Il est 9h lorsque nous arrivons dans le camp de Dbayeh, au nord de Beyrouth. Nous nous dirigeons alors vers le monastère maronite, qui nous accueille pour cette nouvelle semaine de mission. En montant au monastère, nous sommes émerveillés par la vue : Que demande le peuple ?

Une vue plutôt accueillante au monastère des moines maronites qui surplombe le camp !

 

Après s’être installés dans notre nouvelle maison, nous descendons dans le camp pour rencontrer les petites sœurs de Nazareth : Sœur Magda (pour Magdalena) et Sœur Martine, deux petites sœurs belges dont l’accent nous fait voyager (vive les frites !!).

Sœur Martine nous a emmenés faire un tour dans le camp sous un soleil de plomb. Nous nous sommes baladés dans les petites ruelles séparant les maisons. Nous en apprenons un peu plus sur l’histoire du camp.

Le camp de Dbayeh, au premier plan

 

Petite histoire du camp :

Le camp a été fondé en 1950. Il était alors entièrement habité par des chrétiens palestiniens et libanais. Depuis la guerre en Syrie, une centaine de familles musulmanes syriennes sont venues s’y installer. La cohabitation entre les trois communautés est parfois compliquée, et le souvenir de la guerre au Liban (ou peut-être guerre civile) se fait ressentir. Le camp compte aujourd’hui plus de 2 500 personnes.

Sœur Magda est un pilier du camp. Mario la surnomme « la sainte » ! Elle est présente dans ce camp depuis 1970. Dans les rues tout le monde la salue et lui propose d’entrer boire un café (Fatdalo !). Sa grande disponibilité est impressionnante ! Les conversations sont d’ailleurs souvent entrecoupées par l’arrivée de personnes sonnant à la porte des sœurs, pour soigner des petits bobos ou juste pour discuter.

Les voisins apportent également de la nourriture pour “l’armée” que nous sommes. En effet, ils ont remarqué que nous étions nombreux et ont décidé de venir en aide aux sœurs. Or, comme convenu, Georgette nous prépare le déjeuner tous les jours. Un midi, nous nous sommes donc retrouvés avec 3 grands plats d’aubergines à la viande hachée, une énorme casserole de riz, un plat de “chaussons” farcis aux légumes, et un plat palestinien fait par « Tante » Zakiyeh chez qui Flora, Pierre et Mario sont allés faire le ménage. Nous nous régalons donc tous les jours !!

L’après-midi, nous nous sommes divisés en deux groupes : un avec Sœur Magda pour des visites, l’autre avec Sœur Martine pour trier des vêtements, préparer des sachets de nourriture pour des familles et remplir des sachets de sucre (nous avons divisé 75 kg en petits paquets d’1 kg  !!!)

 

A 17h, nous avons rejoint le bureau des JCC (Joint Christian Committee), où nous attendaient une quinzaine de jeunes et leur responsable Elias. Ce groupe encadre bénévolement une colonie de plus de 100 enfants et jeunes adolescents du camp. Nous nous sommes tous présentés et avons pu échanger sur la vie de certains encadrants palestiniens et sur l’avenir qu’ils espèrent avoir.

Le soir, nous avons regardé le film Capharnaüm, qui a été tourné à Bourj Hammoud et dont les sœurs de la Charité nous avaient longuement parlé car il reflète vraiment la réalité du quartier. Merci Sœur Martine de nous avoir prêté le DVD !

Notre première nuit chez les moines maronites s’est passée dans la fraîcheur et l’obscurité, contrairement à nos nuits passées à Nabaa, où il faisait très chaud. Le seul inconvénient est l’odeur de fumier qui nous accueille lorsque nous remontons après notre journée !! (Une pépinière se trouve en contrebas)

À bientôt !

Anne-Claire & Blandine