Catégorie : Liban 2019 (Page 1 sur 2)

Mercredi 31 juillet : Les apprentis médecins

Notre troisième journée au camp de Dbayeh a commencé par la messe avec les moines à 7h30. Nous avons ensuite petit-déjeuné chez les sœurs, où nous avons pu déguster différentes confitures (abricots, figues, poires) et retrouvé notre beurre Président (vive la France !). Le groupe s’est divisé en quatre : nous (Anne-Claire et Blandine) à la couture avec Caritas. Nous avons cousu à la main une boite à mouchoirs avec les femmes participant à l’atelier.

 

Ayant fini notre activité à 10h45 au lieu de 13h, nous avons donc dû patienter dans la rue. A ce moment-là est arrivé un monsieur en moto portant un tee-shirt où était marqué “Delivery”. Blandine suppose donc que c’était un livreur venu apporter quelque chose à l’ONU, mais Anne-Claire n’y croit pas du tout ! Malheureusement nous ne saurons jamais le fin mot de l’histoire ! Après quelques minutes d’attente, nous avons entendu ce qui nous semblait être des coups de feu. Nous sommes reparties en hâte chez Caritas ! Nous avons appris après coup qu’il s’agissait en fait de feux d’artifice, tirés pour fêter les résultats de la deuxième session du bac. Que d’émotions en ce mercredi matin !

Heureusement, Georgette nous avait préparé un délicieux plat composé d’aubergines farcies à la viande hachée. En dessert, un gâteau au chocolat accompagnait le café.

L’après-midi, nous nous sommes séparés en deux groupes. Nous étions cinq à la clinique du camp pour assister le docteur Elie Sakre dans ses rendez-vous. Photo du haut de la porte de la clinique (voir Adrian).

La clinique est parrainée par l’université slovaque Sainte Elizabeth. Plusieurs docteurs y viennent bénévolement (seuls les frais de transports leur sont remboursés) pour faire des consultations. Le docteur Sakre, cardiologue, vient au camp quatre fois par semaine. Nous avons trié des médicaments, fait un électrocardiogramme, regardé à travers un otoscope, écouté notre cœur et appris à prendre la tension manuellement. Nous avons aussi testé la balance, mais malheureusement les résultats ne nous ont pas satisfaits ! L’accumulation de nourriture libanaise de ces deux dernières semaines s’est révélée à nos yeux (et ça fait mal !). A 18h, nous avons assisté au spectacle des enfants de la colonie où nous avons pu déguster des man’ouché au fromage préparés par des femmes du camp.

Anne-Claire et Blandine

Lundi 29 juillet: nouvelle maison pour une nouvelle mission

 

Il est 9h lorsque nous arrivons dans le camp de Dbayeh, au nord de Beyrouth. Nous nous dirigeons alors vers le monastère maronite, qui nous accueille pour cette nouvelle semaine de mission. En montant au monastère, nous sommes émerveillés par la vue : Que demande le peuple ?

Une vue plutôt accueillante au monastère des moines maronites qui surplombe le camp !

 

Après s’être installés dans notre nouvelle maison, nous descendons dans le camp pour rencontrer les petites sœurs de Nazareth : Sœur Magda (pour Magdalena) et Sœur Martine, deux petites sœurs belges dont l’accent nous fait voyager (vive les frites !!).

Sœur Martine nous a emmenés faire un tour dans le camp sous un soleil de plomb. Nous nous sommes baladés dans les petites ruelles séparant les maisons. Nous en apprenons un peu plus sur l’histoire du camp.

Le camp de Dbayeh, au premier plan

 

Petite histoire du camp :

Le camp a été fondé en 1950. Il était alors entièrement habité par des chrétiens palestiniens et libanais. Depuis la guerre en Syrie, une centaine de familles musulmanes syriennes sont venues s’y installer. La cohabitation entre les trois communautés est parfois compliquée, et le souvenir de la guerre au Liban (ou peut-être guerre civile) se fait ressentir. Le camp compte aujourd’hui plus de 2 500 personnes.

Sœur Magda est un pilier du camp. Mario la surnomme « la sainte » ! Elle est présente dans ce camp depuis 1970. Dans les rues tout le monde la salue et lui propose d’entrer boire un café (Fatdalo !). Sa grande disponibilité est impressionnante ! Les conversations sont d’ailleurs souvent entrecoupées par l’arrivée de personnes sonnant à la porte des sœurs, pour soigner des petits bobos ou juste pour discuter.

