Catégorie : Inde 2019

Mission en Inde, suite et fin (6 août)

                  La suite de notre séjour à Kathgodam a été rythmée par la possibilité, le matin, d’aller à l’adoration puis à la messe (le tout commençant à 05h45), avant de nous rendre à l’assemblée de l’école à 07h30, puis de vivre la journée de cours, comme à l’accoutumée. Vendredi, le 2 août donc, notre coordinatrice Claire nous a  rejoints pour la fin de la mission et a donc vécu avec nous tous les temps forts des derniers jours.

Claire, bien vite intégrée dans le groupe et au cœur des jeunes Indiens.

 

 

 

Et une leçon de danse indienne réussie, une ! Merci les filles ! Claire était ravie.

 

                  Nous sommes principalement restés dans l’école Ste Theresa, dirigée par le père Royal Anthony qui s’occupait de nous. Néanmoins, nous nous sommes rendus, lundi 5 au matin, dans l’école mitoyenne baptisée Nirmala. Cet établissement était tenu par des religieuses du couvent voisin, que nous croisions souvent dans la journée ou aux offices religieux. Nous y avons vécu une assemblée plus riche que d’ordinaire car pour nous accueillir, les Nirmalites (nom des étudiants de l’école) avaient prévu des colliers d’œillets, une danse avec des poudres colorées, des chants (dont notamment la Welcome song, partiellement en français juste pour nous) et quelques discours en plus des étapes habituelles. Nous avons pu aussi chanter Que ma bouche chante Ta louange une fois de plus, comme nous l’avions fait à Ste Theresa ou à Bareilly.

 

Notre jolie équipe de onze donc, au cœur de l’assemblée. 

 

Les colliers de « marigold » qu’on nous a remis sont d’ordinaire destinés aux dieux hindous en signe de profond respect.

 

N’était-il pas mignon tout plein notre comité d’accueil ? Les enfants ont très bien chanté.

 

                  En cours de route, le dimanche après-midi, nous sommes montés dans les montagnes (qui étaient bien une partie de l’Himalaya) et avons visité plusieurs écoles et internats, autour du superbe lac de Nainital, ainsi que le père officiant sur la paroisse locale.

Pas mal, le lac ! Les montagnes aussi.

Nous avons même vu un temple hindou bâti à son bord.

                  Lundi, il nous a fallu dire au revoir aux enfants des deux écoles, ce qui en a ému certains fortement. Nous avons pris le soir à 20h30, heure locale, le train-couchettes pour Delhi : une sacrée bonne expérience qui s’est en partie passée sous une mousson diluvienne. A l’arrivée à 04h00 à la capitale, nous avons été récupérés par un chauffeur que l’évêque D’Souza nous avait envoyé. Celui-ci nous a déposés à l’aéroport et après plusieurs longues heures d’attente, nous sommes partis sans souci pour Paris. Seule différence notable, nous sommes partis à neuf dans l’avion pour l’Inde et revenus à onze dans celui-ci ! C’est donc l’achèvement de notre mission qui nous a fait découvrir la culture indienne et particulièrement l’hospitalité de ce peuple. Nous rentrons remplis de souvenirs et de pistes de réflexion sur notre réalité aujourd’hui et comment l’améliorer.

 

Un rien tassés dans le train mais deux élèves sont venus nous dire au revoir et ça, c’était vraiment super !

 

 

Sur ce, au revoir, goodbye, अलविदा (al’vida) !

Corentin pour l’équipe Inde

28/07 – 02/08 : De Bareilly à Kathgodam

                  Après avoir célébré la fête paroissiale en l’honneur de saint Alphonse, saint patron du diocèse, nous dûmes quitter avec émotion les enfants de l’école, les prêtres, l’évêque et toutes les personnes qui nous avaient si bien accueillis. Ce fut un premier pincement au cœur, que de dire au revoir à ceux grâce à qui nous avons passé deux semaines si intenses. Malgré tout, nous fûmes heureux de prendre le bus pour Kathgodam où d’autres élèves nous attendaient avec impatience à l’école Sainte Theresa. Au long du trajet, nous avons pu admirer les paysages et en arrivant près de notre destination, ce sont les montagnes qui nous ont impressionnés ! Un décor magnifique s’offrait à nous.

