Catégorie : Terre Sainte (Page 1 sur 3)

On ne se baigne jamais deux fois dans le même Prout ! (fin de mission à Ungheni)

Aujourd’hui Lundi, la pluie prend congé et nous rend le soleil. Cependant, les températures sont désormais plus tolérables. Depuis notre arrivée à Ungheni, le thermomètre montait très régulièrement au-dessus des 40 degrès. Les enfants, absents toute la journée, commencent à arriver en fin d’après-midi. La journée aura été tranquille. Les prêtres polonais repartent dans la journée, ils veulent aller visiter Chisinau avant de rentrer chez eux.

Nous sommes nous-mêmes sur la fin de notre séjour. Finir le clocher est pour nous une priorité. Nous y passons la mâtinée. Le travail le plus ardu est la remontée du cadre, qui s’effectue en deux fois (puisque nous l’avions séparé en deux), et nous pose un certain nombre de problèmes techniques, notamment au moment de le hisser sur le toit. Une fois remontés, nous les revissons au mur, au moyen d’acrobaties majestueuses et aériennes (il nous a quand même fallu 3 échelles!), mais le résultat est au rendez-vous ! Le père Christopher est aux anges. Nous aussi. L’après-midi, nous jouons une dernière fois avec les enfants. Ceux-ci nous préparent une surprise : ils s’enferment pendant deux heures dans une salle paroissiale pour nous dessiner des cartes de vœux pour chaque personne de l’équipe. Sur les cartes, un dessin de la personne, et un adjectif censé la caractériser. Armelle est « la plus intelligent », Isaure « la plus belle ». Amaury, quant à lui, écope d’un « Schh man » dont il n’a toujours pas compris la signification.

Pendant la journée, nous avons remarqué que le père Christopher distribuait des petits cartons aux enfants. Il a décidé d’organiser une sortie à Orhei Vecchi pour eux, le vendredi suivant. Nous trouvons l’attention particulièrement touchante !

Une dernière tomate, un dernier ninja, un dernier zombie (nous préserverons le mystère sur les règles de ce jeu mystérieux), un dernier combat de gladiateurs, et ce sont les adieux. Nous disons au revoir à Sando, Ahina, Paolina, Mihaïna, et tous les autres !

Dernière nuit à Ungheni !

Départ d’Ungheni et retour en France

Aujourd’hui mercredi, jour du départ. Une responsable de Caritas Moldova est censée nous récupérer à 11h. Le temps pour nous de participer une dernière fois à la messe avec le père Christopher, de nettoyer l’étage que nous avons occupé pendant ces dix derniers jours, et de signer le livre d’or de la paroisse. Nos yeux piquent, mais c’est bien évidemment à cause du soleil ! La responsable de Caritas, Andrea (le prénom a été modifié pour cause d’oubli de notre part) nous fait passer quelques cadeaux de la part de Daniela, parmi lesquels une carte de vœux rédigée en français dans laquelle elle dit : « Votre contribution a été considérable. » Nous sommes tous très touchés.

Nous embarquons. Pendant le trajet, Andrea nous propose un détour pour aller visiter le monastère d’Hincu (Manastirea Hincu). Le lieu est réellement magnifique. Du fait d’une grande fête-procession-quelquechosedugenre, l’endroit est bondé et nous ne parvenons pas à rentrer dans l’église principale. Nous y voyons plusieurs religieuses, habillées en noir. Nous ne restons pas longtemps et reprenons la route. Nous parvenons sous les coups de 15h à Chisinau. La ville nous apparaît comme une île au milieu de la trouée que faisait la route entre les arbres. Nous nous arrêtons à Fides, un hôtel tenu par le centre Caritas. Nous posons nos affaires et décidons de visiter la ville. Bus 22 direction le centre-ville (les bus coûtent horriblement cher : 2 lei, soit moins de 10 centimes). Nous nous arrêtons 30 min plus tard près d’une statue de Stefan cel Mare (encore lui!!!). Repas tardif au McDo (où nous avons eu la mauvaise surprise de nous rendre compte qu’ils faisaient payer les sachets de ketchup!), puis nous visitons un petit marché, qui avait la particularité de vendre entre autres des flasques et des toques floquées du marteau et de la faucille !!!

