Catégorie : Égypte 2019

18 Juillet – De Ranaym à Buet

Pour Anatole, Amélie et Marguerite direction Ranaym, chez sœur Nawal. En arrivant, Anatole a la mauvaise surprise d’apprendre qu’il doit faire demi-tour : en effet, dans ce quartier musulman, il est mal vu pour les hommes et les femmes de cohabiter dans le même appartement ! 

Après son départ, nous avons vécu en communauté avec la sœur. Nous avons ainsi découvert les spécialités égyptiennes telles que le riz aux vermicelles et le thé Helba. La chaleur étouffante (47 degrés !) ne nous a pas empêchées de nous livrer à différentes activités comme la réunion des femmes, les visites aux familles pauvres et les jeux avec les personnes handicapées du groupe Foi et Lumière. Nous leur avons appris des jeux français et les avons suivis dans les jeux qu’ils ont l’habitude de faire.

Lors de nos visites, nous avons eu l’occasion de rencontrer une famille en deuil et de découvrir les rituels très particuliers des condoléances dans les villages. La nouvelle du décès se répand très rapidement chez les habitants qui se rendent un par un chez la famille endeuillée.

Sœur Nawal nous a permis de visiter un monastère orthodoxe perché dans la montagne, célèbre pour ses fresques du IVème siècle. Nous avons assisté à la prière du matin, dont le rituel impose retirer ses chaussures pour pénétrer dans le lieu Saint. Avant de partir pour une nouvelle destination, nous avons déambulé dans le souk aux multiples couleurs, garni de mangues, de pain pita et de viandes en tous genres, pendues à leurs crochets. Nous avons également eu la joie de « rider un houmar ».

Trois jours plus tard, nous retrouvons notre compère Anatole pour de nouvelles aventures, chez la seconde sœur Nawal, à Buet ! Elle nous invite à une table ronde pour retrouver nos jeunes frères coptes, échanger et découvrir leurs jeux locaux. Les nuits chaudes rythmées par le dynamisme du muezzin, qui chante chaque nuit entre 2h et 5h, n’ont pas entamé notre enthousiasme. Celui de la sœur était d’ailleurs communicatif : entre jus de mangues et discussions sur la situation politique en Égypte, elle nous a permis de mieux comprendre l’esprit du pays.

Nous repartons à Assiout, comblés de ses expériences enrichissantes et heureux de retrouver ce qui est devenu notre « chez-nous ».

26 Juillet – Peintures murales à Qusiya

Après ces moments en petits groupes, l’équipe se retrouve enfin au complet à Qusiya, pour nos derniers jours de mission. Les Filles de la Charité ont en effet la gentillesse de nous accueillir tous ensemble. Ces retrouvailles ont été chaleureuses et bruyantes, témoignant ainsi de notre joie de reformer notre petite équipe. Nous avons, à cette occasion, visiter le monastère, proche de Qusiya, qui a accueilli la Sainte Famille lors de sa fuite en Égypte.

Ce monastère a le privilège d’avoir été béni par Jésus lui-même. Il s’y serait rendu en personne après sa résurrection afin de sanctifier ce lieu. Il a fait trois promesses : premièrement, que ce lieu serait toujours occupé et que des moines et moniales y célébreraient quotidiennement la messe ; deuxièmement, que le monastère ne serait jamais attaqué par les barbares ; et enfin, que tout pèlerin trouverait la paix en venant s’y recueillir. Ainsi, depuis qu’une église se dresse sur ce lieu, il a suscité de nombreuses vocations. L’autel de la chapelle de la Sainte Famille correspond à la prophétie d’Isaïe « En ce temps, il y aura un autel à l’Éternel au milieu du pays d’Égypte » (Is 19, 19). En effet, l’autel de cette chapelle se situe au cœur même de l’Égypte.

Un moine orthodoxe nous fait visiter les lieux et nous montre les anciennes cellules des moines. Après cette visite, accompagnée d’un temps de prière, nous nous rendons à la maison des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul.