 

Notre vue des montagnes à l’arrivée ! Nous avions la chance d’avoir un superbe soleil. 

 

 

Sont-elles pas belles ?

 

 

                  A la sortie du bus à Kathgodam, nous avons été touchés par l’accueil que nous ont réservé les sœurs de la paroisse. Tour à tour, les religieuses nous ont tracé un point sur le front avec de la sève de bois de Santal colorée. C’est ainsi que les Indiens de l’Uttarakhand accueillent traditionnellement leurs hôtes.

Notre fort sympathique comité d’accueil devant la maison paroissiale de Kathgodam

                  Dès le lendemain, nous avons parcouru les classes de l’école et, comme à Bareilly, les enfants sont fous de joie à l’idée de faire notre connaissance. En revanche, à la différence de la Bishop Conrad, les élèves sont plus de 70 par classe ici ! Avec de tels effectifs, il est parfois difficile d’avoir le calme. Au programme : apprentissage du rugby aux élèves de terminale, visites dans les classes, échanges culturels, discussions, cours de français… Grâce au père Royal, le directeur de l’école, nous avons pu échanger avec les élèves, fiers de nous montrer leurs talents : danse, musique, sport… Le concours de danse du mercredi fut un moment particulièrement festif, où nous avons eu l’occasion de danser avec les Indiens et d’apprendre à danser comme eux (certains l’avaient fait en cours de danse mardi aussi).

Les costumes sont toujours aussi beaux !

                  La ville de Kathgodam est un lieu unique. Perchée sur de hautes collines (que nous avons, de prime abord, prises pour l’Himalaya), elle semble plus tranquille que ne l’était Bareilly. Toutefois, cette première impression est bien vite tombée en miettes lorsque nous sommes allés visiter le marché traditionnel, mercredi 31 après-midi. Accompagnés de quelques professeurs, nous avons déambulé dans le quartier marchand haut en couleurs de la ville et nous avons vu des dizaines d’échoppes accumulées, senti les odeurs épicées, été assourdis par les bruits, etc. Nous y avons découvert une partie de l’Inde véritable ; d’autant plus que nous y sommes allés en tuk-tuk. On ne peut pas faire plus local !

 

 

Bienvenue dans la rue ! Ici, ça vit !

 

 

 

                  A notre retour, nous avons cuisiné un repas français pour les sœurs et les prêtres qui nous accueillaient. Au menu : poulet mariné, ratatouille, écrasé de pommes de terre à l’ail et aux herbes, crêpes et mousse au chocolat. Les sœurs et les prêtres étaient très touchés de partager ce moment avec nous, et nous aussi d’autant plus que nous avons accompagné ces mets de vin, fait rare en Inde où l’on boit très peu d’alcool. Les sœurs en particulier ne boivent pas et ont beaucoup aimé cette petite entorse. L’une d’entre elles, dont c’était l’anniversaire, qui plus est, nous a fait un petit discours très émouvant, qui a donné à quelques-uns d’entre nous les larmes aux yeux.

On s’active bien en cuisine !

               Nous approchons de la fin de notre périple. Ravis d’avoir découvert ce pays, nous souhaitons vivre intensément les derniers jours et profitons de chaque instant au maximum.

