28 Juillet 2018

Nous avons profité de cette matinée libre pour, soit assister à la messe, soit nous reposer plus concrètement dans nos lits. Après nous être retrouvés à la cathédrale de Moscou, nous avons décidé d’aller faire quelques courses, et pour ce faire, un centre commercial est un lieu idéal, où nous nous sommes retrouvés les seuls clients !

Après un déjeuner dans le premier McDonald’s historique de Russie, nous avons rejoint Irina et Dimitri, avec qui nous avons visité la cathédrale du Christ-Sauveur, bâtiment très imposant construit au XIXème siècle et détruit dans les années 1930, suite aux affres du communisme stalinien. Elle honore particulièrement les soldats morts au champ de bataille, que ce soit contre Napoléon ou contre l’armée allemande. Durant la reconstruction de l’église, une crypte a remplacé l’ancienne piscine créée sous l’ère soviétique : il s’agit de l’église de la Transfiguration, afin de marquer le renouveau d’une nation, d’un peuple et de sa foi, après l’URSS.

Le couvent de Novodievitchi est notre prochain objectif, un des lieux les plus emblématiques de Moscou. Il est en effet inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il s’agit d’un des rares couvents qui ait évité la destruction durant l’ère soviétique. Lieu de prière et de retraite pour les croyants, c’est également l’endroit où les tsarines et les princesses, en exil ou en veuvage, finissaient leurs jours. Par exemple, Pierre le Grand logeait gratuitement sa chère sœur Sofia, suite à son coup d’État manqué et dont vous avez pu voir le portrait dans l’un de nos rapports (à vous de chercher). A 5 minutes du couvent, se trouve le cimetière éponyme où reposent de nombreuses personnalités russes, tels que Tchekov, Eltsine, Khrouctchev, Chostakovitch et également l’arrière grand-père et le grand-père de Dimitri. Presque chaque tombe est ornée d’une statue ou d’une sculpture à la mémoire du défunt.

Nous quittons ce lieu reposant et paisible, et rentrons sous un orage battant.

29 Juillet 2018

Nous sommes de retour à l’église Saint Louis des Français pour la messe de 10 h 30, célébrée par un prêtre italien très convivial. A la sortie de la messe, nous avons sympathisé avec Grégoire, un étudiant français en stage à proximité de Moscou. Ce fut l’occasion de faire plus ample connaissance autour d’un repas.

Nous nous élançons ensuite dans les rues moscovites, en direction de la grande forteresse du Kremlin, où nous avons rendez-vous avec Irina et Dimitri, ainsi qu’une charmante guide, Marina ! Le jeune groupe de Français découvre ainsi un lieu historique du pouvoir russe, s’étalant de Ivan le Terrible à Pierre le Grand, puis de Lénine à Vladimir Vladimirovitch Poutine, l’actuel résident de la Tsena (bâtiment du Kremlin où travaille ordinairement le président de la Russie). L’entrée s’effectue par la Porte de la Trinité : c’est l’heure de la relève de la garde, toujours aussi impressionnante. Les canons de Napoléon décorent fièrement les nombreuses places du Kremlin, en signe de la bravoure russe. A leurs côtés, se trouve le plus gros canon du monde, « le roi des canons », ainsi que la plus grosse cloche du monde, « la reine des cloches », deux éléments de l’apparat russe n’ayant jamais servi.

Les visites des cathédrales du Kremlin s’enchaînent à grande vitesse, du fait d’un nombre important de touristes chinois. Cette visite a été l’occasion de porter fièrement les t-shirts de la mission, sous l’œil vigilant des policiers. Nous quittons le Kremlin, et faisons nos adieux à notre ami Dimitri, qui fut un guide compétent, cultivé et d’une grande disponibilité (sans oublier la patience qu’il faut pour gérer un tel groupe).

Nous admirons pour la dernière fois la capitale russe, que nous allons quitter le lendemain en direction d’Oufa, si tout se passe bien. Inch’Allah !