Notre troisième journée au camp de Dbayeh a commencé par la messe avec les moines à 7h30. Nous avons ensuite petit-déjeuné chez les sœurs, où nous avons pu déguster différentes confitures (abricots, figues, poires) et retrouvé notre beurre Président (vive la France !). Le groupe s’est divisé en quatre : nous (Anne-Claire et Blandine) à la couture avec Caritas. Nous avons cousu à la main une boite à mouchoirs avec les femmes participant à l’atelier.

 

Ayant fini notre activité à 10h45 au lieu de 13h, nous avons donc dû patienter dans la rue. A ce moment-là est arrivé un monsieur en moto portant un tee-shirt où était marqué “Delivery”. Blandine suppose donc que c’était un livreur venu apporter quelque chose à l’ONU, mais Anne-Claire n’y croit pas du tout ! Malheureusement nous ne saurons jamais le fin mot de l’histoire ! Après quelques minutes d’attente, nous avons entendu ce qui nous semblait être des coups de feu. Nous sommes reparties en hâte chez Caritas ! Nous avons appris après coup qu’il s’agissait en fait de feux d’artifice, tirés pour fêter les résultats de la deuxième session du bac. Que d’émotions en ce mercredi matin !

Heureusement, Georgette nous avait préparé un délicieux plat composé d’aubergines farcies à la viande hachée. En dessert, un gâteau au chocolat accompagnait le café.

L’après-midi, nous nous sommes séparés en deux groupes. Nous étions cinq à la clinique du camp pour assister le docteur Elie Sakre dans ses rendez-vous. Photo du haut de la porte de la clinique (voir Adrian).

La clinique est parrainée par l’université slovaque Sainte Elizabeth. Plusieurs docteurs y viennent bénévolement (seuls les frais de transports leur sont remboursés) pour faire des consultations. Le docteur Sakre, cardiologue, vient au camp quatre fois par semaine. Nous avons trié des médicaments, fait un électrocardiogramme, regardé à travers un otoscope, écouté notre cœur et appris à prendre la tension manuellement. Nous avons aussi testé la balance, mais malheureusement les résultats ne nous ont pas satisfaits ! L’accumulation de nourriture libanaise de ces deux dernières semaines s’est révélée à nos yeux (et ça fait mal !). A 18h, nous avons assisté au spectacle des enfants de la colonie où nous avons pu déguster des man’ouché au fromage préparés par des femmes du camp.

Anne-Claire et Blandine