Cyprien pour l’équipe Inde

Visites aux missionnaires de la charité

                  Parmi les congrégations visitées durant notre séjour à Bareilly, nous avons tout particulièrement été en contact avec les missionnaires de la charité, groupe de religieuses institué par Mère Teresa. Nous leur avons rendu visite deux fois. La première, il s’agissait comme dans les autres couvents de les rencontrer, afin d’échanger sur nos missions respectives et partager quelques plats. Comme nous nous y trouvions à une heure de repas, nous avons en outre pu les aider à distribuer de la nourriture à leurs résidents. Il faut savoir que ces sœurs recueillent des personnes malades ou handicapées dans la rue (et en particulier les handicapés mentaux car ils peuvent être mis au ban de la société ou maltraités). Ainsi, nous avons apporté des assiettes aux gens ; assiettes remplies par une famille, dont les dons permettent à ce havre de paix de vivre et qui était présente sur les lieux ce jour-là.

Devant la statue dans la cour du centre

                  Touchés par cette action de pure générosité et aussi ravis de pouvoir agir dans le concret pour les personnes les plus démunies, nous avons fait la demande, auprès du père Harry ainsi qu’à l’évêque Ignatius D’Souza, d’y retourner afin cette fois de les aider à préparer le repas. Notre demande ayant été acceptée par tous avec joie, nous sommes donc retournés dans la maison des sœurs la semaine suivante et cette fois, nous avons mis la main à la pâte ! Au début, nous avons tous commencé par éplucher des kadu (prononcer « kadou » ndr.), sorte de croisement local entre le melon et la citrouille.

 

Le fameux kadu et à côté le couteau de fortune avec lequel nous nous escrimions dessus. La lame bougeait ce qui ne nous facilitait pas la tâche mais nous nous en sommes sortis.

 

 

                  A propos de ce légume, un fait amusant est qu’il peut servir de surnom dans certaines situations. Ainsi, lorsque l’on dit à quelqu’un qu’il est un kadu, on lui fait entendre avec le sourire qu’il est bête ou vient de dire une ânerie (l’équivalent hindi de nos patates françaises, qui sait ?). Quoi qu’il en soit, ces machins sont sacrément robustes et durs à éplucher. A tel point que la personne qui les ouvrait en deux, au début, se servait d’un sabre affûté ! Elle s’asseyait sur le manche pour pouvoir pousser à deux mains le légume sur la lame.

                  Lorsque l’ouvrage a commencé à bien avancer et sachant que nous n’avions pas tout à fait assez de couteaux, quelques membres sont partis en cuisine pour s’atteler au modelage des chapatis (sortes de crêpes indiennes très courantes et sur lesquelles on pose des garnitures ensuite). Les gestes rappellent ceux de l‘étalement d’une pâte de quiche ou de pizza. Objectif : le rond parfait ! Nous nous sommes presque tous adonnés à cette tâche, certains avec plus de succès que d’autres, mais quoi qu’il en soit, nous avons vraiment apprécié.

Code de mission pour les garçons : chapati ! 

                  Le relais s’est bien installé pour faire passer les plats au sein de la cuisine et ainsi amener les légumes ou les chapatis à ceux d’entre nous qui les faisaient cuire. Ceux qui se trouvaient proches des fourneaux (Rémi notamment) ont d’ailleurs été estomaqués par la tonne d’épices versée dans le plat ou la quantité de nourriture. En tout cas, nous formions une bonne équipe et avons su nous montrer efficaces !

 

Le voici, le voilà… Rémi, notre chef étoilé !

Le plat était vraiment immense.

 

Nous avons ensuite visité un peu les lieux puis sommes montés sur le toit pour essayer de chasser des singes chapardeurs en faisant du bruit. Pas franchement une réussite car les énergumènes en question sont rompus à la présence humaine qui ne les affole pas plus que ça.

 

                  Marie Clément et Corentin ont ensuite testé la version indienne des petits chevaux, pendant que les autres continuaient leur petit tour et nous sommes finalement repartis, après un autre goûter. Ce lieu était vraiment très touchant et nous sommes ravis d’avoir pu être vraiment utiles concrètement pour toutes les personnes (plus de 80 résidents !) vivant là-bas.

 

Poules et poulets se bagarraient et faisaient la course dans l’enclos derrière la chapelle.

 

 

 

La fameuse partie de petits chevaux ! Ici quelques variantes dans les règles avec des cases de protection et un rôle particulier pour le un.

 

Corentin pour l’équipe Inde 2019

Notre vie et nos actions en dehors de l’école

                  Voilà une semaine que nous sommes à Bareilly. L’école finissant en début d’après-midi, nous avons eu l’occasion d’aller à la rencontre de plusieurs congrégations. Lors de ces échanges, nous avons constaté que chacune d’entre elles a une mission propre et, qu’ainsi, elles se complètent.

Et bien sûr, à chaque visite son goûter. Noix de coco fraîches chez les sœurs franciscaines !

                  Tout d’abord, nous avons fait la connaissance de treize séminaristes de Bareilly, âgés de 16 à 18 ans. Ils nous ont détaillé les étapes pour devenir prêtre en Inde. Leur formation est très différente de celle en France : les jeunes n’ont pas besoin d’avoir de diplômes mais doivent apprendre obligatoirement l’anglais pendant un an. Loin du cliché de l’anglais indien rebondissant, nous avons du plusieurs fois leur faire répéter leur anglais exotique.

                  Suite à cela, nous avons pu échanger, sympathiser et danser avec des filles vivant dans les internats, tenus par des sœurs de Don Bosco, Franciscaines et Clarisses. Elles nous ont appris des danses indiennes et nous, des danses françaises ; nous avons bien rigolé.

                    Une petite démonstration de danse par les jeunes filles d’un premier internat, ce à quoi nous avons répondu par un « Eeeeh Macarena !! » très amusant.

 

On devient même pas mauvais du tout ! Hein, Rémi ?

 

 

                  Ce furent de grands moments d’échange et de gaieté dont nous sommes chaque fois sortis avec un grand sourire. Nous sommes également allés rendre visite aux sœurs clarisses tenant une maternité. Elles y ont beaucoup de travail, avec plus de 80 patients et 3 accouchements par jour pour 9 sœurs dont un seul médecin !

Photo prise devant l’hôpital après leur avoir apporté des médicaments et avoir vu…

… d’adorables bébés !

                  Dernier type de visite : les autres écoles où nous avons, par exemple, vu les installations sportives mises à la disposition des jeunes Indiens.

                  Plus tard dans la journée, nous avons notre rendez-vous quotidien pour affronter les pères, au badminton. Nous ne sommes pas encore au niveau du father Shaji (ou des jeunes Indiens) mais nous progressons chaque jour dans l’espoir de les battre, avant vendredi prochain. C’est durant ce début de soirée que nous passons du temps avec les prêtres qui nous apprennent à cueillir des mangues et nous font visiter le jardin où nous croisons poules, singes, écureuils et même des vaches.

C’est un smash !

                  Ces moments privilégiés nous font réaliser que la foi qui nous unit dépasse les barrières culturelles.

A bientôt ! जल्दी ही मिलेंगे !

L’équipe Inde 2019

21 juillet : la découverte de la rue

                  Dimanche après-midi, les maîtresses sont venues nous chercher à la Bishop’s House, pour nous emmener découvrir Bareilly. Les filles leur avaient précédemment exprimé le souhait d’aller essayer des sarees, en voyant la beauté de leur tenue portée à l’école.

                  Premiers frissons pour Marie Clément qui s’est rendue au marché en scooter, derrière une institutrice. En effet, le trafic est particulier en Inde. Le but est d’éviter chiens, vaches, oies, chevaux et même chèvres à longues oreilles ainsi que scooters, vélos, tuk-tuk, calèches et piétons occupant la chaussée, parfois à contre-sens ; quitte à rouler hors des sentiers battus. Pas de trottoir, de signalisation, de code, ni de limite de vitesse. Tout se fait au son du klaxon, véritable instrument de conduite que l’on utilise en permanence, au grand dam de nos oreilles non initiées.