Les voisins apportent également de la nourriture pour “l’armée” que nous sommes. En effet, ils ont remarqué que nous étions nombreux et ont décidé de venir en aide aux sœurs. Or, comme convenu, Georgette nous prépare le déjeuner tous les jours. Un midi, nous nous sommes donc retrouvés avec 3 grands plats d’aubergines à la viande hachée, une énorme casserole de riz, un plat de “chaussons” farcis aux légumes, et un plat palestinien fait par « Tante » Zakiyeh chez qui Flora, Pierre et Mario sont allés faire le ménage. Nous nous régalons donc tous les jours !!

L’après-midi, nous nous sommes divisés en deux groupes : un avec Sœur Magda pour des visites, l’autre avec Sœur Martine pour trier des vêtements, préparer des sachets de nourriture pour des familles et remplir des sachets de sucre (nous avons divisé 75 kg en petits paquets d’1 kg  !!!)

 

A 17h, nous avons rejoint le bureau des JCC (Joint Christian Committee), où nous attendaient une quinzaine de jeunes et leur responsable Elias. Ce groupe encadre bénévolement une colonie de plus de 100 enfants et jeunes adolescents du camp. Nous nous sommes tous présentés et avons pu échanger sur la vie de certains encadrants palestiniens et sur l’avenir qu’ils espèrent avoir.

Le soir, nous avons regardé le film Capharnaüm, qui a été tourné à Bourj Hammoud et dont les sœurs de la Charité nous avaient longuement parlé car il reflète vraiment la réalité du quartier. Merci Sœur Martine de nous avoir prêté le DVD !

Notre première nuit chez les moines maronites s’est passée dans la fraîcheur et l’obscurité, contrairement à nos nuits passées à Nabaa, où il faisait très chaud. Le seul inconvénient est l’odeur de fumier qui nous accueille lorsque nous remontons après notre journée !! (Une pépinière se trouve en contrebas)

À bientôt !

Anne-Claire & Blandine

Weekend du 26-27 juillet: transition avant la migration !

Hi kifak ? (Comment ça va?)

Ce weekend de transition nous a permis de nous échapper quelques temps de Bourj Hammoud. Jad, un ami de la paroisse, nous a accompagnés tout au long de ces deux jours. Le weekend a débuté avec la visite des « frères » de Baïtna, une maison fondée il y a une dizaine d’années par un couple libanais, pour accueillir les personnes trisomiques orphelines, qui ont 50 ans et plus. Ils se sont inspirés du modèle de l’Arche, fondée par Jean Vanier.
Après une messe maronite associant l’arabe et le français de façon inédite, nous avons eu un moment de partage autour d’ateliers variés. Certains ont arrosé le potager : des tomates, des poivrons, des piments, des bamyas (petits légumes typiques) mais aussi des volontaires AED à portée du tuyau d’arrosage ! Les autres se sont attaqués à la multitude de gousses d’ail à couper pour le déjeuner, tandis que d’autres faisaient le ménage dans les chambres. Nous avons été touchés par l’accueil bienveillant que nous avons reçu, et le dynamisme de ces frères, toujours partants pour jouer au jeu du chef d’orchestre, chanter une nouvelle chanson ou danser avec nous ! Nous n’oublierons pas Zouzou, Roudy et leurs amis !

Mais nous avons repris la route pour Beyrouth où nous avons continué l’exploration du centre-ville, notamment de la grande mosquée où nous avons expérimenté le port de la burqa ! Non déçus de la retirer, nous nous sommes dirigés vers Zeytouna Bay où le coucher de soleil sur le port fut un spectacle que nous avons contemplé des man’ouché dans la bouche.  Il s’agit d’une spécialité libanaise, une sorte de galette dans laquelle on peut mettre du fromage, de la viande, etc. 

Après une bonne nuit réparatrice, les JRJ, Journées Régionales de la Jeunesses, nous attendaient ! Conçues sur le modèle des JMJ, elles accueillent des jeunes chrétiens de la région : Egypte, Irak, Liban, Syrie, etc. pour échanger sur la façon de vivre leur foi autour de topos et d’ateliers. Cela a été source de débats assez houleux entre les jeunes, ce qui a forcé les organisateurs à modifier le programme de la journée. Malgré tout, ces jeunes dansaient et chantaient ensemble, reflétant une certaine unité et une joie qui ont été un beau témoignage pour notre équipe. Notre minibus nous a emmenés ensuite à l’église N-D de la Mer, qui abrite le tombeau du bienheureux Père Jacques où nous avons pu découvrir ses reliques, de ses poils de barbe à la chemise du médecin qui le soigna le jour de sa mort!