Le programme de ces quelques jours, rafraîchir les murs du jardin d’enfants, salis par le temps, dans le quartier de Zarabi. Il s’agit d’illustrer les murs du hall d’entrée par des dessins colorés et de redonner de la couleur aux fresques de la salle de récréation. Nous nous séparons donc selon les talents naturels de chacun : Brieuc, Quentin et Anatole dessinent des personnages de Walt Disney sur les murs du hall, pendant que Yoann et les cinq filles s’occupent des fresques. Entre mardi et jeudi, les journées sont bien remplies. Dès 9h et jusqu’à 18h, nous nous rendons au jardin d’enfants pour retrouver nos pinceaux et nos couleurs. Les fresques et dessins doivent être achevés avant notre départ, il nous faut donc donner du cœur à l’ouvrage.

Nous parvenons à respecter la deadline et à achever tous les dessins avant vendredi midi.

Nous avons même le temps de visiter un dernier monastère catholique, dans la matinée avant notre départ de Qusiya. Ce monastère a abrité un saint évêque, mort martyr à la fin du IIIème siècle.

Les soirs, nous profitons de la présence des jeunes coptes de la paroisse, pour échanger avec eux et découvrir les alentours de la maison. Nous avons ainsi l’occasion d’effectuer une belle promenade nocturne en bateau sur le Nil, mercredi soir.

Malheureusement, c’est lorsque l’on s’acclimate vraiment à notre rythme qu’il nous faut déjà quitter cette charmante ville. Nous retournons donc à Assiout pour notre dernier après-midi égyptien. C’est le moment de ranger, nettoyer et préparer nos affaires. Les adieux avec les sœurs, ainsi qu’avec tous nos amis du club d’Assiout sont difficiles et chargés en émotion. Nous partageons une dernière tasse de thé avec notre cher évêque Monseigneur Kyrillos et organisons les derniers préparatifs.

Nous quitterons Assiout demain aux aurores et aurons normalement la chance d’aller voir de plus près les pyramides de Gizeh, avant de prendre notre avion à l’aéroport du Caire.

Malgré notre joie de rentrer en France et de retrouver nos proches, nous sommes nostalgiques et tristes de quitter ce pays qui nous a si bien accueillis. Nous repartons le cœur plein de souvenirs et nourris par toutes ces belles amitiés. Nous tenons à remercier tout particulièrement Monseigneur Kyrillos pour son accueil, sa bienveillance et son humour. Nous remercions également toutes les personnes rencontrées lors de ces trois semaines. Nous portons une pensée toute particulière à Abouna Angelos, qui a été un réel ange gardien lors de notre mission à Assiout. Nous ne les oublierons pas et les porterons tout particulièrement dans nos prières. Shukran gaziran !!

Ma’assalama

Amélie, Marguerite, Marguerite, Agnès, Quentin, Brieuc, Yoann, Anatole et Inès

21 Juillet – Trio à Qusiya

Voilà 6 jours que notre petite équipe, formée par Brieuc, Yoann et Marguerite, est arrivée chez les sœurs de la Charité à Qusiya. Il est grand temps que nous vous racontions notre mission.

Imaginez d’abord un soleil, plus haut et plus chaud que celui qui éclaire tous vos souvenirs. Imaginez ensuite, une petite cour où s’élancent deux hauts palmiers. Autour de cette cour, une large bâtisse où se réfugient trois joyeuses religieuses et où se retrouvent enfants, jeunes et même officiers de police ! Imaginez enfin, au détour d’une rue envahie par la poussière et les tuk-tuk qui slaloment entre les étalages de pastèques, un quartier aux allures de labyrinthe qui abrite les familles les plus pauvres de la ville : le quartier de Zarabi.

C’est là que nous nous rendons, dès le lendemain de notre arrivée. Sœur Elisabeth, supérieure de la communauté, nous présente un jeune père de famille qui nous demande si nous pouvons couvrir le sol de sa maison en terre battue avec une couche de ciment. Le chantier s’organise entre les sœurs et Said, un grand ami de la communauté, très habile de ses mains. Jeudi matin de bonne heure, Brieuc et Yoann s’en vont avec d’autres ouvriers pour manier pelles, truelles et brouettes. Ce fut une profonde joie d’avoir pu apporter une aide concrète à cette famille de cinq enfants, qui nous a témoigné une reconnaissance particulièrement touchante.

Fidèles à la mission des Filles de la Charité et à l’esprit de service des plus pauvres, initié par Saint Vincent de Paul, les sœurs de Cocilia tiennent un dispensaire où sont assurés les soins de base pour les plus démunis : leurs locaux regroupent médecins, dentistes, ophtalmologues, kinés et infirmières de qualité à qui nous avons pu prêter main forte.