Un cliché du bazar ambulant dans la rue : ambiance gros son et danse sur le toit, piétons un peu partout, voitures à contre-sens et vous n’avez pas le son ou les odeurs mais ça vaut aussi le détour !

                  Arrivés au marchés, l’effervescence des lieux nous assaille : bruit, odeurs, couleurs, chaleurs nous plongent en profond dépaysement. Les habitants sont intrigués devant notre présence, en groupe de 10 Européens loin des lieux touristiques.

                  Accompagnés des maîtresses, les filles ainsi que Rémi se sont pris au jeu et ont essayé plusieurs sarees, devant l’œil intrigué des autres clients et des passants. Un moment plein de couleurs et de fous rires !

Un joli selfie avec Ruchi dans la boutique de sarees.

Les étals de la boutique de sarees : on vous l’avait promis, c’est haut en couleurs !!

 

                  Entre un cheval, deux tuk-tuks et un camion militaire, nous nous frayons un chemin, non sans mal, vers l’autre coté de la route, où nous nous arrêtons dans un Kipp’s, enseigne locale de plats sucrés, après avoir regardé des bangles (bracelets typiques) le long du chemin. Ruchi et Lata, nos deux professeurs accompagnantes, nous tendent, avec un grand sourire, des petits plats en cartons contenant des boules qui nous paraissent être faites de riz ou de semoule, dans ce que nous pensons être de la crème anglaise. Nos yeux nous ont trompés, nos papilles ont dégusté et nos intestins nous ont lâchés. Pas de riz, pas de crème mais seulement du lait : des boules de lait caillé dans du lait tourné. La couleur jaune, elle aussi, est naturelle et garantie sans trucage. Les avis sont restés très partagés sur cette découverte.

Un stand de nourriture locale dans le Kipp’s.

 

La vitrine de gâteaux sentait bon et donnait envie !

 

 

 

Les fameuses boulettes de lait, couleur certifiée conforme à la réalité !

 

                  Nous reprenons la route pour rentrer dîner avec les prêtres et nous coucher pour une nuit qui sera mouvementée pour certains.