Nous tournons un peu dans la ville, passons devant le ministère de l’Intérieur, le théâtre national de Chisinau, prenons un verre dans un bar français, et finissons par atterrir par hasard devant la cathédrale catholique, consacrée à la divine miséricorde. L’église est fermée, mais le gardien nous ouvre. Nous souvenant, pour les deux d’entre nous qui avaient été à la fête de Ste Anne à Ungheni, qu’on y avait croisé le vicaire de Chisinau qui parlait Français, nous sommes pris de l’envie de le voir. Le gardien ne parle ni Anglais, ni Français, ni Espagnol, ni aucune langue avec laquelle nous aurions pu communiquer, cependant nous parvenons à le faire appeler le prêtre en question (qui a décidé de garder l’anonymat, nous tairons donc son nom. Si, si, c’est vrai ! Il ne s’agit absolument pas d’un oubli de notre part!) qui arrive quelques minutes plus tard. Nous avons au début l’impression de le déranger au vu de son visage fermé, mais il propose néanmoins de nous faire visiter l’église, puis les chapelles, puis la sacristie, puis nous invite à manger, etc.

Il nous raconte son histoire, particulièrement intéressante : il est l’un des seuls prêtres d’origine moldave du pays (ils ne sont que 3, les autres sont des missionnaires), et s’est converti au catholicisme grâce à la France ! Étudiant en Histoire, il s’est passionné pour l’histoire de France, notamment médiévale, ce qui l’a tout naturellement amené à découvrir l’histoire de l’Église catholique, qui l’a tout autant passionné. Ceci, parallèlement à une déception grandissante pour sa religion maternelle, a conduit à sa conversion, le jour de la mort de Jean-Paul II (dont il n’a prit connaissance que le lendemain). Ordonné prêtre depuis 3 ans, il voyage depuis régulièrement en France, dont il a le projet de visiter quasiment toutes les cathédrales !

Il nous parle de son église, l’une des plus vieilles de Moldavie (elle a près de 160 ans), rénovée il y a 10 ans. Il y a 500 paroissiens dans la capitale (soit la moitié des croyants du pays). La deuxième plus grande paroisse du pays est celle de Balti, puis il y en a aussi une dans une petite ville à 20 km de Chisinau dont nous avons oublié le nom et une autre en Transnistrie. Les autres ne comptent pas plus de 5 ou 6 paroissiens. Il y a en tout 20 paroisses en Moldavie.

Il y a chaque dimanche 4 messes à la cathédrale : une en Polonais, une en Russe (la plus populaire : 200 fidèles), une en Roumain, ainsi qu’une messe gréco-catholique en Grec (était-il besoin de le préciser?). Dans la sacristie, il nous montre ses reliques de St Antoine de Padoue et de St Jean-Paul II, ses missels (en 5 langues différentes!), et ses aubes (l’aube réservée au rite gréco-catholique est particulièrement belle!)

Le dîner se fait à la pizzéria du coin. Nous le questionnons sur son rapport à l’orthodoxie (les filles, s’étant faites insultées plus tôt dans la soirée par un prêtre orthodoxe pendant que nous visitions la cathédrale orthodoxe parce que nous étions catholiques, sont particulièrement remontées.)

Après le repas, au cours duquel une violente dispute (gentille) a éclaté entre Quentin et le père, chacun voulant payer l’addition (on n’a pas très bien compris, à un moment le premier a poursuivi le deuxième, qui courrait lui-même après la serveuse pour payer, sur toute la longueur du restaurant) ; nous faisons une pause sur un banc géant, où nous nous enregistrons en train de chanter le « Je vous salue Marie » (le père l’avait entendu en France et l’avait adoré, mais avait du mal à se souvenir de l’air, du coup on s’est dit que comme ça, il ne l’oublierait plus !)

Nous prenons un dernier verre puis rentrons à l’Hôtel en bus. C’est que le départ est prévu tôt le matin, pour prendre l’avion à 9h30 qui nous ramène en France pour 15h30, après une escale à Bucarest. Revenus en France, nous décidons, pour les natifs et/ou résidents de Paris, de faire visiter la capitale à ceux qui n’y sont ni natifs ni résidents. Repas en restaurant pour nous réhabituer à la gastronomie française, et nous nous séparons déchiramment (La tournure de phrase existe parfaitement ! De toute façon, dès lors qu’une chose a été inventée, elle existe. Cette expression existe donc, puisque nous venons de l’inventer. CQFD!), chacun de son côté.

