Un séjour marquant à Kom Boha pour Maïwenn & Anne-Claire

À Kom Boha nous avons été accueillies par sœur Amal et sa grande gentillesse, un super gâteau nous attendait à l’arrivée !

Dès notre premier matin nous avons goûté une spécialité de Kom Boha ; le Kiershk, une boule faite de blé et de lait, qui se mange après l’avoir plongé dans le thé pour le ramollir. Les gens du village en mangent tous les matins pour avoir la force de travailler aux champs. Ce fut le premier plat égyptien que nous n’avons pas aimé, ce qui a bien fait rire Abouna Makarios qui nous l’a servi.

Tous les matins, nous allions jouer avec les enfants du village dans la cour de l’église. Il nous fallait alors déployer des trésors d’imagination pour nous faire comprendre des enfants et organiser des jeux avec eux. Nous avons réussi à dépasser la barrière de la langue pour communiquer, échanger et apprendre des jeux égyptiens comme français (un, deux, trois, soleil notamment). Les enfants avaient toujours très envie de jouer avec nous et nous nous sommes vite attachées à eux, même si nous n’avons pu retenir tous les prénoms.

Certains matins, nous avons également aidé Sœur Amal en donnant des cours de français à Madonna et Nargis, deux postulantes qui vivent avec la sœur.

Les après-midis étaient occupés par la petite sieste traditionnelle des heures chaudes, puis nous accompagnions Sœur Amal dans la visite des familles. Cette expérience nous a particulièrement touchées. À chaque maison, les familles nous accueillaient avec une gentillesse débordante, souvent surprises que de jeunes européennes viennent dépenser du temps en Égypte pour les rencontrer. Toujours très heureux de nous rencontrer, ils voulaient tous nous recevoir chez eux pour nous présenter leur vie et nous intégrer à leur communauté. Nous avons ainsi vu le boulanger en plein travail, les couveuses de poussin, certaines familles nous montraient les vaches dans la maison et insistaient même pour que nous les prenions en photos, d’autres nous faisaient visiter avec fierté la maison en travaux de futurs mariés. C’est avec beaucoup de spontanéité qu’ils nous montraient leur joie, mais aussi avec le même naturel qu’ils nous ont partagé leurs peines et leurs difficultés. Nous sommes allées à la rencontre de femmes seules ou endeuillées, de personnes malades…

Le samedi matin, Sœur Amal nous a emmenées aux champs prendre des photos, accompagnées par un père et ses deux enfants. Alors que nous ne devions faire que quelques photos de paysages, nous nous sommes retrouvées à prendre en photos tous les paysans travaillant dans les champs qui s’arrêtaient de travailler pour venir poser fièrement devant notre objectif. À chaque photo, plus de personnes (et d’ânes !).

Le vendredi soir, en nous promenant dans le village avec Sœur Amal, nous avons rencontré un jeune homme qui nous a conduit à une fête de veille de mariage. D’abord à la fête du futur marié, où nous avons pu admirer les hommes danser dans la rue depuis un balcon. Puis nous avons rejoint la fête de la future mariée, où cette fois, c’est nous qui avons dansé au milieu de toutes les femmes et jeunes filles qui nous encourageaient. Ce fut un vrai moment de bonheur pour nous tous de partager cet instant, immortalisé dans plusieurs de vidéos qui ont fait le tour du village ! Le lendemain, de nouveau par hasard, nous sommes tombées sur les mariés chez le photographe. 30 secondes plus tard, nous étions sur les photos officielles du mariage (la mariée en robe blanche, le marié en costume et nous, poussiéreuses et échevelées par la chaleur de la journée).

Le samedi midi, nous étions invitées à manger chez une famille égyptienne avec Sœur Amal, Abouna Makarios et Raymond (un séminariste). Ce repas nous a permis de partager un peu plus le quotidien d’une famille égyptienne chrétienne. C’était une jolie famille, dont le père et le fils, qui ont de très belles voix, ont chanté des chants arabes à la fin du repas !

Un grand merci à Sœur Amal pour son accueil et son témoignage, et à tout le village de Kom Boha (mention spéciale au monsieur qui a eu la gentillesse de nous ramener à Asyut) !

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  1. Benoît AUFFRET

    La suite d’Assiut ? Tout est là, non ? Comment allez-vous revenir vers cette vie occidentale européenne au confort sans doute un peu illusoire ?
    Pour ma part, j’attends la version « en live » de ma fille, lorsqu’elle va nous décrire tout cela dans un flot de paroles dans lequel il fera bon plonger.
    Encore quelques jours à vous imprégner de cette belle expérience égyptienne.
    De notre côté, même « poussiéreuses et échevelées », nous serons bien contents de vous retrouver.

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