C’est à partir de mardi que notre aventure scolaire indienne a commencée. Dès le matin, l’évêque nous a invités à monter sur scène, et nous nous sommes retrouvés face à des centaines d’élèves, en uniforme, et alignés pour la prière du matin. Ce premier moment de la journée se déroule chaque matin d’école, sur l’esplanade entre 07h15 et 07h30. Les voix des enfants chantant pour nous accueillir nous ont vraiment remplis d’émotion. C’est là une belle façon d’entamer le travail.
Notre présentation mercredi matin sur l’estrade.
Un petit aperçu tronqué de la foule se rendant en classe. Ils étaient auparavant bien ordonnés en files, avec une distance précise entre chaque élève et le rang voisin.
                  Par binôme, nous nous répartissons ensuite dans les classes et nous découvrons des enfants excités et émerveillés de notre présence parmi eux. Chargés d’alléger les journées des maîtresses de l’école, nous apprenons à connaître les élèves au fil des activités : jeux, danse, musique, cours de langues, de science, d’histoire-géographie (nommée ici Etudes Sociales), initiation à la culture française etc. Les élèves débordent d’énergie, émerveillés de découvrir une autre partie  du monde et de recevoir des connaissances de la part de nouveaux professeurs. Ils nous témoignent beaucoup d’affection et très vite, nous nous sommes attachés à eux. Depuis mardi, nous nous sommes rendus dans les classes de niveaux 4 et 5. Les élèves ayant aux alentours des 11 ans et devant le niveau de difficulté abordé, nous pouvons les considérer comme étant les équivalents indiens de notre fin de primaire, début de collège. (CM2 et sixième)
En classe, ça bosse dur !
Mais avouons que le résultat n’est pas mal ! Ici, un travail d’art. (10 ou 11 ans vous vous souvenez ?)
                  A l’école indienne, la discipline est de rigueur  et toutes les appellations sont codifiées et significatives. Ainsi, les jeunes nous appellent « Sir » ou « Madam » comme leurs professeurs. Pourtant, ils aiment aussi nous donner un statut différent et spécial, empli de respect mais un peu plus affectueux. C’est ainsi que avons reçu les surnoms de didi et baya, qui signifient grande sœur et grand frère. Nous en sommes très touchés. Tous ces moments partagés avec les élèves sont aussi beaux qu’éprouvants, car une cinquantaine d’enfants surexcités ne passe pas inaperçue et que les effets de foule sont démultipliés par rapport à ceux de nos classes françaises. Il faut dire que le nombre d’enfants par classe en France avoisine les trente, alors qu’ici, une classe n’est pas trop nombreuse avec 43 élèves !
Sont-ils pas mignons, Simone ?!
                  Quoi qu’il en soit, nous profitons de la pause de 10h00 chaque jour pour sympathiser aussi avec les professeurs, qui s’amusent à nous faire goûter des plats épicés typiques. Certains d’entre nous en ont fait les frais… d’autres en raffolent ! Les cours terminent à treize heure, après huit cours et une séance en autonomie qui, avec nous, termine souvent en chanson ou en danse (nous leur avons même appris la macarena !). Lorsque nous les quittons, nous sommes bien fatigués mais heureux et notre envie est de vite les retrouver le lendemain.
Attablés dans la salle des professeurs devant des chapatis (les petites crêpes) et leurs accompagnement parmi lesquels du lemon pickle. Tout est très bon !
                  Chaque jour l’émotion est également au rendez-vous l’après midi lorsque nous sortons du périmètre de l’école, mais ça, c’est pour un autre article ! Nous vous laissons car sur ce, il est déjà temps de réattaquer une nouvelle semaine !
L’équipe Inde