arabe des jeunes sur l’expérience qu’ils avaient vécue l’après-midi. Si certains ont eu la chance de se retrouver à côté de traducteurs, la plupart d’entre nous ont amèrement regretté de ne pas avoir appris la langue avant le départ. La soirée s’est terminée vers minuit et les réveils programmés pour 4h du matin pour de nouvelles aventures.

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10/07 : Premier contact avec la population locale

C’est dans la joie et la bonne humeur égyptienne que nous avons débuté notre séjour en regardant la demi-finale France-Belgique. Nous avons été guidés par Abouna (pères) Angelos et Marcos (ce dernier soutenant d’ailleurs la Belgique !), vers un foyer diocésain pour les jeunes qui diffusait le match sur un grand écran à l’air libre.

Difficile d’exprimer à quel point l’accueil des Égyptiens présents pour le match a été chaleureux : chaises immédiatement sorties à notre arrivée, public soutenant la France à grands cris. Les jeunes sont très vite venus à notre rencontre pour échanger avec nous et disputer une partie de volley, qui si elle ne fut pas glorieuse pour notre part, fut un véritable moment de rires et de joie (NB : L’honneur est sauvé grâce aux deux points de Philou).

Dès le match achevé, nous sommes allés rejoindre des jeunes participants à une session de formation d’une semaine sur le thème « mon Église » à l’évêché. Une fois de plus, nous avons reçu un accueil très spontané : des poignées de mains en bouquets, beaucoup de sourires et trop de prénoms à retenir. Par l’intermédiaire du Abouna Angelos nous servant de traducteur, nous nous sommes présentés et nous avons expliqué ce que nous souhaitions vivre des trois semaines. Nous nous sommes également prêtés à quelques pas de danses égyptiennes et à de très nombreux selfies, à défaut de pouvoir avoir de nombreuses discussions à cause du barrage de la langue.

Valou enflamme les foules

Cet avant-goût des jours à venir et toute cette chaleur humaine nous ont mis à la fois dans la paix, l’espérance et l’excitation de tout ce que nous allions encore vivre.

10/07 : Hot news

Suite à un vol agréable (plateau repas, films divers et variés…) mais fatigant, nous avons atterri au Caire peu de temps avant le lever du soleil. Peu réveillés et dans un aéroport bien plus désert que d’habitude , nous avons fourni des trésors de linguistique anglaise pour dénicher le bureau où les visas étaient délivrés.

Trois heures d’escale que nous avons meublé de notre mieux : de la belote pour les plus dégourdis d’entre nous (Sam, Philou, AC et Marie) à la sieste pour les plus fragiles (Marron, Maïwou et Valou) en passant par un goûter nocturne ou pré-petit-déjeuner pour presque tout le monde. Dans le vol interne, grande sieste collective.

Petite pose pyramide

Arrivés à Asyout, le paysage désertique et presque abandonné à plusieurs kilomètres à la ronde autour de l’aéroport nous a marqué, tout comme les nombreux chantiers laissés en friche. Dès le trajet de l’aéroport à l’archevêché, nous sommes projetés dans un autre univers culturel, riche et mouvementé : un pays où les ânes et les voitures circulent sur la même route, où les chauffeurs se dépassent par la droite sans clignotant…

C’est avec un regard malicieux et un grand sourire que Monseigneur Kyrillos nous a accueilli. Très ouvert sur notre programme pour les jours à venir, il souhaite que nous partagions des moments fraternels avec des jeunes participant à la session de formation sur le thème « Mon Eglise ». Il pense également nous envoyer par petits groupes pour des moments de partage dans les paroisses locales.

Nous vous laissons à présent pour regarder sur grand écran la demi-finale France/Belgique et partager un moment convivial avec de jeunes Egyptiens.

A très bientôt pour les prochaines news,

Le groupe Egypte dans toute sa joie.

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