Catégorie : Inde

21 juillet: La vie du groupe

Avec les moyens du bord, les cours se succèdent. La curiosité et l’envie d’apprendre sont là! Ils stimulent l’ouvrerture d’esprit et la créativité du groupe. Chacun apprend à déployer ses talents.
Vincent, chef d’équipe, notre séminariste, se découvre entraîneur de jeunes et professeur de sciences. Il régale chacun grâce à la guitare et a son sourire aussi franc que roux.
Il veille aussi à la dimension spirituelle de cette aventure et se montre disponible pour chacun.
Camille-Marie ou Mimi, a l’occasion d’exercer son futur métier d’institutrice. Elle fait progresser les enfants qui la suivent bien volontier. Par ailleurs son talent improbable pour dessiner chien, chat et lapin nous ravie tous. Bonus très appréciable dans cette contrée perdue de l’Inde: Elle est notre killeuse d’araignées.
Pierre, l’aîné du groupe, craint le soleil mais n’hésite pas à mouiller sa chemise. Il s’est fait un devoir d’apprendre aux garçons les vrais règles du football. Il n’a pas non plus son pareil pour jumper, walker et runer. Par ailleurs son attitude posée et son expérience sont autant d’atouts pour l’esprit d’équipe.
Benoît ne se lasse pas de nous étonner ! Professeur de maths et d’informatique il fascine petits et grands. Bien que n’ayant pas son pareil pour se faire mal et fuir les insectes, ses « pépites n’enterrent pas le fun ». Bon vivant et enjoué, il anime le groupe et provoque l’hilarité des religieuses.
Hélène déploie des talents…inconnus jusqu’à ce jour ! Tour à tour, jongleuse, acrobate, chanteuse, danseuse, ukuleleuse, elle met aussi à profit sa vocation d’orthophoniste. Elle sait saisir chaque occasion avec les enfants pour s’intéresser à eux. Il ne faut pas non plus oublier la fraîche découverte de sa vocation… D’hypnotiseuse avec notre Benoit national en mal d’états de conscience modifiés.
Marie-Gab ou MG, séduit chaque enfant tant par sa diction que par ses talents de pianiste. L’initiation à la musique est une franche réussite. Par ailleurs, elle déploie des talents inégalés dans l’invention d’histoires et dans l’apprentissage de la phonétique, soutenu en cela par Hélène et ses talents de comédienne.
Blanche, on vous épargne la prononciation à l’indienne, est pour nous ce que le massala (épice du sud de l’Inde) est aux indiens: indispensable. Sa patience à toute épreuve et son sens du service en font un élément précieux. Privilégiant toujours l’intérêt d’autrui, elle veille sur le groupe aussi bien que sur chacun de ses membres. Sa belle sait aussi bien louer le seigneur que réjouir les cœurs.

Bref, malgré des caractères bien différents, chacun trouve ce qu’il lui faut pour grandir ici.

School Saint Alphonsa

Quelle émotion pour notre arrivée à l’école Sainte Alphonsa dans notre bus scolaire affrété spécialement pour les nouveaux «teachers»! Des immenses sourires, des mains qui se tendent à travers les grilles des fenêtres, des regards curieux lancés de moins en moins timidement.
Nous avons ensuite eu le droit à un discours de bienvenue lors d’une grande assemblée avec les 500 élèves et leurs professeurs. Nous nous sommes présentés et avons chacun reçu une fleur par un élève. C’était vraiment un accueil impressionnant, on se sentait tout petits au milieu des centaines de regard tournés vers nous. Ça nous a transmis une énergie formidable, quand est ce qu’on commence ?