L’aventure se termine. Pour le moment !

Don’t Worry, be Happy ! (ethiopian style)

Adieu Gublak ! C’est la gorge serrée que nous remercions les prêtres Comboniens, les séminaristes ainsi que quelques catéchistes. Nous quittons donc Gublak et ses tribus Goumouz, encore marquées du sceau de l’esclavagisme, et peu acceptées par les autres éthiopiens avec lesquels les violences restent fréquentes. L’Eglise tente d’apaiser les tensions régnant entre les tribus et essaie de rassurer tant bien que mal ces filles d’à peine 14 ans, mariées trop jeune contre une rançon alimentaire ou une ascension sociale leur permettant une plus grande sécurité…
Petite escale à Bahar Dar pour visiter quelques monastères Orthodoxes datant du 18ème et admirer les chutes du Nil !

Le Father Isaïe nous accompagne car il doit lui aussi aller à Addis. Nous avons l’immense joie de diner avec l’évêque de Bahar Dar.
Le lendemain, nous apprenons que notre chauffeur pour Addis Abeba a eu un accident et que nous ne pouvons pas partir avant le début d’après-midi. Nous avions prévu de passer devant les chutes du Nil puis de rentrer directement. Pas de problème ! Nous prenons un bus touristique, peu confiant dans ces bus locaux trop bondés et souvent trop bruyants par leur musique assourdissante. Mais pas de chance, 15 km plus loin le bus s’embourbe … c’est alors clopin-clopant que nous envisageons de marcher, sans anticiper les 12km restant… par chance un 4×4 nous avance jusqu’au lieu tant attendu. C’est alors avec émerveillement que nous admirons le fleuve tant disputé par les pays qu’il traverse et si connu du monde entier. Car comme nous cite si bien Panoramix « Nil, Nil, fleuve impétueux… ».

Nous décidons de rentrer cette fois ci en prenant un bus local, celui-ci ayant désormais gagné notre confiance à tout jamais !

Finalement vers 16h nous commençons le long voyage pour Addis Abeba dans notre chère voiture que nous commençons par bien connaitre. Si bien que quelques heures plus tard nous décelons un bruit plutôt inhabituel au niveau d’une roue… ! Arrêt à 21h30 en pleine cambrousse, il fait nuit noire et nous nous apercevons en effet que la roue commence à se déboiter. Que fait-on ? Nous ne nous démotivons pas et arrêtons un camion qui passe. Celui-ci accepte de nous déposer dans une ville, 60km plus loin. C’est alors qu’installé à trois mètres de haut, dans une immense benne, nous entamons le voyage installé tant bien que mal sur des sacs et des sacs de cacahuètes.
Mais nous ne savions alors pas encore que cette odeur d’arachides, ces secousses tenaces et ce bruit de bâche claquant contre le vent telle une voile de bateau, allaient nous accompagner jusqu’à la capitale Ethiopienne. Effectivement, arrivé à Debré Marcos aux alentours de minuit, nous doutons de trouver un hôtel et de rentrer à temps le lendemain. Nous installons donc notre « logement », certes sommaire mais pas si désagréable !

C’est donc les yeux un peu bouffis et la tête comme un « gros char » que nous descendons de notre carrosse et terminons les trois derniers km en bus. Ce périple ubuesque, voir dantesque se termine dans un éclat de rire général et nous arrivons enfin à bon port !
Nous avons la joie d’être accueillis par Caroline, notre responsable du projet AED mission qui vient nous voir quelques jours. Elle est aussi fatiguée que nous par son voyage, et nous passons donc une journée calme à raconter notre début de séjours, ces péripéties, la non-anticipation à laquelle il faut s’habituer dans le pays…

Nous sommes accueillis à l’archidiocèse d’Addis Abeba, où nous logerons le reste du séjour, par le Father Petros Berga. Grâce à celui-ci nous avons eu la chance de rencontrer le Cardinal, archevêque d’Addis.

