Le rayonnement de ceux qui n’ont rien

Lundi, mardi et mercredi 17, 18 et 19 juillet :

L’organisation des journées se précise. Nous formons trois groupes ; l’un se consacre au soutien scolaire, l’autre visite des familles qui vivent pauvrement, le dernier prépare le déjeuner.

Le contact avec les enfants se fait facilement, dans une atmosphère détendue. Leur niveau de français est bon, nous communiquons sans problème et ils semblent ravis de nous voir. Après un peu de soutien scolaire et quelques jeux dans la cour, la reconnaissance brille déjà dans leurs yeux. Il en faut peu…

Les visites sont d’une simplicité et d’une intensité extraordinaire. Les personnes que nous rencontrons sont pour majorité des femmes qui vivent soit seules soit avec un fils, un mari, dans une seule pièce, dans des conditions de vie très précaires. Chaque personne que nous rencontrons, à qui nous offrons un petit peu de nourriture, des sourires, des paroles, nous témoigne un grand amour. Notre seule présence leur apporte du réconfort. C’est bouleversant de voir à quel point la solitude  est présente partout autour de nous, mais aussi combien les pauvres sont riches de cœur. « J’ai une petite maison mais un grand cœur », nous déclare une femme qui vit seule avec son fils. « Lorsque je souffre, je souffre pour Jésus et mes douleurs ne sont rien à côté des siennes », nous dit une dame qui marche très peu en raison de problèmes physiques et ne sort presque pas de sa maison.

La parole que nous rencontrons chaque jour chez ces personnes qui nous ouvrent leur cœur est élémentaire, épurée, essentielle. Aucune agressivité, aucune hypocrisie, seulement une vérité nue, noble et dépouillée.

Nous apprenons vite à perdre nos habitudes occidentales de retrait et d’éloignement, chantons et dansons avec les libanais, acceptons autant que nous pouvons ce qu’ils nous offrent. Ce pays est une merveille.

Terre de mélange et de partage. Terre où de nombreux peuples ont vécu en discorde et en concorde. Terre brûlante de la foi et de la violence des hommes. Terre où abonde une générosité infinie, où l’ombre côtoie la lumière en quête d’infini. Terre ancienne, Terre des commencements, Terre où a commencé et où s’achèvera le temps.

Que la Parole de ce jour nous guide en chaque instant :

« Ce que chacun de vous a reçu comme don de la grâce, mettez-le au service des autres, comme de bons gérants de la grâce de Dieu sous toutes ses formes : si quelqu’un a le don de parler, qu’il dise la parole de Dieu ; s’il a le don du service, qu’il s’en acquitte avec la force que Dieu communique. Ainsi, en toute chose, Dieu recevra sa gloire par Jésus Christ ». 1P4, 10-11

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  1. Jerome et Aude

    Merci Guillaume pour ce beau témoignage. Bravo pour ton engagement ! Bisous d’Asnieres

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