Nous avons très vite été «mis dans le bain», nous sommes passés nous présenter dans les classes et gérer celles qui manquaient de professeurs. Les élèves accouraient pour nous serrer la main, les plus téméraire nous demandant notre prénom ou notre pays. On a le droit a des demandes comme «Est ce que tu connais quelqu’un de célèbre?», «Peux tu me faire un autographe?». Ils associent certainement notre blancheur de peau à ceux qu’ils peuvent voir à la télévision…

L’école sainte Alphonsa est gérée par quatre religieuses: nos très chères sisters Gladdy, Shanty, Lily, July. Une dizaine de professeurs les aident à gérer les classes. Notre présence servira à compenser les absences régulières des professeurs. Ici, la discipline est très stricte, quasi militaire. Les enfants, tous en uniforme, sont rassemblés le matin à 8h30 au son du tambour. Ils prient ensemble pour confier leur journée à Dieu et Le remercier. Parfois ils font quelques exercices de gymnastiques, ils doivent alors suivre l’exemple de l’un de leur camarade monté sur l’estrade. Ils sont parfaitement alignés par classe et les professeurs veillent au grain pour éviter toute dispersion. Ils rentrent ensuite en classe, toujours parfaitement rangés, les garçons d’un côté et les filles de l’autre.

Les enfants ont cours jusqu’à 13h30 avec une pause déjeuner vers 11h30. Chaque leçon dure entre 30 et 45 minutes. Nous enseignons les sciences, l’anglais, les mathématiques, la musique, la danse, la culture générale et même l’informatique quand l’électricité est avec nous !
Nous partageons aussi beaucoup de temps de jeux avec les enfants. Les classes sont parfois nombreuses (jusqu’à 45 élèves), c’est alors un vrai défi de les intéresser et de s’adapter à chacun. Les élèves des classes supérieures (13-14 ans) maîtrisent très bien l’anglais, mais la communication est plus difficile avec les plus jeunes (4-5 ans). Nous tachons de nous adapter et de faire au mieux, le plus important étant de partager avec eux et de leur montrer qu’ils sont capables de beaucoup de choses.

19 juillet : SOS écologie

L’Inde un si grand pays. Pleins de merveilles, d’une beauté sans fin. Les rivières si pures, la nature si vierge… Et ses déchets. Ses feux dont la fumée noie le ciel chaque soir à 18 heures.

Ici, il n’y a pas de poubelles. Des papiers sont jetés à même le sol après chaque « lunch Time » dans l’école. Les déchets sont déversés dans la rue.

Dans notre logement, seul les déchets végétaux sont jetés, les restes de nourriture sont donnés aux chiens sauvages. Nous ne savons pas ce que deviennent les plastiques. Sûrement sont ils brûlés comme le reste, s’évaporant dans ce beau ciel étoilé.

Nous aurions tant voulu leur apprendre le tri, l’écologie, l’importance du respect de l’environnement… Mais à quoi bon? C’est tout un pays qu’il faudrait convaincre. Même si nous mettions différents bacs de tri à leur disposition, leur contenu serait à nouveau mélange et brûlé. Nous sommes habitués à un confort de propreté inexistant ici. C’est difficile pour nous, mais nous gardons espoir qu’un jour, un changement se produise pour préserver ce si joli pays qui nous a conquis.

19 juillet : Les spécificités de l’Arunashal Pradesh

Si vous cherchez la localisation de Chonghkam, vous risquez d’être surpris. Effectivement, nous nous sommes pas dans le triangle, si je puis dire, de l’Inde.

Nous sommes à l’extrême Nord-Est du pays, dans une sorte de branche, juste au dessous de la Chine (donc tout près de l’Himalaya), entre le Bangladesh et la Birmanie.

De par sa localisation, cette région est bien différente de tout ce que nous pensions savoir de l’Inde. Tout d’abord, ici la mousson ne se fait pas toujours sentir. Il n’y a pas systématiquement de pluies diluviennes qui durent des heures. Nous n’avons d’ailleurs toujours pas eu de grosses pluies depuis que nous sommes arrivés. Au contraire, il fait très chaud, très humide et le soleil est au rendez-vous ! Ici la saison des pluies est assez aléatoire apparemment. Pour l’instant nous avons de la chance !

Ensuite, pas de grosses villes surpeuplées, pas de bruit permanent, pas de montagne de déchets… Nous sommes dans un coin de verdure, où tout est calme.

L’inconvénient est que les pannes d’électricité y sont courantes. Depuis que nous sommes à Chongkham, il n’y a jamais eu que quelques heures d’électricité d’affilées. Ce qui signifie pas d’eau courante, pas de ventilateur, pas de lumière… Et ce dans toute la région ! Mais bon, comme dirait certains d’entre nous, cela fait partie de l’aventure !