Pendant que les garçons cimentent le sol de la maison, Marguerite, de son côté, est réquisitionnée au dispensaire tenu par les sœurs et apprend auprès de Sœur Bachayère à soigner les blessures et changer les pansements. Les garçons ont pu également apporter leur aide. Nous avons été marqués par la véritable charité vécue dans ses murs et la joie des patients pourtant très pauvres.

Cette petite semaine passée en trio nous a permis de nouer de belles amitiés, non seulement avec les sœurs, mais également avec toutes les personnes qui font vivre leur maison : les couturières, les enfants qu’elles accueillent, ainsi que les jeunes catholiques qui se retrouvent le soir autour d’une boisson fraîche. Nous avons été touchés par l’accueil systématiquement enthousiaste et généreux qu’ils nous réservaient.

Aujourd’hui, dimanche, jour de repos, Said nous a emmenés passer la journée dans la ferme tenue par sa sœur. Nous y avons été à nouveau royalement reçus entre la balade à dos de Houmar ou à dos de tracteur assez folklo et le repas typiquement égyptien en tenue traditionnelle, coupée chez le tailleur du village.

19 Juillet – Narhila, le village des palmiers

De notre côté, Greta (alias Agnès), Coton (alias Quentin) et Inès (alias Inès), nous nous retrouvons dans le petit village de Narhila, à une demi-heure au sud d’Assiout. Nous sommes chaleureusement accueillis par Sœur Thérèse et Sœur Sohir, carmélites de saint Joseph. Cette communauté est installée depuis plus de 50 ans, dans ce village au bord du Nil, où les palmiers se font nombreux, le nom même du village signifiant « Palmier ». Nous découvrons avec émerveillement « la plus belle maison de religieuses de toute la région », selon les propres mots de Monseigneur Kyrillos. En effet, depuis la terrasse, nous pouvons admirer un magnifique panorama, avec une vue imprenable sur le Nil et son rivage. Ce cadre paradisiaque est propice au calme et à la sérénité qui manquent parfois dans le quotidien très stimulant que nous avions jusque-là.

Après le temps de la découverte vient le temps du service. Nous accompagnons Sœur Thérèse pour visiter les familles les plus pauvres et les plus isolées. Notre simple présence et la prière chantée ensemble semble apporter beaucoup de joie dans ces foyers. La précarité dans laquelle certaines familles vivent ne les empêche pas de préserver leur sourire et leur bonheur d’accueillir des étrangers. Nous sommes particulièrement touchés et marqués par la générosité avec laquelle ils nous reçoivent sans cesse. Nous prenons davantage conscience du décalage qui existe entre le mode de vie occidentale et celui vécu par ces familles.

Nous rencontrons bon nombres de jeunes chrétiens du village de Narhila, avec qui nous échangeons et partageons des moments conviviaux. Nous consacrons la matinée du vendredi aux jeunes enfants de la paroisse. C’est l’occasion de leur apprendre un chant français qui leur plaît beaucoup. Ils montrent beaucoup d’enthousiasme et de talent dans la maîtrise des sonorités françaises qui leur étaient encore inconnues. Après l’effort, le réconfort, c’est le moment du jeu et du goûter. 

Pendant ces quelques jours privilégiés à leurs côtés, nous assistons les sœurs en participant à toutes les petites tâches quotidiennes, de la vaisselle à la préparation des repas, sans oublier les offices que nous avons la chance de suivre en français. Tous ces moments sont l’occasion de découvrir davantage cette branche de la congrégation des carmélites et d’avoir des discussions approfondies sur la vie en Égypte. Ces échanges se font souvent autour des bons repas concoctés par nos deux petites sœurs qui tiennent à nous faire goûter les spécialités incontournables égyptiennes. C’est ainsi que nous découvrons avec elles le « cochari », plat populaire, les mangues juteuses cultivées dans la région et le « Helba », tisane au goût un peu amer. Elles sont surprises et enchantées de voir que nous savourons tous ces mets avec beaucoup de plaisir.

