22 Juillet 2018

Ce matin, nous sommes allés à la messe, à l’église Saint Louis des Français. Une église du même nom est présente dans la plupart des capitales étrangères, toutefois celle de Moscou a une particularité : en effet, elle est presque collée aux bâtiments du FSB, l’actuel nom du KGB.

Jean-François nous a expliqué toute l’histoire de l’Église, dont le projet a commencé en 1789, commandé par le Consulat de France et autorisé par Catherine II. En effet, la Russie a historiquement vocation à accueillir les réfugiés d’Europe (nous les avons par la suite accueillis après 1917).

Jouxtant l’église, siège le collège français de Moscou, ouvert notamment grâce à l’intervention de Jacques Chirac, dans les années 80.

Nous avons ensuite visité deux églises orthodoxes, dont une consacrée aux nouveaux martyrs (en clair, ceux de la période soviétique). Cette église est située dans l’enceinte du séminaire le plus connu de l’Église russe orthodoxe.

Durant l’après-midi, nous avons batifolé dans un parc historique où le tsar et sa cour vivaient durant leurs sorties champêtres. Un joli château en bois, très conte de fées, trône au milieu de ce domaine. En ce dimanche 22 juillet, quelle ne fut pas notre surprise de voir si peu de monde au parc ! Pourtant il y fait bon vivre, entre les chariotes électriques et la police montée moscovite, se délectant des très célèbres pommes, offertes par Loïc Raison lui-même, à la gouvernante Shampomonova, dont voici la photo.

Nous y avons également vu des crocodiles et des serpents en liberté !

Après une petite balade dans un paysage bucolique, parsemé de petites églises typiques, nous arrivâmes à la demeure champêtre royale, où nous avons pu apercevoir une dame de haute stature, qui nous a autorisés à nous prendre en photo sous son porche.

 

23 Juillet 2018

Ce matin, messe comme d’habitude ! Le prêtre est encore différent, cela nous permet de découvrir une bonne partie des 300 prêtres catholiques présents dans le pays.

Ensuite, visite sur la tombe du docteur Haas (fin 18ème – milieu 19ème), un grand homme qui a réuni catholiques et orthodoxes dans la Russie impériale, et dont le procès de béatification a été ouvert. Il a notamment œuvré pour de meilleures conditions de détention des prisonniers. Nous avons également entendu l’histoire du « Père au lard », prêtre hollandais fondateur de l’AED, qui, malgré les plaies de la seconde Guerre Mondiale, a appelé le peuple belge et hollandais à soutenir les Allemands, qui ont souvent été retenus prisonniers à l’étranger.

        «Dépêchez-vous de faire le bien !»

 

Après un repas régénérant, nous retournons au centre culturel, pour nettoyer toute la bibliothèque, les escaliers ainsi que les murs et les portes vitrées. Le travail, peu décrit ici, n’en est pas moins conséquent, et nous étions fourbus, en arrivant au dernier paragraphe.

Le soir, Jean-François nous invite à dîner chez lui. Il vit avec d’autres confrères de sa communauté, le mouvement Communion et Libération. Des amis russes sont présents, avec qui nous avons discuté et chanté. Nous avons pu échanger avec eux, notamment avec une invitée originaire de Belgorod, où habite également le très célèbre Fedor.