Chers lecteurs et lectrices assidus,

 Projet envisagé dès le début du camp, retardé puis repoussé, il est grand temps de vous présenter notre équipe. Pas de préférence, procédons par ordre décroissant d’âge (et de maturité ?) :

Pierre* : Doyen du groupe, Pierrot le fou, Pierre Lapin, linguiste dégeanté, professeur d’arabe (un cours de 30 minutes à son actif), maître dans la langue de Darwish, il est à l’origine de nombreuses rencontres impromptues et souvent enrichissantes au sein de cette population indigène si accueillante. En revanche il ne parle même pas hébreux alors pour l’Israël il ne sert à rien. Il a besoin de 25 minutes pour prendre une douche, mais que ses parents soient rassurés, il en prend tous les jours. Sa grande passion : l’enseignement d’infâmes vulgarités aux jeunes dont nous avions la charge. Indissociable de ses très stylisées sandalettes, il a su se noyer dans la masse de pèlerins de Jérusalem. Selon ses colocataires : il bouge dans son sommeil. Voilà.

Pierre

 

Amaury* : Momo, Prof d’histoire-géo, l’homme qui s’émerveille de petites choses « c’est quand même incroyable tout ce qui se passe dans la vie », philosophe de l’équipe, cri de ralliement de ses fans palestiniens : « A mo mo a mo ry ! », il peut partir dans un long récit de rêve étrange sans que personne ne lui ai demandé. Second grand-père dans notre belle famille, il était, avec son compère, responsable des grands élèves durant le camp. Sa sérénité est l’un des atouts du groupe. Acquisiteur d’un serre-tête bien au-delà de sa valeur estimée, il est à l’origine de la moitié du chiffre d’affaire du souk de la Cité de David samedi dernier. Impossible pour nous de savoir à quel degré d’humour il se trouve, il n’en est pas moins le vrai rigolo de notre joyeuse bande. Il se considère comme transparent (nous non plus on a pas compris). Tu m’en diras tant.

Amaury

Alixe* : Oui Alixe avec un ‘e’ (Daniel et Caroline vous pouvez nous expliquer ?), mamie Quechua, membre de l’efficace trio financier elle gère Microsoft Excel comme personne. Elle a déjà cassé son téléphone alors que l’on passe à peine la moitié de la mission, malgré cela, ce dernier continue à nous réveiller à 6h50 tous les matins. Elle est à l’origine de la seule chose qui a fait rire la directrice de l’école pendant le spectacle, et ça, c’est pas rien. Errant dans les souks, elle est à la recherche d’un pantalon de type sarouel mais qui fait pas trop clochard … bref elle rentrera en France en jean (Erratum : elle a trouvé son précieux sésame, mais heureusement car elle n’avait pas changé de bas depuis le début, ça se sentait).

Alixe

Bénédicte : Béné, Béné-béné (cf: PNL), Bébé, initialement responsable de l’intendance, elle a écopé de la responsabilité du blog, important travail animé par la satisfaction première du lecteur (oui vous). Indissociable de sa casquette à l’envers et de son sourire, elle constitue un souffle de bonne humeur dans les moments de baisse de régime. Adepte des discussions sous la douche, c’est aussi une grande amie de la bibliothécaire du collège. Elle constituait la moitié du duo d’artistes manuels distributeur de bonheur pour les enfants de Ramallah.

Bénédicte

Marie : tout est positif pour le véritable puit de culture qu’elle est (études de lettres, s’il vous plaît). Seconde artiste plastique, elle était censée s’occuper de la partie vidéo du pôle audiovisuel, pôle rapidement tombé aux oubliettes. Mythomane pathologique, elle n’hésite pas à affirmer son appartenance à l’église orthodoxe si cela peut lui apporter quelques faveurs. Elle entretient d’intenses relations épistolaires avec les jeunes enfants de l’école de Ramallah. Elle est capable de grimper dans un lit superposé sans échelle !

Marie

Lisa : Malgré son attachante discrétion, elle met sans remords en scène des saynètes de théâtre alors qu’elle s’occupe de l’atelier danse (rivalité tendu avec le véritable pôle théâtre). Il peut être 15h30 au milieu de la Palestine, elle sera fraîche et coiffée. Reconnaissable entre mille par son fameux bob aux horizontales rayures blanches et noires. Elle est notre routard à nous, connaissant les cafés les plus reclus de la Sainte ville. Discrétion qui s’efface en un quart de seconde à la minute où retentit de la musique orientale, que le public soit composé d’enfants ou d’une cinquantaine de palestiniens affamés, elle y mettra la même grâce et le même entrain. Elle supporte les jeunes de Ramallah depuis trois ans et était, par cela, un repère indispensable à notre organisation.