Il est déjà temps de quitter cet oasis où le temps semblait s’arrêter. Nous interrompons notre dernière nuit à cinq heures, afin de profiter du splendide lever de soleil que nous pouvons admirer du haut de la terrasse. Après cette petite nuit, nous quittons les deux petites sœurs, nostalgiques de les quitter mais heureux de poursuivre notre engagement dans d’autres lieux.

14 Juillet – Massirah

Jeudi matin, nous partons tôt dans la matinée : au programme 5 heures de route, direction Fayoum, pour rejoindre 120 jeunes du Massirah. Le Massirah (« pèlerinage » en arabe) est un camp de jeunes chrétiens coptes organisé pour les aider à discerner leur vocation. Nous les avons rejoints pour les trois derniers jours de leur camp. Très vite, nous avons ressenti la paix qui les habitait après 4 jours de marche en silence, de visites dans les maisons chrétiennes qu’ils croisaient sur leur route, de formation et de discussion avec les prêtres et religieuses qui les accompagnaient.

Le soir, nous avons eu la chance de suivre la messe célébrée par l’évêque du lieu qui entama ensuite le plus grand gâteau que nous ayons jamais vu, cuisiné pour fêter les 6 ans du Massirah, et partagé en près de 200 parts !

Vendredi matin, départ de bonne heure pour profiter des seuls instants de fraîcheur de la journée sur la route du désert. Difficile de décrire la beauté du paysage qui s’offrait à nos yeux pendant que nous marchions au rythme des stations du chemin de croix…

Cette matinée hors du commun s’achève par la visite du monastère orthodoxe, point d’arrivé du pèlerinage. Vous pouvez imaginer l’émotion avec laquelle nous avons écouté les témoignages de certains jeunes revenus bouleversés de cette expérience où le silence a pu nourrir une rencontre intime avec le Christ… leurs récits plein de foi nous ont fait prendre conscience de la raison principale de notre venue en terre égyptienne : rencontrer nos frères coptes catholiques, découvrir leur foi vibrante, fortifiée par les persécutions, et témoigner ainsi de l’unité de l’Église.

Forts de cette marche sur les pas de Jésus dans le désert, nous avons, par petits groupes, apporté notre soutien dans des villages chrétiens : passant de maison en maison, nous avons eu la grâce de prier en compagnie de familles toutes plus accueillantes et émouvantes les unes que les autres.

Afin de clôturer le camp sur une note plus festive, nous sommes tous allés passer la journée du samedi dans une belle villa de l’évêché du Caire : entre jeux de ballon, jeux de cartes, sauts dans la piscine et discussions amicales, nous avons vraiment pu nous rapprocher de ces jeunes.

Dimanche à l’aube, retour à Assiout en « micro-bus », le cœur un peu triste de les quitter mais chargé de magnifiques souvenirs. Prochaine étape dans notre mission : départ en petits groupes pour prêter main-forte à trois communautés religieuses autour d’Assiout.

11 Juillet – Coup de polisch chez mère Teresa

Nous sommes déjà mercredi. Après un petit-déjeuner avec l’évêque, nous partons dans la foulée au service des sœurs de Mère Teresa. Arrivés à la maison d’accueil, nous découvrons leur mission : fidèles à l’esprit de service auprès des plus pauvres, ces sœurs prennent soin de femmes âgées dans le besoin et d’enfants handicapés. Les tâches ménagères n’étant pas sans noblesse, nous nous joignons à un groupe de jeunes volontaires coptes, pour nettoyer le bâtiment de fond en comble.L’équipe au complet avec l’autre groupe de volontaires chez les sœurs de Mère Teresa

Toujours bien accueillis par les enfants ! Quentin aux anges…


Grand nettoyage de la chapelle, Marguerite à la serpillière !

La matinée se termine dans la petite chapelle afin de confier notre mission et toutes nos intentions à celle qui donna sa vie au service des plus pauvres.

Après la traditionnelle sieste égyptienne, Sohir et sa famille nous ont permis d’assister à un magnifique coucher de soleil sur les berges du Nil, toujours en présence de policiers armés qui n’ont pas hésité à prendre un rafraîchissement avec nous, en nous expliquant l’histoire de la ville.

Nous rentrons rapidement nous coucher à la maison, un week-end très chargé nous attend.