Notre weekend s’est clôturé avec la visite du Patriarcat Arménien et son mémorial des victimes du génocide de 1915. Un lieu chargé d’histoire !

Mémorial du génocide arménien

La soirée se déroula dans la bonne humeur, avec, à la clé, une surprise qui a failli nous passer sous le nez : Mario avait déposé des glaces chez la voisine, faute de congélateur dans notre appartement. Malheureusement, la voisine n’a pas daigné ouvrir tout de suite et la surprise arriva de manière un tout petit peu moins inattendue !

Yallah, les sœurs de Nazareth nous attendent, à bientôt pour de nouvelles aventures ! 

Charlotte & Flora

Semaine du 22 au 26 : la joie à Bourj Hammoud

Bonsoiiiiiir  ! (à prononcer en roulant abondamment le « r »)

Voilà que la deuxième semaine s’achève : désolés de vous avoir fait attendre ! Il faut dire que nous n’avons pas eu une minute de répit !

Cette folle cadence nous a conduits tout d’abord à Arsoun, dans les arbres… À coups de tyrolienne et de mousquetons, les enfants de Bourj Hammoud ont pu expérimenter l’accrobranche ! Ceci grâce à Madame Zeina, une bienfaitrice qui a l’art de la salutation : « Hi les jeunes ! » a-t-elle lancé aux enfants, en arrivant. Pour la plupart, c’était une première qui les a enchantés !

 

C’est parti pour Anthony !

 

Maria, à toute vitesse sur la tyrolienne !

Le lendemain, nous avons accueilli Antoine, journaliste KTO, venu réaliser un court-métrage inédit sur notre quotidien libanais chargé de rencontres, de sourires et de macarenas. Nous avons spécialement organisé une petite kermesse pour les enfants, qui ont beaucoup apprécié le jeu du rasage de ballons !

 

Mercredi, après la colonie, nous avons retrouvé les novices des sœurs de Besançon, pour visiter l’école Sainte Anne, tenue par la congrégation dans le centre de Beyrouth. Nous avons été émus par l’accueil chaleureux et la mission d’éducation de ces religieuses qui enseignent des enfants de toutes confessions, à 90 % non chrétiens. La ballade Beyrouthine a ensuite conduit nos pas vers la jolie place de l’Étoile, avec une belle horloge en guise d’Arc de Triomphe.

La Place de l’Étoile

Nous avons continué, dans notre course effrénée, vers deux belles cathédrales : l’une, orthodoxe : la cathédrale Saint Georges. La seconde, latine : la cathédrale Saint Louis, notre coup de cœur, présentée par le camarade de promo de Mario, frère Elie. Nous avons tous été marqués par le contraste saisissant entre le quartier pauvre de Bourj Hammoud, avec ses fils électriques en forme de toiles d’araignées, et le centre ville de Beyrouth, luxueux et moderne.

 

Jeudi, c’était déjà le dernier jour de la colonie !  La matinée fut donc festive, sur le thème des noces de Cana. Le vin coula à flots, à l’agréable saveur de grenadine, et Jésus / Adrian fit en sorte qu’il n’en manque pas ! La pâtisserie libanaise La Goulée a même offert aux enfants de somptueux desserts pour couronner le tout. Après la représentation de l’épisode biblique, sous forme de sketch, et l’animation du mariage, au son de Céline Dion, chanté par Anne-Claire, Marie et Adrian ont appris aux enfants une danse traditionnelle inspirée de la Cinescénie du Puy du Fou. 

 

Les invités des Noces de Cana au complet

 

Le lendemain, dernier jour de mission à Bourj Hammoud, serpillères, balais, gants et masques étaient de sortie. Le défi du jour : convaincre Salwa, 70 ans, de prendre une douche. La négociation en langue arabe se révéla compliquée : Sœur Hoda dût intervenir avec fermeté ! En ce qui concerne le ménage, c’était aussi un véritable challenge. L’appartement n’avait pas subi un tel nettoyage depuis un bon bout de temps. Nous avons eu des surprises, que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Découvrir un nid de puces au coin d’un coussin, de la moisissure dans la mayonnaise, une famille de cafards installée sous une casserole… Nos estomacs bien accrochés, nous avons pris nos balais à deux mains et astiqué toute la matinée.