29 & 30 Juillet: Tel Aviv et fin de la mission

Samedi, nous quittons Abu Gosh pour partir à Tel Aviv. Waouh, changement d’ambiance radicale ! Tel-Aviv est une très grosse ville, avec beaucoup d’immeubles et de gratte-ciel, le centre ville ne vaut pas franchement le coup d’œil. En revanche, sa banlieue est attirante par son centre aux petites ruelles sinueuses et sa pierre ocre. Tel-Aviv est très connue pour sa plage, dont nous profitons largement l’après-midi, et pour ses soirées festives. Cette ville nous donne l’impression d’être différente du reste du pays. Loin de l’ambiance de tension que nous avons pu voir ailleurs, Tel-Aviv est « tranquille », les habitants et touristes sont là pour faire la fête et profiter de la plage et cela se sent ! C’est la première fois depuis 3 semaines que nous pouvons nous balader tranquillement en short dans la ville, il y a très peu de femmes voilées dans la rue ainsi que peu de Juifs habillés traditionnellement. Cette ville me donne l’impression d’être plus ressemblante aux villes occidentales, par l’insouciance et le carpe diem qui y règne et l’absence de signes particuliers de religions.

En bref nous « revenons » à la civilisation occidentale, et cela fait très étrange après 3 semaines passées en immersion ! Mais cela nous permet de faire une transition avant notre départ en France et nous permet de réaliser que la fin de notre mission est déjà arrivée.

Nous repartons le dimanche en France, et après quelques péripéties à l’aéroport, nous pouvons enfin embarquer. (NB aux futurs voyageurs dans ce pays : prévoir 3 ou 4 h d’avance pour l’aéroport, les contrôles de sécurité des touristes, les fouilles, et les interrogatoires sont longs, très longs ! )

( les photos arrivent! )

Article rédigé par Bénédicte

28 Juillet: Fin des travaux

Dernier Jour à Abu Gosh… finition des travaux !

La tranchée est terminée, maintenant il faut faire passer les câbles, la reboucher, niveller le sol et remettre du gravier. Alixe, Pierre, Augustin-Chef et moi-même pelletons avec ardeur… Job accompli!

Le chemin de gravier commencé dans le jardin du haut continue, il s’agit de travaux laborieux car en plein soleil et demandant beaucoup de force physiquement. Mais étant des volontaires hors-pairs, Claire, Pénélope, Sophie, Augustin M, Marie, Amaury, et Lisa, travaillent d’arrache pied et réussissent à avancer chaque jour un peu plus !

La tranchée finie, et n’aimant pas être au chômage, nous continuons par le nettoyage des palmiers. Malgré de nombreux débats enflammés, nous ne sommes pas d’accord : le palmier est-il un arbre ou une plante ? Car en effet, un tronc de palmier n’est constitué que de palmes coupées… enfin toujours est-il que c’est difficile et fatiguant d’aller couper des palmes à 15 m de haut, et que Julien le volontaire d’Abu Gosh fait ca en un tour de main avec un crochet, mais nous n’avons pas son entraînement… Résultats : Quelques palmes coupées pour Alixe et Augustin V., aucune pour Bénédicte !

Echec des essais de Bénédicte, malgré l’aide d’Augustin V qui se pend aux palmes comme un singe pour rendre la coupe plus facile!

Après le marteau piqueur, nouvelle passion d’Alixe pour les palmiers!

Augustin V., n’hésitez pas à faire appel à lui si vous avez des palmiers à couper, il s’y connaît maintenant!

 

La solution échelle est très appréciée, et Augustin V, en vénérable chef, monte là-haut, et parvient à couper toutes les palmes mortes, mais cela demande beaucoup de force et d’agilité.

Bref, l’après midi se continue avec d’autres palmiers à nettoyer (Augustin M se dévoue pour les plus hauts) , des nèfles à ramasser, des carreaux à laver, et d’autres palmiers bien plus petits et accessibles à nettoyer. Mais rien de bien long, ce qui nous permet de nous reposer et de faire des courses au magasin du couvent pour ramener des souvenirs.

Augustin M, qui joue au Roi Lion avec sa nouvelle queue en palmier, et qui goûte « juste un grain  » de raisin. « Juste un » n’est pas tout à fait exact… 😉

Le soir, les moines nous invitent à leur tour chez eux (entre les sœurs et les moines c’est un peu à qui aura le meilleur pique-nique et la meilleure ambiance !), et nous dînons agréablement dans leur cour. Frère Olivier nous fait goûter son muscat : délicieux… et corsé ! Il nous apprend en riant, une fois que nous avons fini de le boire, que le raisin a été pressé par les pieds de soldats israéliens (beaucoup de soldats viennent rendre visite aux moines, car dans leur formation ils « doivent » rencontrer un religieux catholique. Ce qui permet de leur faire découvrir ce merveilleux coin de paradis qu’est Abu Gosh, et de nouer de belles amitiés avec les frères). Pour nous qui avons vécus en Palestine et vu la situation difficile des palestiniens, c’est une anecdote inoubliable, pleine d’ironie et en même qui nous oblige à prendre du recul avec sagesse sur notre avis personnel du conflit!

Il faut dire qu’ici, à Abu Gosh, nous découvrons un autre regard sur l’Israël et la Palestine. Le monastère contient les seuls catholiques de la ville, le reste étant des musulmans et des juifs. Abu Gosh est une exception en terre israélienne: les arabes musulmans ont décidé de rester vivre ici, et les juifs ont accepté une cohabitation pacifique.  Des rencontres sont organisées entre juifs et musulmans, entre jeunes et moins jeunes, et permettent de continuer une vie prospère. Le Monastère est le témoignage de cette paix : les moines ont de bonnes relations avec tout le monde, et pour la dernière ordination diaconale (celle de Frère Olivier), se sont côtoyés à la messe et à la réception les soldats israéliens, les musulmans, les juifs, les orthodoxes, différentes personnalités politiques… C’est une vraie leçon de vie pour nous de voir que la cohabitation pacifique est possible.

Article rédigé par Bénédicte

27 juillet : Bethléem

Une nouvelle journée nous tend les bras ! La petite équipe s’ébranle après un petit-déjeuner rapide, pour aller en bus jusqu’à Bethléem. Julien -volontaire de la DDc qui travaille dans le monastère d’Abu Gosh pour 2 ans – , ainsi que Raphaël – volontaire pour 1 mois dans le monastère- , nous accompagnent pour nous faire visiter cette ville.

Le voyage est court et dans la petite ville il y a beaucoup de choses à faire. Nous allons d’abord dans l’église de la Nativité, là où Jésus est né. C’est très émouvant de se retrouver ici, mais malheureusement les messes se succèdent dans la crypte et nous ne pouvons pas nous arrêter y prier.

Crèche de la Basilique de la Nativité

 

Nous continuons notre périple par la « Grotte au lait », lieu où la Vierge aurait allaité Jésus (!) puis nous terminons par un petit tour dans le souk pour faire quelques emplettes. Ici à Bethléem, ils vendent beaucoup d’objet en céramique (faits à Hébron qui est à quelques km au sud de Bethléem) : plats, dessous de bouteille, bols, petits récipients, cendriers …

Pénélope et Lisa, les jumelles

Ptite pause en attendant Pierre, qui s’était perdu ( et on a failli devoir repartir sans lui!!!)

Au retour à Abou Gosh, nous déjeunons, puis au travail ! Au programme : divers travaux de jardinage dans le jardin et le cloître des soeurs.

Le soir, nous sommes invités chez les soeurs pour faire connaissance, puisque même si on se cotoie pour les travaux de la journée, nous ne connaissons pas vraiment! Nous passons une magnifique soirée à faire connaissance, autour d’un pique nique délicieux. Je crois que les soeurs nous auront tous beaucoup marqués par leur accueil, leur gentillesse et leurs rires. Nous terminons la soirée tous réunis autour des complies, dernier office du soir, dans le jardin du cloître. Un moment merveilleux et très émouvant.

 

Vaisselle avec les soeurs

C’est aussi ce soir, que notre globe-trotteur Gabriel doit repartir prendre son avion… Trop triste, les 3 semaines sont passées si vite!

Dernière photo au complet avant que Gabriel ne s’en aille

Article rédigé par Amaury et Bénédicte

26 Juillet: Continuation des travaux

Nous commençons cette journée par les différents travaux. Pendant qu’une équipe creuse une tranchée à l’ombre, d’autres dispersent des graviers pour créer un chemin sous le soleil pesant et une chaleur particulièrement torride.
 La fatigue et les courbatures commencent à se faire sentir mais le jardin somptueux et le temps précieux de la sieste après le déjeuner nous consolent.
L’après midi débute pour les plus courageux par la tranchée à creuser tandis que d’autres nettoient les différentes vitres qui ornent l’abbaye et d’autres encore nettoient les dalles de l’allée principale au karcher.