10 juillet – Club à l’égyptienne

Après le temps de l’installation, voici venu celui de la découverte ! Notre première soirée à Assiout fut riche en rencontres : nous avons découvert que la cour de notre immeuble était le lieu de rencontres des coptes de tous âges. Entre jeux de ballon et conversations, le « club » est le lieu de multiples échanges, comme avec cette femme copte qui nous a partagé la difficulté de cohabitation avec certains musulmans et son manque de liberté.

Ces soirées nous ont permis de mieux comprendre l‘organisation d’une journée en Égypte, coupée par la sieste aux heures chaudes (entre 14 et 16h, il y fait 40 degrés!) et prolongée jusqu’à minuit et demi.


Ci-dessus, la volontaire Marguerite avec deux petites filles coptes : Emily et Lorene

Le « club » (prononcé à l’égyptienne « kloub »), est un véritable lieu de vie pour les coptes de la région. Mardi, les catéchistes de l’évêché ont organisé une journée d’animation pour plus de 200 enfants, à laquelle nous avons été invités.

Malgré la barrière de la langue nous avons pu beaucoup échanger avec ces enfants qui nous ont marqués par leur joie, leur tendresse et leur envie de communiquer. Voici quelques photos de ces heures euphoriques où nous avons répondu plus de cent fois à la question « es meh ? » (« comment t’appelles-tu? ») et marché de salle en salle, une ribambelle d’enfants accrochée à nos bras. Nous avons posé pour des dizaines de photos !

Avant de commencer les activités, chaque équipe pousse son cri de guerre !

But du jeu : faire passer la balle de ping-pong dans le verre suivant…


En sortant de l’atelier peinture/tatouage…


13h30 : l’heure de la sieste, on vous l’avait dit 😉

Au cours d’une de nos soirées passées au club nous avons rencontré des jeunes qui nous ont invités à les suivre pour une petite croisière sur le Nil… Cette sortie s’annonçait tranquille et bon enfant, mais nous étions loin d’imaginer que la police, responsable de notre sécurité, serait de la partie ! Notre barque de pêcheur se fondait parfaitement dans le décor apaisant du Nil – difficile d’en dire autant du bulldozer de la police… Malgré cette compagnie inattendue, cette petite heure en bateau typique nous a fait goûter en toute simplicité aux charmes de l’Égypte, enfant du Nil.


La barque sur laquelle nous avons navigué


L’équipe au complet !


En compagnie de George qui nous a si gentiment invités


Homélie et Gréta (bon oui vous avez reconnu Amélie et Agnès…)

7 juillet – Assiout nous voilà !

Après 24 heures de voyage, il est temps pour nous de vous livrer nos premières impressions sur notre arrivée à Assiout !

Que d’aventures depuis vendredi soir : les courses de caddie dans l’aéroport, la difficulté de trouver une position confortable pour dormir dans l’avion, le jeu de pistes pour faire tamponner notre passeport et trouver la sortie de l’aéroport, et enfin les cinq heures de minibus en compagnie de notre chauffeur Anabob qui réalisa la prouesse de combiner conduite assurée sur l’autoroute, entre ânes et chargements de patates, et le visionnage d’un match de foot derrière son volant !

Abouna (mot arabe pour « père ») Angelo nous accueille finalement avec enthousiasme à l’évêché d’Assiout pour notre premier dîner local à base de pains pitas !

Nous sommes logés dans une résidence étudiante où nous avons passé une première nuit reposante malgré la chaleur du jour que les fenêtres ouvertes ont pris du temps à chasser.

Aujourd’hui dimanche nous avons pu nous acclimater en douceur à la vie des coptes d’Assiout, en découvrant leur cathédrale et en participant à la messe du soir très musicale et vivante !

Nous avons à cette occasion rencontré une famille qui venait de faire baptiser leur bébé et nous avons été étonné de voir que celui-ci portait une petite mitre et une cape d’évêque pour symboliser son appartenance à l’Église. En effet les coptes reçoivent aussi le jour de leur baptême le sacrement de confirmation ainsi que l’eucharistie. Voyant notre curiosité la mère de l’enfant nous a même permis de prendre le petit baptisé dans les bras !

Ce soir nous aurons la chance de rencontrer les jeunes de la paroisse à l’occasion d’un match de foot qui promet d’être animé, nous espérons vous en raconter l’issue.

À très bientôt pour de nouvelles aventures !

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén