Les premiers pas

1er jour :

L’avion a trois heures de retard, nous arrivons à Beyrouth à minuit. Une lune orange et chaude nous accueille, présageant la chaleur de ce pays. Aucun problème à la douane, tout se passe tranquillement.

L’abbé nous accueille par un large sourire et une grande gentillesse. Nous traversons alors l’est de Beyrouth et sa banlieue, ses différents quartiers, chacun marqué par la présence d’une communauté, avec son histoire, ses conflits. Une fois les filles déposées non loin de la maison des Soeurs de la charité de Besançon, le Père nous fait visiter notre appartement qui habituellement accueille des réfugiés syriens.  Devant chaque chose qui fonctionne, « abouna » s’émerveille : une prise électrique, l’eau de la douche, et par-dessus  tout le ventilateur ! Cela est touchant. Nous aussi nous allons réapprendre à nous émerveiller, à apprécier  la valeur de chaque geste, à rechercher la joie dans la simplicité. L’aventure commence.

 

2eme jour :

La nuit fut courte mais bonne. Après que le Père nous ai parlé des luttes entre les differentes communautés dans notre quartier et des tentatives de réconciliation, nous sortons decouvrir la ville de jour. Certaines maisons ont leurs murs troués par les balles. Nous allons rendre visite à une famille syrienne qui vient de Damas et espère un jour partir au Canada pour fuir la guerre. Lorsque le père de famille nous dis cela, ses yeux sont emplis de tristesse, mais très vite le sourire réapparaît sur son visage.

Nous allons ensuite prendre le petit-déjeuner chez les Sœurs. Premier repas libanais ! C’est bon ! Dans les rues, des milliers de fils électriques s’entremêlent et forment des toiles d’araignées géantes sur les toits. « Marhaba » signifie bonjour et Dieu est amour, nous disent les sœurs. Sous la chaleur humide nous avançons dans les rues, nous imprégnant des senteurs, de l’atmosphère dense qui règne dans ces rues bondées de voitures et de magasins. De multiples visages nous observent avec curiosité, esquissant parfois un sourire, parfois de la méfiance, difficile à dire. Je suis frappé par la couleur des yeux de beaucoup de libanais, qui est claire.

Après un déjeuner arménien, nous rendons visite à une famille libanaise, très généreuse à notre égard, très attachante aussi. L’accueil des libanais est exceptionnel !

A suivre…

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  1. valerie arviset

    merci, continuez…

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