Deuxième jour. Victoria est venue toquer à notre porte pour nous réveiller. Elle nous attend dans la cuisine avec Cristina et Alexander, un de ses camarades de classe. La veille, le père nous avait proposé d’aller faire une balade en bateau avec les enfants de la paroisse qui viennent à la paroisse l’été pour des cours complémentaires et des activités de loisir. Les infrastructures d’accueil se trouvent au rendez-de-chaussée du presbytère : salle de classe, cuisine, réfectoire, parc de jeu et terrain de football dans l’arrière-cour. Seul problème : la balade se situe à la frontière avec la Transnistrie. Passeport obligatoire. Sur les 7, seuls 3 l’ont (Camille, Hélie et Manon). Ceux-ci étaient partis sans nous réveiller à 7h avec Héléna. Activité alternative pour les autres avec Victoria, Cristina et Alex : visite du centre-ville de Balti, de la cathédrale orthodoxe (interdit aux filles non voilées et sans jupe longue), achat d’un dictionnaire français-roumain, courses pour l’alimentaire (notables par la découverte par Quentin d’un sac de pâtes de 5kg pour moins de 90 lei, soit à peine plus de 4€), et restaurant pour découvrir les spécialités du pays.

(Photo: L’avenue principale du centre-ville de Balti)

Restaurants et bars sont dans un état impeccable, en particulier dans le centre-ville ; on n’est dépaysés que par les plats qu’ils servent, des galettes à la viande ou au fromage, entre autres. Puis retour au centre Caritas, et parties de cartes jusqu’au retour du second groupe.

(Photo: Statue de Stéphane le Grand, roi de Moldavie au 15ème siècle, place de la mairie)

(Photo: de gauche à droite: Hélie, Manon, Héléna, Camille, le père Vassile)

Côté Transnistrie, la journée s’est déroulée de la façon suivante : trajet en car pendant 2h jusqu’à la frontière, passage à la douane qui a duré une bonne quarantaine de minute avec tentative des militaires d’imposer une autorité artificielle, car non armés et d’effectif réduit, embarquement à bord d’un petit bateau de croisière de deux étages arborant fièrement le drapeau transnistrien blanc et bleu floqué de la faucille et du marteau communistes, animations pour les enfants, suivi du cours d’eau qui marque la frontière entre la Transnistrie et le reste de la Moldavie, accostage du côté moldave (sans contrôle) pour aller visiter le monastère orthodoxe de Saharna, fondé au 15ème siècle par un ermite (on peut encore visiter la grotte dans laquelle il a vécu), puis retour à Balti. Retrouvailles, repas, jeux de cartes, prière et dodo.

(Photo: Le monastère de Saharna comporte des bassins dans lesquels les fidèles viennent se laver, un peu comme à Lourdes, mais sans les infrastructures)

(Photo du monastère de Saharna)

(Photo: Drapeau de la Transnistrie)