L’après-midi, Serena, Rebecca et Bassam, trois adorables enfants de la colonie, nous ont invités à visiter leur famille. Ce fut un moment convivial et très joyeux au cours duquel nous avons pu découvrir de nouvelles pâtisseries libanaises. La recette est bien dans nos bagages pour le plaisir à venir de vos papilles !
C’est un dîner typique qui clôtura cette journée éprouvante, à base de falafels, confectionnés sous nos yeux émerveillés par Elie. 

Falafels faits par Elie

« Maamoul », petit sablé fourré aux dattes ou aux noix

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà que la semaine se termine et les adieux sont bien difficiles. Nous avons échangé des câlins, selfies, bracelets avec les enfants, que nous quittons le cœur lourd et des images plein la tête…

Place à l’Acte II de la mission au camp palestinien de Dbayé !

 

Charlotte & Flora

Weekend du 20-21 juillet : À la découverte du Liban !

 

Nous revoilà après une semaine très intense ! Le weekend dernier a été riche en émotions. Ce samedi 20 juillet, nous avons débuté la journée par une visite de l’église du Christ-Roi. Les fresques en mosaïque étaient impressionnantes, réalisées par un artiste jésuite, Marko-Yvan Rupnik, le même qui a réalisé celles de la basilique du Rosaire, à Lourdes ! Elles illustrent des passages de la Bible, associés à des épisodes de la vie du bienheureux père Jacques Haddad. C’est un moine libanais de l’ordre des Capucins, qui est en cours de canonisation. Il a réalisé son rêve de planter une croix sur chaque colline du Liban !

L’équipe dans le chœur de l’église du Christ – Roi

L’après-midi, nous avons visité la fameuse grotte de Jeita, digne concurrente des sept merveilles du monde. Nous étions au frais et heureux d’échapper à la pollution de Beyrouth ! La grotte était féerique, un très bon moment passé en équipe dans les entrailles de la Terre. 

Au crépuscule, le petit souk de Zouk nous a accueillis. Nous avons rencontré un peintre chrétien qui nous a présenté son atelier d’icônes byzantines. A côté de la boutique se trouvait une église grecque catholique du XIXe siècle, avec une belle iconostase en pierre.

Le dimanche, nous avons rejoint la maison principale des Sœurs de la Charité au Liban, à Kfour. La messe a été dite dans le rite maronite, en ce jour de la Saint Charbel. Une phrase touchante de Sainte Jeanne-Antide Thouret était inscrite dans le chœur de l’église : « Ne regardons que Lui, ne pensons qu’à Lui, ne désirons que Lui, ne vivons que par Lui ». Nous avons ensuite visité l’école que tiennent les Sœurs, puis nous avons partagé un temps avec elles. Parmi elles, la sœur doyenne de la maison, Sœur Rose-Madeleine, nous a témoigné de sa vie : « Le plus important c’est d’aimer, seul l’amour transforme les cœurs ». 

A midi, nous avons été accueillis par les novices d’origines vietnamienne, égyptienne et éthiopienne. Ce moment était vraiment très joyeux, elles ont pu nous témoigner de leur cheminement vocationnel. 

 

L’après-midi, nous sommes montés à l’ermitage de Saint Charbel, à la montagne. En contrebas, nous avons prié sur le tombeau du saint. Ce dernier rassemble tous les chrétiens du Liban. C’est un moine maronite devenu ermite. 

Après le coucher du soleil, nous nous sommes retrouvés dans un conte des mille et une nuits, dans le souk de Byblos, une ville qui date de 7000 ans. 

Nous avons donc été bien occupés et il est grand temps de retrouver Morphée !

À bientôt pour de nouvelles aventures !

Marie & Jean

19 juillet: Pour le meilleur et pour le pire …

Depuis quelques jours, nous commençons notre journée par un petit temps de louange vers 8h30.

Puis à 9h, nous rejoignons les sœurs pour les laudes. Elles nous transmettent la spiritualité de leur fondatrice Jeanne-Antide Thouret : « Quand Dieu appelle et qu’on l’entend, il donne tout ce qu’il faut ! ». Ensuite, nous lisons un passage de l’Évangile que nous expliquerons ensuite aux enfants. Aujourd’hui, c’était la guérison de l’aveugle de Jéricho, Bartimée.

