Samedi 21 juillet, c’est direction « bassin Zim », une chute d’eau à la couleur digne des tropiques. Pour nous y rendre, nous grimpons dans les 4×4. Maitre Gims beugle dans l’habitacle et nous faisons des bonds sur la route, qui n’en est pas une mais est creusée de nids de poules. Il règne une joyeuse atmosphère et les rires haïtiens et français se mêlent. A l’extérieur pourtant, les gens que nous croisons semblent avoir le visage fermé. Nous arrivons finalement à Bassin Zim. L’endroit est engageant et l’on aurait bien sauté à l’eau sans réfléchir si Vanessa, qui gère les jeunes de la paroisse, ne nous avait pas dit que des mauvais esprits rodaient par là et que nombreux étaient ceux s’y étaient noyés. Pour se rafraichir, on repassera donc !

On nous fait visiter une grotte qui surplombe la chute d’eau, ce qui s’avère être une aventure bien périlleuse puisque nous sommes en tongs dans la boue et les filets d’eau, d’autant que si l’on tombe il faut veiller à ne pas se rattraper sur les parois qui sont tapies de guêpes.

Après cette aventure, nous retournons à la paroisse et, l’après midi, tentons un petit cours de créole avec Eloudgy, un jeune de la paroisse.

Voici donc les essentiels à connaître pour se rendre en Haïti et briller dès le saut de l’avion  :

Komen ouye ? Comment vas tu ?

Mwen papi mal. Je vais bien

Ke kote ou soti ? D’où viens tu ?

Ensuite nous nous mêlons à la répétition des chants destinés à la messe dominicale. La presque totalité est en créole et si l’on tente au début de se joindre aux voix, certains finissent par abandonner, s’abandonner aussi au beau milieu de ces chants tonitruants dont la ferveur n’a rien à envier à celle que nous connaissons en France.

Au sortir des répétitions certains engagent des conversations et l’on finit par se grouper autour de Mario, étudiant en droit, qui nous bluffe par son art de la parole. Ce beau parleur nous tient en effet le crachoir pendant belle lurette et le plus épatant, au delà de ses propos touchants, c’est peut être qu’il parle mieux le français que nous !

Comme il dit « je suis plus que content, c’est un maxi plaisir de vous rencontrer »