Affaire à suivre…

Camille, Solenne et Raphaëlpour l’équipe Inde 2019

Premiers jours d’école

                  C’est à partir de mardi que notre aventure scolaire indienne a commencée. Dès le matin, l’évêque nous a invités à monter sur scène, et nous nous sommes retrouvés face à des centaines d’élèves, en uniforme, et alignés pour la prière du matin. Ce premier moment de la journée se déroule chaque matin d’école, sur l’esplanade entre 07h15 et 07h30. Les voix des enfants chantant pour nous accueillir nous ont vraiment remplis d’émotion. C’est là une belle façon d’entamer le travail.
Notre présentation mercredi matin sur l’estrade.
Un petit aperçu tronqué de la foule se rendant en classe. Ils étaient auparavant bien ordonnés en files, avec une distance précise entre chaque élève et le rang voisin.
                  Par binôme, nous nous répartissons ensuite dans les classes et nous découvrons des enfants excités et émerveillés de notre présence parmi eux. Chargés d’alléger les journées des maîtresses de l’école, nous apprenons à connaître les élèves au fil des activités : jeux, danse, musique, cours de langues, de science, d’histoire-géographie (nommée ici Etudes Sociales), initiation à la culture française etc. Les élèves débordent d’énergie, émerveillés de découvrir une autre partie  du monde et de recevoir des connaissances de la part de nouveaux professeurs. Ils nous témoignent beaucoup d’affection et très vite, nous nous sommes attachés à eux. Depuis mardi, nous nous sommes rendus dans les classes de niveaux 4 et 5. Les élèves ayant aux alentours des 11 ans et devant le niveau de difficulté abordé, nous pouvons les considérer comme étant les équivalents indiens de notre fin de primaire, début de collège. (CM2 et sixième)
En classe, ça bosse dur !
Mais avouons que le résultat n’est pas mal ! Ici, un travail d’art. (10 ou 11 ans vous vous souvenez ?)
                  A l’école indienne, la discipline est de rigueur  et toutes les appellations sont codifiées et significatives. Ainsi, les jeunes nous appellent « Sir » ou « Madam » comme leurs professeurs. Pourtant, ils aiment aussi nous donner un statut différent et spécial, empli de respect mais un peu plus affectueux. C’est ainsi que avons reçu les surnoms de didi et baya, qui signifient grande sœur et grand frère. Nous en sommes très touchés. Tous ces moments partagés avec les élèves sont aussi beaux qu’éprouvants, car une cinquantaine d’enfants surexcités ne passe pas inaperçue et que les effets de foule sont démultipliés par rapport à ceux de nos classes françaises. Il faut dire que le nombre d’enfants par classe en France avoisine les trente, alors qu’ici, une classe n’est pas trop nombreuse avec 43 élèves !
Sont-ils pas mignons, Simone ?!
                  Quoi qu’il en soit, nous profitons de la pause de 10h00 chaque jour pour sympathiser aussi avec les professeurs, qui s’amusent à nous faire goûter des plats épicés typiques. Certains d’entre nous en ont fait les frais… d’autres en raffolent ! Les cours terminent à treize heure, après huit cours et une séance en autonomie qui, avec nous, termine souvent en chanson ou en danse (nous leur avons même appris la macarena !). Lorsque nous les quittons, nous sommes bien fatigués mais heureux et notre envie est de vite les retrouver le lendemain.
Attablés dans la salle des professeurs devant des chapatis (les petites crêpes) et leurs accompagnement parmi lesquels du lemon pickle. Tout est très bon !
                  Chaque jour l’émotion est également au rendez-vous l’après midi lorsque nous sortons du périmètre de l’école, mais ça, c’est pour un autre article ! Nous vous laissons car sur ce, il est déjà temps de réattaquer une nouvelle semaine !
L’équipe Inde

17 juillet : nous voilà arrivés en Inde !

शुभ संध्या ! Chubha sandhya ! Bonsoir !

           Fatigués par notre courte nuit d’avion, rétrécie par le décalage, nous sommes malgré tout heureux de poser enfin le pied en Inde. A peine la porte de l’avion s’ouvre, une chaleur moite étouffante s’empare de nous. Il nous faudra nous y accommoder ! Le choc culturel commence dès la sortie de l’aéroport. Accueillis chaleureusement par le père Arun Saldanha après la douane et les bagages (que nous avons tous récupérés, yes !), nous nous faufilons entre les voitures, bus et tuk-tuks dans un tohu-bohu de klaxons sur le parking. Quel choc ! En Inde, le klaxon est aussi essentiel que le frein dans la conduite : ici, pas de code de la route, car c’est la loi de la jungle qui règne à pied comme en véhicule ! Seuls les vaches et les singes que nous croiserons tout au long du chemin, protégés des dérangements par les croyances hindoues, semblent connaître la tranquillité dans cette étrange mêlée. Le couvercle de nuages que nous découvrons ne nous quittera pas. C’est la saison des pluies : il faut s’habituer à cette humidité ravivée tous les jours par de nombreuses averses. Nous attendons notre minibus sous une averse aussi intense que brève.

N’est-il pas beau notre bus ?

