Le père Ambroise, curé de la paroisse qui nous accueille, a mis en avant sa qualité d’adaptation et flexibilité pour nous permettre de saisir pleinement la culture béninoise.

Même si un programme type a été mis en place, de nombreuses activités ont été « extra – ordinaires ».

 

Colline Soclogbo :

Le village de Soclogbo jouxte cette colline qui abritait autrefois le village et faisait office de murailles. Celles-ci permettaient aux habitants de se défendre en faisant tomber d’en haut, des boulets de pierre, écrasant l’ennemi.

Aujourd’hui cette colline tient toujours une place importante. Les villageois font leur lessive dans les cuves naturelles sculptées par l’érosion.

Mais c’est également un lieu sacré car tous les 4 ans, la fête du village y a lieu en présence du Roi. Le village se réunit aussi pour célébrer les grandes messes telles que Pâques ou bien fêter le passage de la nouvelle année.

L’ascension a été un moment particulièrement apprécié par l’ensemble du groupe grâce à l’immersion totale dans la jungle béninoise à travers ses baobabs, arbres Flamboyants (arbre typique béninois)… Après une séance photo justifiée par le cadre dépaysant, avec une vue idyllique surplombant l’ensemble du village, la joie de la culture africaine nous a rattrapés par des chants et danses traditionnels.

Enfin au sommet !

 

Un après-midi à Dassa – Zoumé :

Dimanche, étant le jour du Seigneur, le père Ambroise nous a accordé une après-midi de repos bien méritée. L’équipe s’est scindée en 2 avec un groupe en balade dans la ville de Dassa tandis que les autres se sont détendus à la piscine de l’hôtel Jeco, hôtel très luxueux pour la région. Nous avons pu y déguster des « pâtisseries modernes » qui n’ont su convaincre nos fines papilles françaises, accompagnées de béninoises (bière) et de Yuki (sorte de Fanta).

Perplexes au départ par la qualité de l’eau de la piscine, nos nageurs sont revenus indemnes.

Monastère des Dominicaines :

« J’ai été particulièrement touché par l’accueil chaleureux des sœurs, reconnaissantes de notre passage. Nous avons eu l’occasion de discuter avec elles sur leurs activités quotidiennes telle que la culture aux champs, l’entretien de la basse-cour…  Après la visite du monastère, existant que depuis 6 ans et financé par les Français, nous avons évolué doucement vers la boutique dans laquelle nous pouvions trouver du miel, de la confiture à la mangue maison, des chapelets et des cartes faites main à partir d’écorce de bananier. J’en ai profité pour faire des cadeaux et aider l’économie du monastère ».

Benjamino

 

Sur les pas du Père Ambroise :

Le Père Ambroise tenait à nous présenter les lieux où il a grandi, au village de Savalou.

La visite a commencé par la rencontre de son père. Aussi blagueur que le Père Ambroise, l’ambiance était chaleureuse et détendue. Il a témoigné de son vécu de la colonisation et de ses bienfaits (école obligatoire et gratuite, fourniture scolaire donnée, infrastructures…).

Nous nous sommes ensuite arrêtés chez sa mère. Son père étant polygame, pratique très répandue au Bénin, les parents ne vivent pas sous le même toit. Cette visite fut tout autant chaleureuse mais bien différente : un « silence bavard ». Cette douceur et sérénité sont surement la source de la vocation du Père Ambroise, son père ayant été baptisé il n’y a que quelques mois.

Cette sortie sur Savalou confirme les liens que nous avons tissés tout au long du séjour avec le Père Ambroise, des liens vrais et forts.

 

Marathon d’Églises :

Notre passage dans le diocèse de Dassa fut rythmé par la visite des différentes paroisses.

Toute notre équipe a été sensible à la vraie joie qui émanait autant des paroissiens que des curés. Malgré le caractère improvisé de la plupart de nos visites, nous avons toujours été accueillis comme des rois : une bonne bière béninoise à 10h du matin ne se refuse pas ! ou plus local avec du jus de pastèque, jus d’orange, muffins.

Un détail nous a interpellés : le nombre d’églises inachevées. Nombreuses sont-elles à être en construction mais, faute de moyens financiers, elles demeurent un important chantier. Il y a comme une sorte de course sans fin au clocher.

Point positif, cela illustre l’Église grandissante.

 

Tous aux fourneaux !

Après notre marché dans le village de Soclogbo pour l’achat des ingrédients, nous voilà transformés un de réels petits commis prêts à exécuter les ordres des jeunes filles du village.

Au menu, la réalisation de « pâté » : il s’agit d’un beignet (farine, levain, eau, plongés dans l’huile chaude). Mais également de « Yovo Doko », la version sucrée des pâtés. Pour l’anecdote « yovo » signifie « blanc » et « Doko » les joues. Ce gâteau ressemblerait aux petites joues des blancs.

Notre cours de cuisine continue par la réalisation de « petits cailloux » aussi appelés « amuse-gueules ». Ce sont des petits morceaux de pâte frit dans lequel on peut mettre de l’arôme tel que noix de coco, ananas, …

Enfin, la dernière spécialité au programme fut l’« akpan », une sorte de yaourt à la citronnelle à base d’amidon.

Concernant les recettes, vous les transmettre serait bien compliqué car le système de mesure est loin d’être aussi précis qu’en France. Tout se fait à la poignée, à l’œil et au goût ! On oublie la chaleur tournante ou la température d’ébullition, le charbon reste le moyen de cuisson par excellence.

Expédition safari :

Une autre colline jouxte le village, celle du Lion Couché. En effet, celle-ci représente un lion prêt à bondir.

Malgré les nuages menaçants, nous enfourchons chacun la moto de notre chauffeur habituel pour nous enfoncer dans la jungle et atteindre cette fameuse et mythique montagne.

Après quelques embûches tels que de grosses « flaques » d’eau pour ne pas dire passage de rivière, un troupeau de bœufs et bien d’autres obstacles, nous n’avons pu escalader très haut les falaises de cette montagne. Nous nous sommes contentés d’une séance photo bien animée, en présence de nos chauffeurs de ZEM (moto taxi).

Nous sommes rentrés à sec, ou presque pour ceux qui ont oublié de lever les pieds au niveau des cours d’eau ! La météo béninoise n’est pas la plus fiable : alors qu’elle n’annonçait aucune gouttelette, un orage diluvien s’est abattu sur Soclogbo.

 

Rédacteurs : Maïlys, Benjamin et Rose-Anne