Terrasse lavée à fond, malgré les apparences!

Après la défaite à la bataille de Karsher, Alixe se console avec son balai !

Augustin n’a, semble t-il, pas compris la véritable utilité du karsher !

 

Mais qui est-ce ?

Bénédicte ne fait rien …

Il faut donc être cinq pour laver une fenêtre, efficacité à toutes épreuves !

Augustin, contrit, réalise l’importance de l’eau en Israël.

Claire essaie d’imiter le maître, parviendra-t-elle à le dépasser ?

Mais qui a enfermé Pénélope ? Serait-ce une ruse pour ne pas travailler ?

Augustin-pas-chef s’intéresse à la vie monastique, les frères n’ont qu’à bien se tenir !

 

Alors que la journée de travail se termine, Alixe et Augustin M se battent pour continuer à utiliser la marteau piqueur sous le soleil apaisé.
Alixe se découvre une passion pour le BTP : annulation du CDI en conseil.

Augustin M. après s’être disputé le marteau piqueur au Chifoumi avec Gabriel, rivalise de force avec Alixe, et tente d’enlever des plus gros morceaux qu’elle. Pas facile vu le niveau de professionnalisme qu’elle a!

 

Après le repas, nous nous sommes rassemblés sur la terrasse pour une soirée conviviale à base de limoncello et de bières, accompagnés de chants à la guitare, discussions et autres jeux.
Article rédigé par Augustin M

Quelques vidéos

Voilà en vrac quelques aperçus de notre vie ici!

On veut absolument vous partager la vue incroyable et magnifique qu’on avait de la Maison d’Abraham, notre logement à Jérusalem. Avis aux futurs touristes ou pèlerins 😉

Comme on l’a décrit dans un précédent article,, cet article a vu naître un groupe de musique hors du commun. Nos soirées et trajets sont bien animées!!

Jérusalem, porte des Immondices. Vue sur les jardins entourant le mur des lamentations et la mosquée.

Et maintenant, petit aperçu du spectacle de fin de camp à Ramallah: l’atelier danse qui avait préparé une super chorégraphie avec quelques enfants!

Répétition assidue du chant « Despacito »,  version française, avant le spectacle.

Et enfin, voilà les réalisations de l’Atelier théatre/cinéma:

Mannequin Challenge (pour les non initiés, c’est un phénomène de cette année qui a enflammé les réseaux sociaux. Le principe est de filmer sous des angles spécifiques une scène où les acteurs tiennent une pause).

 

25 Juillet: Nouveau début de mission à Abu Gosh

Première journée chez les Bénédictins à Abu Gosh … Pour dire vrai, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. Mais dès 8H30 nous avons eu le programme : ce sera travaux en extérieur pour toute l’équipe afin de creuser une tranchée et combler une allée de graviers dans leur grand jardin. Toute l’équipe s’y est mis avec entrain, bonne volonté et bonne humeur mais le soleil brûlant de la matinée a été sans pitié. Les journées sont rythmées par les offices et pour ceux qui le désirent une messe est donnée à 11H30 ce qui marque la fin de notre matinée de dur labeur (ne vous inquiétez pas … nous sommes encore entier !).

Pénélope en plein travaux

Marie, Claire et Pénélope

Gabriel, Amaury et Augustin M

La deuxième partie de la journée a été consacrée au ménage : crypte, église et magasin du monastère. Nous devons avouer que des cours de serpillères ont été donnés à certains d’entre nous … non on ne marche pas sur le sol alors qu’il est mouillé ! Pour accompagner le travail, Augustin M et Gabriel ont testé l’acoustique de l’église en chantant et même les sœurs ont été surprises par leur talent 😊

 Les Heures encadrent la journée … il est 18h et ce sont les Vêpres qui sont données. J’y assiste afin d’écouter les psaumes résonner dans l’église et dans nos cœurs, les chants des frères et sœurs rendent cette prière douce, apaisante et ressourçante.

 

La surprise de cette première journée c’est que nous avons pu échanger avec les séminaristes de Paris (rencontrés à Jérusalem) et nous étions invités à l’Adoration. Puis, c’est sur notre terrasse qu’on a partagé avec trois d’entre eux un verre pour clore notre journée.