Il y a peu de monde sur les routes, sur les chemins (en comparaison avec Guwahati ou Tinsukia, où la conduite était un slalom entre vaches, piétons, bus, vélos, motos…).

Les maisons sont simples et petites, souvent en bois ; et nous sommes entourés d’immenses arbres ; buissons verdoyants et très épais. Ici, la nature a tous ses droits. Une rivière traverse le village, provenant directement de l’Himalaya. L’eau y est très pure, transparente. Nous nous y baignons avec plaisir ! On trouve des plantations de thé un peu partout ; une grande partie des habitants de la région y travaille. Il s’agit là de la principale source de revenus de la région. On croise un peu partout des vaches en liberté, des chiens (une seule race, issue d’un croisement avec le renard), des chèvres…

Les habitants de Chongkham sont très accueillants, très souriants, et aussi très curieux de voir des européens, chose rare dans ce coin du monde. Effectivement, un permis spécial est requis pour y entrer. Et cela ne fait que 30 ans que des étrangers peuvent y pénétrer. Des regards curieux certes, mais bienveillants ! Nous nous sentons ici vraiment en sécurité.

Les Indiens d’Arunashal Pradesh ont pour la plupart une physionomie plus chinoise qu’indienne, d’autres ont la peau très noirs… Une chose leur est commune cependant : la beauté des enfants. Ils sont très souriants, au visage très doux, et tous très heureux de nous voir ! Les moments que nous passons avec eux à l’école, ou lors de visites dans leur foyer sont bouleversantes pour chacun d’entre nous.

Ce qui ne change pas en revanche, ce sont les grosses inégalités de richesses. Ici, le maire du village est comme un prince local, sa famille possède d’immenses maisons et des palaces comme nous n’en avions jamais vu jusque la. A deux pas, le village est très pauvre, très simple.

L’Arunashal Pradesh, isolé du reste du monde, est un petit havre de paix, sans problème, où il fait bon vivre.

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13 juillet : D’Air India au Train-couchette, en passant par le touk touk

On en a vu des choses en 48h de voyage! De la beauté du paysage vue d’avion à la frénésie ambiante de la gare de Guwahati; des palmiers aux rizières; des temples boudhistes aux mille couleurs aux huttes en bambou surélevées…

3 avions, 1 train couchette, 1 « taxi », 1 mini-bus, 78 touk touk et quelques éléphants plus tard, nous voilà enfin arrivés à l’autre bout du monde. Un lieu à part, préservé, où la nature a tout ses droits. Des forêts verdoyantes, des visages affables, des fruits inconnus de nos supermarchés… Sur les trajets, attachez vos ceintures ! Enfin si vous les trouvez … La conduite indienne est le premier sport national auquel nous avons été initiés. Plus on s’accroche, moins on saute haut!

Rien à voir avec l’Inde que nous avions aperçue jusque là! Une escale à Delhi nous a montré une Inde très peuplée et inégale,  haute en couleurs. Une escale à Guawathi, nous a montré le côté chaleureux et généreux des indiens. Nous y avons été accueilli par le Father Joy Manickathan chargé de nous amener à bon port et de nous présenter la mission. L’étape suivante, après une bonne douche et une petite sieste: le redoutable train couchette.

 

                       Attention au départ, l’équipe rejoint la gare;

Notre carosse se fait un peu désirer, comme pour mieux se laisser apprécier

Dehli douillets, de Delhicats mets, un calme Dehlicieux, Dehlimites hygiéniques outrepassées

L’aventure la vraie peut commencer, apres cette nuit sur nos sacs oreillers,

Demain dès l’aube , nous serons près.

 

10 juillet : le grand départ !

On l’attendait ! Nous y sommes et pour quelques 48h encore, c’est parti pour 3 avions, 12h de train et 4h de voiture pour rejoindre notre lieu de mission.

La fine équipe est plus que motivée pour ces 3 semaines de rencontres, de partage et de don de soi !

On espère pouvoir vous donner des news rapidement.

Stay tuned !

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