Lisa

Sophie* : Bienveillance, bienveillance, bienveillance : tel est son leitmotif. Dévouée, responsable spi, sa présence empêche tout coucher sans prière collective préalable. Emoustillée par tous les lieux par lesquels est passé le Christ, Jesus Christ. Elle dit aimer tout le monde mais on soupçonne qu’elle cache un démon intérieur qui se réveillera probablement à un moment fort inopiné (elle est particulièrement tendue lorsqu’elle a faim). Coiffeuse refoulée, elle est capable de s’endormir n’importe où. Ajoutons simplement qu’elle ne connait la musique que par les louanges, ces mêmes louanges qu’elle s’égosille à chanter dans leur intégralité sous la douche. Amen.

Sophie

Augustin* : dit Augustin-pas-chef, ses cheveux cactus n’ont rien à voir avec le fait qu’il soit un pharmacien hors pair. Zikos extravagant, il aime jouer avec la nourriture et pousse parfois des cris surprenants. Dès le début de notre périple, il a consommé plus de Hummus que son corps ne pouvait en absorber, les problèmes intestinaux qui en ont résultés ne sont pour lui en aucun cas tabous (cela à nos dépends, vous pouvez l’imaginer). Il sait apprécier les narguilés que lui proposent ses hôtes.

Augustin

Gabriel : Saint Gabriel Archange, intellectuel du groupe, il illumine ses camarades des réflexions profondes. Son érudition lui a permis, par un habile pari, d’effacer l’intégralité de ses dettes auprès des crédules Augustin M. et Alixe. Assez fort pour avoir oublié ses affaires séchants sur le toit de Ramallah lors de notre départ pour Jérusalem, il fait lui aussi partie des maladroits ayant endommagé leurs effets personnels (RIP MacBookPro). Cette personne possède un T-shirt sur lequel Jésus fait du surf (et il en est fier). Il accuse un succès phénoménal auprès de la gente féminine de Ramallah. Éternel enfant, il a besoin de quelqu’un pour lui porter ses affaires et lui rappeler de prendre son passeport (Maman Marie est là). Il ne parle pas très fort et il ne sait pas faire deux choses à la fois.

Gabriel

Claire : Boucle d’or (détentrice de 3 litres d’après shampoing), voix d’ange, écolo, la femme parfaite, elle fait même du Krav-maga mais nous n’avons pas encore eu de démo. C’est une véritable reporter sans frontière, l’appareil photo toujours à la main, relié au smartphone ; c’est à elle, chers lecteurs, que vous devez les photos du blog et notamment leur laborieuse sélection. Elle ne boit pas de bière mais ses origines polonaises l’empêchent de refuser toute proposition de vodka, quelle que soit l’heure de la journée. Elle est capable d’envouter une foule d’enfants, ceux-ci en redemanderont « Clai-reux Clai-reux ». Un brin féministe, elle rougit rapidement ; c’est là tout son charme. Est ce que c’est Claire ?

Claire

Pénélope : Première dame, interprète oscarisée d’Astérix tous les matins, il a suffi de lui faire marcher deux kilomètres pour qu’elle se plaigne de douloureuses courbatures. Elle est l’une des roues du tricycle que compose le pôle financier. Elle apprécie dormir et les falafels. Imbattable au Perudo (voir google pour les incultes), son guide touristique lui permet de dénicher les meilleurs adresses de la Cisjordanie. Ses plannings, chaque jour plus travaillés, ont été l’élément indispensable au bon déroulement du camp, de véritables oeuvres d’art.

Pénélope

Chers amis lecteurs, ce fut un plaisir de vous présenter mon équipe, je les laisse à présent à leur plume acérée, je les espère cléments à mon égard.

Votre dévoué serviteur,

Voruz Augustin

*: personnes ayant survécu à la prospère et douloureuse Tourista.

 

A nous donc, de présenter Gus!

Augustin: 20 ans, Grand Chef Suprême (dixit lui-même) a écopé en toute innocence de la lourde charge d’être chef de l’équipe… Les onze récits précédents vous convaincront de l’ampleur de la tâche… Malgré son tempérament plutôt « râleur », Augustin possède les caractéristiques d’un leader né : blagueur, charismatique et dynamique. Il parvient à envoûter, avec les artifices les plus simples, la foule des 100 enfants de l’école melkite dès 9h du matin. Capable d’improviser sur scène pendant 20 minutes avec pour seul texte «shebabao », il est pour les enfants un parfait mélange entre gourou spirituel et animateur de camping. Aussi musicos que son homonyme Augustin-pas-chef, ils forment ensemble le duo de l’été aux tubes inoubliables (« Hoummous hoummous, Falafel Falafel, tu es de loin la plus belle »). Augustin vit aussi à Jérusalem un véritable ascenseur émotionnel : de nuit terrorisé par les moustiques indigènes, il est dès le petit matin ébloui par la beauté sauvage et exotique des militaires israéliennes. Son look éclectique nous surprend chaque matin : pantalon troué, marcel ananas, le tee-shirt de sa sœur (déso Capucine), maillot de foot ou même… simple drap ! Ces quelques mots ne suffisent pas à lui déclarer notre amour et notre admiration pour sa patience, sa diplomatie, sa connerie-attitude, ses goûts de lecture si spéciaux et surtout sa plume sans égal.

Augustin (chef!)

Toute l’équipe