La nuit tombe et par bonheur les étoiles scintillent dans le ciel et nous admirons aussi les palmiers du jardin qui même dans l’obscurité saisissent la vue par leur splendeur …

Article rédigé par Lisa

 

24 juillet: Au revoir Jérusalem

Pénélope prépare notre journée en lisant le guide

Aujourd’hui, c’est notre dernier jour à Jérusalem. Comme tous les matins, la ville a retrouvé son calme, un vrai contraste après la violence des soirées. Nous en profitons pour faire le tour de tous les lieux que nous n’avons pas eu le temps de visiter, à commencer par la célébrissime Esplanade des Mosquées. Après avoir passé les contrôles nécessaires, nous débouchons sur une vaste étendue d’anciennes pierres et d’arbres, emplie d’un calme étonnant compte tenue des foudres qui se déchainent pour l’accès et le contrôle de ce lieu. Quelques touristes esseulés flânent dans ce lieu tranquille, abandonné des Musulmans qui préfèrent prier à l’extérieur en signe de protestation. Au milieu de l’esplanade, l’imposant Dôme du Rocher se fait le théâtre d’un shooting photo improvisé, comme vous pouvez le constater (merci Claire).

Pénélope et Augustin V

Alixe et Marie

Marie

Amaury, Augustin V et Pierre

Après une balade le long des remparts, nous décidons de nous séparer pour que chacun de nous quitte Jérusalem sans regrets. Etant les dernières membres du groupe à ne pas s’être rendues dans ces lieux, les courageuses Claire et Marie se rendent sous une chaleur écrasante au Cénacle, au tombeau de David et à Saint Pierre en Gallicante.

Vue sur Jérusalem de Saint Pierre en Gallicante

Le reste du groupe reste dans la « fraîcheur » de la ville pour visiter l’Eglise Sainte Anne, lieu de naissance de la vierge Marie et finir la matinée en flânant dans les Souks de la ville. Les plus pieuses d’entre nous finiront « comme par hasard » leur trajet devant le Saint Sépulcre. Tout le groupe se retrouve exceptionnellement à l’heure pour le déjeuner. Et pour cause, grâce aux bons plans de notre Béné préférée, nous nous régalons de quatre gigantesques pizzas arrosées de sodas locaux : Sprite et Coca. Grâce à une ouverture malencontreuse de la bouteille, Sophie sera accidentellement plus arrosée que le reste de l’équipe. Mais bon, ça sèche vite ici.

L’après-midi passe à la vitesse de l’éclair : après un dernier recueillement au Saint Sépulcre, toute la team prend la direction de la maison Abraham. Une dernière douche, une dernière photo de groupe et hop ! Nous voilà partis pour Abou Gosh. Big Up à Augustin pour le taxi au vitre teintés, dans lequel nous nous endormons un à un après quatre jours tout aussi excitants qu’épuisants à Jérusalem. Le contraste à notre réveil est saisissant : après la frénésie et les tensions de Jérusalem, nous arrivons tout simplement au paradis : les parterres d’herbe verte (nous n’en avons pas vu depuis deux semaines !), les palmiers, bougainvilliers, et autres arbustes entourant le monastère bénédictin créent une atmosphère paisible et hors du temps, à la bonne odeur de lavande. Nous sommes chaleureusement accueillis par le frère Jean-Michel, et commençons notre séjour au monastère en beauté : par les vêpres. Après 45 minutes de prière monastique plus ou moins intense en fonction des sensibilités de chacun, nous prenons nos quartiers : chez les sœurs pour les filles, et chez les moines pour les garçons. Seules Béné et Sophie sont reléguées dans une maisonnette au fond du jardin, avant de découvrir qu’elles seront les seules heureuses détentrices de la clim’. Les bonnes surprises se succèdent : les chambres sont confortables, une grande terrasse surplombant le village nous est réservée, et surtout les sœurs nous ont préparées le repas le plus délicieux (et équilibré) que nous ayons mangé depuis notre arrivée ! Bref, le bonheur. La beauté et le calme de ce lieu sera seulement troublé par l’appel du Muezzin à la prière, depuis le minaret, à dix mètres de la chambre des garçons. A suivre…

Abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d’Abou Gosh

Article rédigé par Alixe

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