Lundi 16 Juillet

Ce matin Frère Jean-Michel et Sœur Marie-Joseph nous expliquent les travaux que nous allons effectuer pendant la semaine.

Puis Sœur Marie-Joseph nous emmène faire un tour dans le jardin pour qu’on se familiarise avec l’environnement.

Vers 10 h, nous nous mettons au travail, Rémi et Mahé s’occupent d’enlever la vase au mémorial du cardinal Jean-Marie Lustiger et le reste de l’équipe est chargé du nettoyage des vitres du nouveau magasin.

La journée suit son cours avec la messe à 11 h 30, puis le déjeuner à l’hôtellerie des sœurs, sieste jusqu’à 14 h 30 / 15 h reprise du travail, vêpres à 18 h.

Les garçons ont préparé une sorte d’apéro avec le reste de quiche de ce midi et du vin rouge local qui nous restait d’hier soir.

Vers 20 h, Frère Brice passe pour faire connaissance avec nous, il nous raconte son histoire, son parcours et nous en apprend plus sur la ville d’Abu Gosh. La ville porte le nom de son fondateur et veut dire « père des mensonges », c’est le seul village sur la route de Jafa à Jérusalem qui n’a pas été rasé, car il ont aidé le premier prince d’Israël à attendre Jérusalem par la route de Birmanie qui se trouvait de l’autre côté de la frontière.

Après que Frère Brice ait fini son récit et nous ait quittés, nous avons mis de la musique et avons improvisé une soirée karaoké sur la terrasse.

 

Mardi 17 Juillet

À 9 h tapante, le travail commence, ce matin nous nous occupons de désherber le potager des sœurs, réorganiser le potager, couper des branches d’arbres…

Sœur Marie-Joseph est avec nous pour superviser l’avancée du travail.

L’après-midi est plus tranquille : Charlotte et Louis finissent de nettoyer les vitres de la nouvelle boutique ; Capucine et Blandine aident à faire du désherbage dans le cloître des sœurs ; et Mahé et Rémi sont à nouveau tout en haut du jardin pour enlever la vase dans les bassins du mémorial.

 

Après le dîner, nous avons à nouveau un invité : Frère Jean-Michel vient nous parler de l’histoire religieuse du pays.

 

Mercredi 18 Juillet

Ce matin Frère Jean-Michel nous montre le désherbage à faire du côté des frères : escalier derrière l’église et les ruines à côté du magasin.

 

Leur jardin est vraiment très fleuri. La bonne humeur est présente.

Mais cette semaine est aussi rythmée par le partage des offices.

L’après-midi nous avons fini les ruines pour Blandine, Capucine et Louis ; le karcher pour Vanessa et Charlotte ; et le mémorial pour Mahé et Rémi.

 

Jeudi 19 Juillet

Matin un petit peu exceptionnel, Frère Jean-Michel nous permet de monter sur le toit de l’église.

Pour le déjeuner nous avons été invités : les garçons chez les frères, et les filles chez les sœurs :

• Le repas partagé avec les moines

C’est un moment privilégié mêlant fraternité et convivialité, que nous avons vécu. Chacun de nous était encadré par deux moines, l’un à sa gauche et l’autre à sa droite, pour une meilleure intégration. Le déjeuner est pris en silence, un des frères lisait un livre sur une des congrégations voisines, donnant une dimension instructive au déjeuner. Même Doggy, le chien mascotte du monastère, s’est couché silencieusement au milieu du réfectoire. Le frère cuisinier nous a régalés d’un saumon aux oignons accompagné de pommes de terres dorées. Enfin vient le moment de la vaisselle, qui se déroule joyeusement en discussions animées avec la parole retrouvée. S’ensuit un café partagé avec les moines, puis les frères nous ont invités à chanter les nones avec eux dans leur crypte. Elles étaient chantées en hébreu, c’était vraiment un beau moment de communion et de prière avec ces hommes qui se sont donnés totalement à Dieu !

• Le repas partagé avec les sœurs

En nous rendant chez les sœurs pour partager un déjeuner en silence avec elles, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. Elles nous ont accueillies avec des grands sourires et nous ont d’abord proposé de nous présenter personnellement. Puis première découverte : l’entrée dans le réfectoire est marquée par un rituel inspiré de la tradition orientale. Chacune de nous, en tant qu’invitée du jour, s’est fait laver et baiser les mains par la mère abbesse. J’ai trouvé ce signe, bien qu’un peu surprenant, très touchant ! Ensuite nous nous sommes installées autour de la table et avons commencé à déguster le repas en silence. En réalité celui-ci n’était pas d’or puisque pendant que nous nous régalions l’une des sœurs nous lisait un passage de « l’Histoire des Trappistes de Terre Sainte ». Ce fut donc un moment assez simple et chaleureux qui nous a permis de mieux connaître les sœurs que nous côtoyons, pour la plupart, de loin depuis le début de la semaine.

Puis nous avons repris nos travaux l’après-midi, mais bien évidemment après une petite sieste : désherber, secouer les pruniers, tondre la pelouse, finir de passer le karcher.

Petite séance de massage improvisée après le diner pour bien dormir.

La Team Israël