          C’est parti pour un deuxième voyage ! Enfin en Inde, nous sommes heureux de découvrir ce pays si différent. La ville de Delhi est si dense qu’il nous faudra bien deux heures pour en sortir… Voitures et bus à contresens, routes à cinq voies sans marquage, piétons, tuk-tuks et scooters dans tous les sens (particulièrement à l’envers) rendent notre avancée difficile. D’ailleurs en Inde, on roule à gauche mais on peut aller à droite à contresens. Tant bien que mal, nous sortons enfin de l’enceinte urbaine, dont la sortie nous est indiquée par une montagne de déchets qui sert de décharge à la métropole de vingt-cinq millions d’habitants. Nous ne sommes pas pour autant dans la campagne. Partout, les rizières côtoient les échoppes et les gratte-ciels, dont la construction est rarement achevée. Tout au long de la route, des badauds marchent, traversent, vendent des pop-corns ou scrutent nos visages, interloqués de voir des Européens venir jusque chez eux. A l’intérieur du bus, notre joie est rythmée par le son des klaxons. Entre les jeux de cartes et les discussions, notre excitation demeure malgré la fatigue et le choc climatique. Plusieurs succomberont d’ailleurs à l’appel de la sieste.

Bonne ambiance et passionnante partie de cartes pour les garçons qui étaient assis devant !

                A trois heures de l’après-midi (11h30 à Paris), l’appel du déjeuner commence à se faire sentir. Nous sommes accueillis comme des maharadjahs dans un restaurant végétarien tenu par des amis du père Arun. Les délicieux « masala dosas », des galettes assorties de pommes de terre et de diverses sauces, nous ravissent pour tout l’après-midi, tandis que les uns et les autres s’essayent avec plus ou moins de succès aux sauces épicées !

La dream team au restaurant !

 

 

On peut aussi dire que les repas sont toujours très copieux ! Ici, un simple dosa et trois sauces (on pourrait presque  appeler ça l’apéro) 

 

 

            Nous voilà enfin parés pour repartir, l’estomac bien bien plein… et quelques mots d’hindi appris. Happés par le sommeil dans le bus, nous nous réveillons quelques heures plus tard, enfin arrivés à Bareilly.

                L’évêque nous a réservé un chaleureux accueil dans son évêché. Thé et gâteaux nous attendent déjà pour nous aider à faire connaissance avec notre hôte. Cet intermède nourrissant ne nous empêche pas de dîner très largement à peine une heure et demie plus tard… Au dessert, notons les mangues du jardin, un vrai régal !! Nous nous préparons maintenant pour les classes de demain. Ravis par l’accueil qui nous a été fait, il nous faut nous coucher pour attaquer en forme à sept heures et quart !

 

 

     Les fameuses mangues !

 

 

 

Et nous à la super table dans la salle de repas mise à notre disposition dans l’école

Un petit fun fact pour finir : en Inde les portes des bus sont ouvertes et on saute dedans en marche pour les prendre !

Bonne nuit ! Chubha ratri ! शुभरात्री !

Cyprienpour l’équipe Inde 2019

16 juillet : le grand départ et les premières péripéties

          Ça y est, jour – J ! Nous voici partis et je commence la rédaction de cet article dans l’avion pendant que les autres dorment du sommeil du missionnaire déjà fatigué. La journée a été intense et riche en rebondissements… Laissez-nous vous raconter pourquoi.

           Les préparatifs des bagages effectués, nous nous sommes chacun peu à peu dirigés vers la capitale et plus précisément l’aéroport de Roissy – CDG où notre vol pour New-Delhi nous attendait. Premier arrivé (et de loin) Cyprien nous a vaillamment attendu jusqu’aux environs de 17h30 où Corentin, Rémi puis Camille, Marie de Roquefeuil et Steve l’ont rejoint. Peu à peu tout le monde est arrivé et l’équipe a été heureuse de se retrouver et de découvrir enfin de vive vue Rémi, le petit dixième, recruté après la journée de formation et que nous n’avions donc jamais vu en vrai. La petite troupe s’est acheminée dans la joie, la bonne humeur et la foule (vous n’avez pas idée de la queue interminable…) vers les guichets d’enregistrement.

