Parmi les congrégations visitées durant notre séjour à Bareilly, nous avons tout particulièrement été en contact avec les missionnaires de la charité, groupe de religieuses institué par Mère Teresa. Nous leur avons rendu visite deux fois. La première, il s’agissait comme dans les autres couvents de les rencontrer, afin d’échanger sur nos missions respectives et partager quelques plats. Comme nous nous y trouvions à une heure de repas, nous avons en outre pu les aider à distribuer de la nourriture à leurs résidents. Il faut savoir que ces sœurs recueillent des personnes malades ou handicapées dans la rue (et en particulier les handicapés mentaux car ils peuvent être mis au ban de la société ou maltraités). Ainsi, nous avons apporté des assiettes aux gens ; assiettes remplies par une famille, dont les dons permettent à ce havre de paix de vivre et qui était présente sur les lieux ce jour-là.

Devant la statue dans la cour du centre

                  Touchés par cette action de pure générosité et aussi ravis de pouvoir agir dans le concret pour les personnes les plus démunies, nous avons fait la demande, auprès du père Harry ainsi qu’à l’évêque Ignatius D’Souza, d’y retourner afin cette fois de les aider à préparer le repas. Notre demande ayant été acceptée par tous avec joie, nous sommes donc retournés dans la maison des sœurs la semaine suivante et cette fois, nous avons mis la main à la pâte ! Au début, nous avons tous commencé par éplucher des kadu (prononcer « kadou » ndr.), sorte de croisement local entre le melon et la citrouille.

 

Le fameux kadu et à côté le couteau de fortune avec lequel nous nous escrimions dessus. La lame bougeait ce qui ne nous facilitait pas la tâche mais nous nous en sommes sortis.

 

 

                  A propos de ce légume, un fait amusant est qu’il peut servir de surnom dans certaines situations. Ainsi, lorsque l’on dit à quelqu’un qu’il est un kadu, on lui fait entendre avec le sourire qu’il est bête ou vient de dire une ânerie (l’équivalent hindi de nos patates françaises, qui sait ?). Quoi qu’il en soit, ces machins sont sacrément robustes et durs à éplucher. A tel point que la personne qui les ouvrait en deux, au début, se servait d’un sabre affûté ! Elle s’asseyait sur le manche pour pouvoir pousser à deux mains le légume sur la lame.

                  Lorsque l’ouvrage a commencé à bien avancer et sachant que nous n’avions pas tout à fait assez de couteaux, quelques membres sont partis en cuisine pour s’atteler au modelage des chapatis (sortes de crêpes indiennes très courantes et sur lesquelles on pose des garnitures ensuite). Les gestes rappellent ceux de l‘étalement d’une pâte de quiche ou de pizza. Objectif : le rond parfait ! Nous nous sommes presque tous adonnés à cette tâche, certains avec plus de succès que d’autres, mais quoi qu’il en soit, nous avons vraiment apprécié.

Code de mission pour les garçons : chapati ! 

                  Le relais s’est bien installé pour faire passer les plats au sein de la cuisine et ainsi amener les légumes ou les chapatis à ceux d’entre nous qui les faisaient cuire. Ceux qui se trouvaient proches des fourneaux (Rémi notamment) ont d’ailleurs été estomaqués par la tonne d’épices versée dans le plat ou la quantité de nourriture. En tout cas, nous formions une bonne équipe et avons su nous montrer efficaces !

 

Le voici, le voilà… Rémi, notre chef étoilé !

Le plat était vraiment immense.

 

Nous avons ensuite visité un peu les lieux puis sommes montés sur le toit pour essayer de chasser des singes chapardeurs en faisant du bruit. Pas franchement une réussite car les énergumènes en question sont rompus à la présence humaine qui ne les affole pas plus que ça.

 

                  Marie Clément et Corentin ont ensuite testé la version indienne des petits chevaux, pendant que les autres continuaient leur petit tour et nous sommes finalement repartis, après un autre goûter. Ce lieu était vraiment très touchant et nous sommes ravis d’avoir pu être vraiment utiles concrètement pour toutes les personnes (plus de 80 résidents !) vivant là-bas.

 

Poules et poulets se bagarraient et faisaient la course dans l’enclos derrière la chapelle.

 

 

 

La fameuse partie de petits chevaux ! Ici quelques variantes dans les règles avec des cases de protection et un rôle particulier pour le un.

 

Corentin pour l’équipe Inde 2019