Aujourd’hui c’est détente : nous partons dans l’embouchure du fleuve Grand Popo pour découvrir la beauté du Bénin. Vivaldi, béninoise, n’en revenait pas du dépaysement : on se serait cru à Hawaï selon elle. Comme quoi, ce pays est plein de surprises !

Les explorateurs débarquent

L’embouchure du fleuve n’est pas qu’un lieu paradisiaque : c’est aussi un des berceaux du Vaudoun (ici on y met un ‘n’ final), qui a connu un renouveau depuis que l’ancien président, revenu d’Europe en 1992 sans avoir pu être guéri par les médecins, fut soigné par un féticheur.

Notre guide nous conte alors l’histoire du village où folklore et superstitions se mêlent à nos yeux, mais sont véridiques pour les habitants. Des divinités protègent le village, notamment des individus mal intentionnés.

Une des divinités du village

Elles peuvent aussi exaucer certaines demandes (sentimentales, d’enfant…) et le cas échéant sont remerciées de nourriture offerte ; sous les conseils du charlatan (mot non connoté négativement), les offrandes sont choisies pour former un festin auquel tous participent.

Nous avons même pu aller dans l’habitation du chef du village, puissant féticheur, boire de l’alcool de palme issu d’une bouteille un peu louche, suivi de lait de coco bu à même la noix.

De l’eau de coco pour faire passer le goût du Sodabi (alcool de palme)

L’embouchure du fleuve est des plus spectaculaires : d’un coté des eaux un peu grises, venues du Togo ; de l’autre une mer pleine de rouleaux et de crabes. La mince langue de sable qui sépare les deux s’amenuise d’ailleurs régulièrement, malgré les effort municipaux de consolidation.

Nous découvrons aussi la mangrove, où les racines plongent dans l’eau ; cela donne un bois très résistant, ensuite utilisé pour les constructions sur pilotis.

 

 

 

 

L’embouchure du fleuve : les vagues se croisent : le Mono à gauche, l’océan à droite.

Un faux désert

Devant l’océan

En bref, une belle journée, qui s’est finie par une animation de danses locales à la cathédrale. Des enfants et adultes, déguisés de terrifiants masques, dansaient sur scène et dans la foule, sous les regards terrifiés des enfants et moqueurs des plus grands.