Notre mission à Balti touche à sa fin. Après la fête du centre de jeudi qui marquait la fin des animations estivales, le centre Caritas est vide. Ils ont même coupé Internet ! Le départ vers Ungheni est prévu pour Dimanche, le samedi est bloqué pour le ménage, remise en condition et derniers préparatifs. Autrement dit, Vendredi est la journée où l’on profite ! Avec les lycéens moldaves, on a monté une expédition pour aller visiter Orhei Vechi, un sanctuaire orthodoxe entre Chisinau et Balti. Le bus que nous avons réservé vient nous prendre à 8h30. Il ressemble à une fourgonnette et il a les vitres teintées. Nous montons sans aucune appréhension (enfin, presque…) ; les Moldaves nous attendent à l’intérieur. Le trajet dure approximativement une heure et demi, sous une pluie battante, cependant il fait beau quand nous descendons, une fois arrivés à destination.

Le sanctuaire est niché sur les pans d’un cirque naturel qui enserre un morceau de campagne. En bas chante une rivière.

Nous empruntons un chemin rocailleux qui suit la crète. Manque de chance, un mariage nous interdit l’accès à l’église. De plus, le monastère, taillé dans le roc, uniquement visible depuis l’extérieur de par une porte cadenassée en plein champ, est inaccessible pour le moment. Nous descendons donc sur l’autre versant où niche un village.

Nous suivons la rue centrale puis le chemin qui la remplace, jusqu’à parvenir au pied d’une haute colline qui attire notre attention du fait de la grotte qui lui ouvre le flanc. Nous gravissons la première et explorons la deuxième.

(Photos: La grotte de la colline)

(Photos: La colline de la grotte)

(Photos: Vue depuis le haut de la colline)

(Photo: L’Ascension)

Puis, redescente et déjeuner dans un petit restaurant du village précédemment mentionné, à la décoration intérieure très marquée par la couleur locale.

L’après-midi, nous revenons sur nos pas. Le mariage est terminé et le monastère ouvert. L’église a été construite sur un à-pic duquel elle domine tout le paysage. Comme dans toutes les églises orthodoxes que nous avons visitées jusqu’à présent, l’intérieur est exiguë et dépourvu de bancs. De grands panneaux de bois peints séparent le sanctuaire, réservé aux prêtres, où se trouve l’autel, et le choeur, où se massent les fidèles. Il y a quelques petites chapelles sur le côté et presque toujours un nartex, même si extrêmement réduit en terme de dimensions.

Le monastère est quant à lui creusé dans la roche. De petite taille, il comporte deux salles : la salle de prière, avec autel et cierges, et une salle complètement vide de ce qui devait autrefois être un dortoir collectif.

Le plus impressionnant est la corniche à laquelle nous accédons via la salle de prière, longue d’une demi-douzaine de mètres et large comme un homme allongé, qui donne directement sur le vide. Dans les entailles de la roche qui nous surplombe ont été insérées des pièces de monnaie : lei moldaves ou roumains, zlotis polonais ; en guise de porte-bonheurs.

Nous effectuons la redescente en plusieurs fois, car certains contemplatifs n’ont pas vu le groupe amorcer le départ vers le bus. Le trajet du retour est très animé. Nous nous souviendrons de cette excursion !