Il est déjà 9h30 : les enfants nous attendent avec impatience ! Après quelques chants et danses, la catéchèse commence. Pour illustrer le passage,  les grands ont fait une course en chenille, les yeux bandés.

 

Les petits, quant à eux, ont répondu à la question : « Que veux-tu que Jésus fasse pour toi ? ». Ils ont alors répondu :
« Que les français voyagent en paix ! »
« Que je le voie dans mes rêves ! »…

Les plus jeunes ont découvert le jeu du mikado. La concentration et le calme étaient au rendez-vous ! Nous adaptons les activités pour les enfants qui ont entre 4 et 14 ans. Des chants tirés de notre expérience scoute sont mis à profit : « On pagaie ! On pagaie ! »

L’épreuve commence maintenant ! Dans le groupe, quelques personnes étaient un peu malades ; l’adaptation à la gastronomie libanaise ! Le programme a été modifié pour assurer le bon déroulement de la mission. L’équipe a réussi à prendre en compte les besoins du groupe plutôt que les désirs de chacun.

L’après-midi, une équipe resserrée est allée visiter les familles dont les enfants sont à la colonie. L’accueil a été très chaleureux ! Cependant, il existe de grandes disparités dans les conditions de vie et l’éducation entre les familles. 

En nous baladant dans le quartier, nous sommes surpris par les câbles électriques en contact avec de l’eau : « C’est normal, c’est le Liban » répondent les locaux !!

 

 

Marie & Pierre 

 

18 juillet: Petite escapade Zahliote

À partir d’aujourd’hui nous avons pris la bonne résolution de commencer la journée par une louange !
La journée débuta par l’animation de la colonie. Les plus petits ont fabriqué un lapin en carton et les plus grands ont appris à faire un bracelet brésilien.

Nous avons été à notre Dame de Zahlé et de la Bekaa. Nous avons été en haut d’une tour de 54 mètres de haut, surplombée par une statue de la Sainte Vierge, où la vue d’en haut fût splendide !  

Nous sommes ensuite redescendus pour assister à la messe en français, selon le rite byzantin cette fois ! Nous avons ensuite rejoint la communauté Foi et Lumière pour la soirée. La soirée s’est déroulée au rythme de chants, danses et jeux ! Nous nous souviendrons de Joseph, Maroun et Samir pour leur dynamisme. Lors de cette soirée, nous avons célébré les fêtes de Saint Charbel et Saint Élie le prophète, autour d’un gâteau. La fête était tellement bien qu’on ne voulait plus partir, mais il commençait à se faire tard et nous avions de la route. Heureusement, nous avons continué la soirée dans le bus en chantant, jusqu’à épuiser les sœurs, et Jean !

Charlotte & Adrian

17 juillet: Yallah !

Remis de notre première journée, nous avons attaqué cette deuxième journée avec du Puck (fromage libanais, qui ressemble à du Kiri liquide) au petit-déjeuner. Nous avons retrouvé les enfants, plus dynamiques que la veille (et nous aussi !). Nous leur avons appris Resucito, hymne des JMJ de Madrid et nous avons dansé la macarena (hey macarena ha!). Elle a été choisie comme chorégraphie de la semaine. Après la lecture de l’évangile de la Samaritaine, les enfants ont décoré un puits et fait des coloriages. Nous avons joué au jeu du ninja, beaucoup apprécié par les enfants.

Deux d’entre nous sont restés aider Sœur Manar en cuisine.

Nous avons déjeuné avec les sœurs. Fattouche (salade de mâche) et mjadra (plat à base de riz et de lentilles). Malgré son apparence, nous avons beaucoup apprécié le mjadra. Et en dessert, nous avons pu goûter aux fameuses pâtisseries libanaises,  aussi sucrées que délicieuses !

Mjadra

Fattouche et sa cuisinière

Cette journée s’est poursuivie par la visite des familles des enfants qui viennent à la colonie du matin. Nous avons été plongés dans l’intimité et le quotidien de ces familles, ce qui a permis de renforcer les liens avec ces enfants joyeux et souriants. Malgré des logements parfois petits et sales voire insalubres, nous avons été marqués par la joie de vivre et l’espoir communiqués par ces familles. Nous sommes chamboulés à chaque fois que nous entrons dans un foyer car chaque famille a son histoire et sa situation particulières. Nous avons été amenés à porter un autre regard sur le système politique et économique au Liban.