             Ci-dessus notre pile de bagages un peu imposante qui a rapidement terminé par terre

            C’est là que le récit jusque là si beau de la mission s’est gâté. Avant cet instant, les seuls incidents notables étaient un oubli d’appareil photo à la maison ou de chapeau et bouteille d’eau dans la voiture… Du mignon et pas dramatique quoi ! Le responsable des visas s’est chargé de corser le tout en informant Rémi, Corentin et Marie (de Roquefeuil) que leurs visas imprimés n’étaient pas les bons documents. Direction  le bureau de la compagnie en vitesse où nos compères ont croisé un couple avec le même souci… Une erreur dans le numéro et paf on ne décolle pas en vacances… La tuile, on peut dire que c’est ballot ! Mais laissons ce sympathique couple de côté pour nous recentrer sur nos trois héros. Marie et Corentin ont pu sans souci faire imprimer le bon papier car ils avaient le numéro de demande et les mails de confirmation. C’est pour Rémi que la douche a été plus froide : une erreur dans la procédure a fait qu’elle n’a pas abouti et ce qu’il prenait pour son visa n’était en fait qu’un détail des informations qu’il avait rentrées en le demandant… Traduction : pas de visa pour notre brave boyscout qui en catastrophe a achevé la demande sur l’ordinateur de Corentin !  Ce fut un peu tard malgré tout car avec le décalage horaire, il était d’ores et déjà 23h45 en Inde et personne ne pouvait traiter sa demande ni répondre au numéro d’urgence. Nous avons donc dû abandonner notre responsable santé préféré à l’aéroport où il attend son droit de quitter le sol français, qui s’il arrive vite, lui permettra de nous rejoindre avec 24h de retard. Suite de ce chapitre au prochain épisode…

           Un peu dépités mais aussi pressés, les neuf restant nous sommes rendus à la douane puis à la porte d’embarquement. Aucune anicroche cette fois-ci et après que quelques-uns aient rendu un dernier hommage culinaire au monde occidental (McDo quand tu nous tiens) nous avons finalement embarqué et pris des places initialement séparés pour finir par bidouiller et tous nous asseoir les uns à côté des autres. Dernière péripétie du jour et pas des moindres pour ceux qui se sentaient barbouillés : le repas (un peu épicé) ! La journée s’achève sur de bons films, des pensées pour Rémi et un sommeil agité sur nos sièges d’avion. On a hâte d’atterrir !

            Quelques clichés immortalisant ces moments :

 

 

On ne citera pas les coupables mais l’une de ceux qui ont rendu hommage à la culture occidentale une dernière fois a l’air plutôt identifiable ^^

 

 

 

Une belle petite équipe dans l’avion ! Initialement, Solenne et Steve étaient ailleurs d’où leur absence sur ce cliché mais ils nous ont rejoint dès le décollage.

 

 

 

Bonne nuit ! Nous, on est cuit et la mission nous attend ! La bise aux français !

 

 

 

Corentinpour l’équipe Inde 2019

Inde 2019 – Nous, les volontaires

Volontaires en Inde 2019 : qui sommes-nous ?

          Bonjour à tous ! La mission AED en Inde de l’été 2019 approchant à grands pas, il est temps pour nous de vous en dire un peu plus sur qui nous sommes et ce qu’il va s’y passer. Notre avion décollera le 16 juillet au soir de Paris ce qui nous fera atterrir à New Delhi le 17 dans la matinée. Une fois là-bas, nous quitterons la grande ville pour nous rendre dans la région de l’Uttar Pradesh (au Nord-Est vers le Népal) et plus précisément dans la ville de Bareilly où débutera notre mission. De ce que nous en savons aujourd’hui, nous serons amenés à donner des cours dans les écoles et à nous occuper d’enfants. Nous serons en outre amenés à bouger dans le secteur même si pour l’heure les détails nous sont encore inconnus… Voilà pour ce qu’il en est du contexte ! Il est donc l’heure de nous présenter et d’entamer nos échanges avec vous qui auront lieu via les articles de cette plateforme. 

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