Fatigués par la chaleur et les grandes émotions de la journée, les bras de Morphée nous ont très vite bercés.

Charlotte & Adrian

16 juillet : Ahla ou sahla !

 

Après s’être faits réveiller par le soleil qui a montré le bout de son nez à 6h du matin, il était temps de descendre chez les sœurs pour prendre le petit déjeuner salé : pain pita au fromage ou au thym, concombre et tomate.

Pendant deux semaines, notre mission s’organisera selon l’emploi du temps suivant:

  • Matin : Animation auprès d’enfants dans une colonie
  • Après-midi : visites de familles du quartier de Bourj Hammoud (bidonville de Beyrouth)

Le matin, nous sommes donc partis rencontrer une trentaine d’enfants entre 4 et 12 ans. Nous avons été accueillis par un chant de bienvenue « ahla ou sahla » (traduction : bienvenue) des plus dynamiques. Pendant toute la matinée, nous avons joué, chanté et dansé avec les enfants. Les Libanais sont d’excellents danseurs ! Tia et Natali sont venues nous aider.

Nous sommes ensuite rentrés déjeuner chez les sœurs. Nous n’avons pas été dépaysés puisque le menu du jour était hamburger frites. Nous avons fini par un bon gâteau pour le dessert accompagné du doux son de « Joyeux anniversaire Marie! » Notre vendéenne péchue se souviendra de ses 20 ans au Liban !

L’après-midi était consacré aux visites. Deux groupes ont été formés. Nous avons rencontré des personnes vivant dans des conditions très précaires, mais dont la foi est très riche. À la fin de la journée, les deux groupes se sont retrouvés chez une femme arménienne qui nous a récité le « Notre Père » dans sa langue maternelle. Nous avons partagé un moment émouvant, notamment lorsqu’elle nous a expliqué qu’elle avait pu profiter de travaux qui lui ont facilité la vie. Elle nous a en effet expliqué qu’elle devait descendre chercher de l’eau dans des seaux, trois étages plus bas, et les remonter, bien évidemment sans ascenseur. Aujourd’hui, grâce au patronage, elle a de l’eau chez elle et une machine à laver.

Chez l’arménienne Zovinar, Zovik de son petit nom

Le soir, nous avons découvert le rite maronite qui n’est pas si différent du rite latin. L’homélie du prêtre s’est résumée à nous faire venir dans le chœur pour nous entendre chanter le « Je vous salue Marie ». Nous avons goûté notre premier repas libanais, le chawarma. Nous sommes ensuite rentrés faire notre débriefing quotidien et organiser le programme du lendemain.

Église maronite de St Joseph

 

Tabeeh !

Blandine & Anne-Claire

15 juillet: Premiers pas dans la chaotique Beyrouth

 

Après avoir traversé la France,
nous sommes arrivés à Paris.
Après avoir traversé l’Italie,
nous sommes arrivés à Rome.
Après avoir traversé la Méditerranée,
nous sommes arrivés à Beyrouth (dans un état de fatigue avancé).

 

       

Nous sommes arrivés à l’aéroport à 17h (heure libanaise) où nous avons été accueillis par Adrian, Mario et Sœur Hoda (prononciation : Roda) qui avaient l’air ravis de nous rencontrer.

Notre première impression : il fait très chaud !

Un minibus tout droit sorti d’une autre époque est venu nous chercher pour nous emmener à Nabaa chez les sœurs. Grâce à Saïd, notre pilote aguerri, nous avons pu éviter de rentrer dans des scooters et leurs conducteurs sans casque qui roulent à contresens, renverser des piétons qui traversent sans passage piéton (en même temps, il n’y en a pas), rentrer dans une voiture qui double par la droite, faire des écarts sur des routes sans marquage… Bref, nous sommes arrivés sains et saufs chez les sœurs. Nous avons alors fait la rencontre de Sœur Remy et Sœur Manar (qui nous demande de préciser ici qu’elle est égyptienne!!),  et de leur humour décapant! 

Nous avons fait connaissance autour de délicieuses pizzas préparées par les sœurs puis nous sommes allés nous installer dans le grand appartement situé deux étages au-dessus des sœurs. Par chance, nous, les filles, avons une grande chambre et les garçons une petite. Il était alors temps d’aller se coucher, tous impatients de découvrir notre mission du lendemain !

Tabeeh (A suivre)

 

Blandine et Anne-Claire

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